Bienvenue sur la suite du forum à succès Pokémon Aube, Invité. Après l'incroyable assaut de la Team Zodiac, où en sont les choses sur l'île de Maïlys?
 
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 Les Cendres du Glacier

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Orsola Mauve
Grande Ourse
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Date d'inscription : 07/08/2014

Equipe Pokémon
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MessageSujet: Les Cendres du Glacier   Dim 10 Mai - 18:15

Cela devait faire bien quelques mois que presque personne n'avait eu de nouvelles de Mauve. Après son combat d'arène contre Solem, elle s'était littéralement volatilisée. Plus une seule action de publicité, pas un seul nouveau combat officiel. Plus rien.

Du moins, aux yeux du grand public.
En coulisses, la pâtissière avait enfin pu finaliser son projet. Tous ces mois loin des projecteurs étaient en réalité consacrés à l'ouverture de la pâtisserie dont elle rêvait tant. Tout avait commencé quelques jours après l'obtention du badge Scorpion, le téléphone sonna. C'était l'agence immobilière de l'autre côté du fil, avec une proposition astucieuse à lui faire. Etant donné que la demoiselle était beaucoup trop exigeante envers les locaux qu'on lui faisait visiter, on lui offrait d'acheter un terrain et d'y construire elle même ce qu'elle désirait. Pour donner envie à leur cliente, les promoteurs étaient même prêts à faire chauffer leur carnet d'adresses pour faciliter la construction. Sans voix et quelque peu irritée par l'audace dont faisait preuve les agents, Mauve leur répondit qu'elle avait besoin de plus de temps pour réfléchir et qu'elle les recontacterait quand sa décision serait prise.

En réalité, la possibilité de construire elle même était une perspective alléchante, lui permettant de laisser libre court à son imagination. D'un autre côté, cela risquait de coûter très cher. En particulier si elle tentait de s'installer à la capitale. Cela basculerait complètement ses plans et il lui fallait s'assurer qu'elle pourrait obtenir une affaire tout aussi pérenne bien qu'elle ne soit pas à Mégapagopolis et qu'elle ait éventuellement dépassé son budget. Un retour à la filière mère, à Vermilava, s'imposait. Ce n'était pas que ses propres deniers qu'elle engageait, c'était la richesse bâtie sur des gâteaux de sa famille. Avant de pouvoir rappeler l'agence, elle devait donc bénéficier de l'expertise et de la bénédiction de ses parents.

Extrêmement pressée, Mauve n'attendit pas les créneaux où les transports étaient les moins chers. Elle opta pour le Télétransport, dont les prix étaient généralement exorbitants. En effet, pour transporter sur de telles distances, les Pokemons psy devaient être entraînés pendant de longues années. Par ailleurs, les infrastructures étaient très développées pour éviter toute intrusion, en particulier aux points d'escale. Le transport se faisait en plusieurs sauts entre régions de par la distance entre Hoenn et Maïlys. Mais la somme déboursée en valait le coup, de plusieurs jours de bateau, la demoiselle passait à un voyage d'une durée de quelques minutes, celles nécessaires à marcher entre les différents points de téléport et d'attente dans la file. Ses parents furent étonnés de la voir à leur porte sans prévenir. La pâtissière n'y alla pas par quatre chemins.

« Changement de plan. Je ne vais pas acheter, je compte construire. J'ai besoin de votre aide, je ne peux pas réussir seule sur ce coup.» annonça-t-elle.
« Les locaux n'atteignent pas le dixième de mes espérances, la plupart ayant été ruinés durant la guerre de l'Etoile. Si je veux nous offrir une pâtisserie digne de notre maison, je vais devoir mettre la main à la pâte… et au porte monnaie. C'est la seule solution.»
Un éclat de rire. Ce fut la seule réponse qu'elle reçut avant d'être conviée à l'intérieur. De longues négociations s'en suivirent, des calculs savants furent effectués, plusieurs experts sollicités. Après une longue semaine, la demoiselle sortit du domicile familial le sourire aux lèvres. Elle avait réussi à convaincre ses parents. Elle pourrait construire son propre établissement à conditions qu'elle se consacre intégralement à cet objectif. Pas de perte de temps dans les arènes où les réceptions privées. Elle appela aussitôt l'agence.

« Allo ? C'est Madame Orsola. J'accepte votre proposition, je veux signer dès que possible. »
« Parfait. Rendez vous demain à 14h au pied du téléphérique menant à la Ligue Pokemon, à Alavaville. Pensez à bien vous couvrir, il ne fait pas aussi chaud que sur le reste de l'île. Passez une bonne journée et à demain. »

De retour à Mégapagopolis, la jeune femme entama les préparatifs pour son déménagement. Son appartement à la capitale ne lui était plus d'aucune utilité. Elle contacta le propriétaire et lui indiqua qu'elle comptait lui rendre à la fin de la semaine. Elle n'avait que faire du préavis. Son logement était situé en plein centre, son bailleur n'aurait aucun mal à trouver un autre locataire. C'était à la ville des neiges que la demoiselle devait maintenant résider. Il y avait quelques studios de disponibles. La période n'était pas encore à l'hiver, il était naturel de pouvoir trouver assez facilement. Par ailleurs, Alavaville présentait de nombreux avantages. Loyers moins élevés tout en garantissant des logements bien plus spacieux et luxueux. Elle visiterait dans la foulée.

Alavaville. 13H45.
La jeune femme était au pied de guerre devant le téléphérique. Chimnée, sa Chartor, se reposait tranquillement à ses côtés tout en fournissant à la demoiselle une source de chaleur pour ses mains dont les moufles ne protégeaient pas ses doigts de la température. Rapidement les représentants de l'agence immobilière firent leur apparition et la saluèrent d'une poignée de main aussi chaleureuse que l'air ambiant. La demoiselle avait conscience de ne pas être la cliente préférée des promoteurs et elle en avait encore une fois la confirmation. Heureusement pour tout le monde, c'était la dernière fois qu'ils se reverraient.

«Si vous voulez bien me suivre Madame... » dit un des deux hommes, lui montrant la direction d'un geste de bras.
Après quelques minutes de marche, ils arrivèrent sur l'une des grandes places de la ville. Une fontaine d'eau chaude au bout, dont la surface émettait une buée invitant presque à la baignade.  Ca et là, malgré un motif géométrique, des conifères verticaux dont la jeune femme ignorait le nom émergeaient des pavés froids. Pavés qui étaient parfois également coupés par des plaques de verre cachant des spots d'éclairage nocturne. Le reste de l'éclairage étant assuré par des sortes de lanternes accrochées aux bâtiments dont la façade était recouverte de multiples rondins de bois verni. Il y avait néanmoins plusieurs trous entre les maisons. « Des bâtiments démolis lors de l'attaque de la Zodiac » visiblement. Ils étaient trop endommagés pour être réparés et avaient donc été rasés pour offrir la possibilité de construire du neuf par dessus. Les deux agents accompagnèrent la demoiselle devant le plus grand d'entre eux. Un unique emplacement, à l'opposé de la fontaine de la place. La parcelle faisait facilement 800 mètres carrés. De quoi y construire une pâtisserie digne de ce nom et l'accompagner d'une terrasse.

« Les papiers, je vous prie. » demanda la jeune femme avant d'y apposer sa signature après une lecture minutieuse.
C'était fait. Cette parcelle était maintenant la sienne. Il ne lui restait plus qu'à la modeler selon ses envies. Lorsque les agents lui proposèrent de l'aider à trouver des entreprises pour les travaux, la propriétaire les congédia. Elle n'avait pas besoin de leur assistance, elle avait déjà ce qui lui fallait. Aux yeux de Mauve, les bâtisseurs de Vermilava étaient bien plus compétents que ceux qu'on pourrait lui proposer. La visite des appartements se termina rapidement. La jeune femme ayant eu le coup de coeur sur un 50 mètres carrés en rez de jardin avec sa petite parcelle extérieure. Le tout pour à peu prêt le même loyer qu'elle déboursait pour son deux pièces à la capitale. Le reste de la semaine fut consacrée au déménagement. Ramboutan, son Tropius, ne semblait pas spécialement ravi de rejoindre un endroit si froid. En effet, son type le rendait particulièrement sensible aux basses températures. Il fit la moue en voyant sa nouvelle maison. Après un sermon de sa dresseuse, il se résigna. « Il finirait par se faire à la température » lui assurait la jeune femme.

Les travaux commencèrent. Plusieurs semaines durant lesquelles la pâtisserie sortait de terre. Bien qu'elle n'était pas maçonne, la jeune femme n'était pas pour autant à se tourner les pouces. Il fallait valider les plans des architectes, choisir les matériaux, suivre le montant de la facture, commencer à déterminer ce dont elle aurait besoin pour meubler et décorer l'endroit… Et d'un côté plus métier, trouver les futurs contrats avec les fournisseurs. Une fois la pâtisserie construite, il fallait bien la faire tourner.

Et finalement, le dernier jour. Celui où elle poserait le nom de l'enseigne sur la façade du bâtiment.
Un chalet, coincidant avec l'environnement ambiant, à deux niveaux occupait les deux tiers de la surface tandis qu'un jardin hivernal aménagé avec quelques tables abritées sous des toitures végétales et éclairées par des douces lumières chauffantes. Chacune des tables était savamment isolée des autres par le jeux des sapins et des fleurs blanches, mauves et myosotis qui décoraient l'endroit. Le chalet en lui même était fait d'un bois relativement sombre. D'immenses baies vitrées séparées par des troncs finement taillés et porteurs de lanternes donnaient sur la place publique. L'entrée, située à proximité des vitrines d'exposition, était également enclavée entre deux troncs et avait suffisamment de place au dessus pour y apposer l'enseigne. A l'étage, un balcon gigantesque permettrait aux clients de déguster leur dessert tout en observant l'agitation de la ville depuis leur calme promontoire. La toiture en chapeau était recouverte d'une fausse neige permanente et était coiffée d'une cheminée. Ce fut à Mauve d'apporter la touche finale : l'enseigne. Une sculpture de bois écrivant le nom de son futur établissement.

Les Cendres du Glacier

Un tonnerre d'applaudissement de toute l'équipe quand elle fut enfin apposée. La jeune femme pénétra alors à l'intérieur, dans une salle en L. Un petit couloir d'entrée servait d'accueil avant de donner sur le grand salon de thé. Des vitrines qui accueilleraient des biscuits et autres pâtisseries pour donner envie aux clients étaient posées contre les vitres et les murs. Bien que l'extérieur fut en bois, l'intérieur ne l'était pas intégralement. Une structure en colombage espaçait les troncs foncés de murs lisses et blanc. Les fenêtres présentes sur d'autres murs que ceux de façade étaient accompagnées de longs rideaux mauves tenus par une cordelette blanche. De nombreuses toiles aux teints rappelant ceux du jardin ornaient les murs. Le contraste rustique et élégant était très marqué. L'éclairage était assuré par des bougies électriques, en chandeliers aux murs et au plafond. Le grand salon de thé était parsemé de rares tables rondes dont les nappes étaient de la même couleur que les rideaux. De la vaisselle blanche comme la neige décorait l'étoffe, couleur contrastant avec celle des chaises étant du même bois que les murs. De nombreux « petits » sapins d'une hauteur supérieure à un mettre ornaient la salle Opposé aux vitrines et au bout du salon, un grand escalier parallèle au mur permettait de monter à l'étage. Le reste de la surface du rez de chaussée était consacrée à la cuisine, espace personnel de la pâtissière et de ses futurs commis. Le mur menant à la cuisine était orné de la cheminée centrale, dont le feu réchaufferait l'atmosphère et le coeur des clients. L'étage était décoré de la même façon qu'au rez de chaussée. Cependant au lieu de tables hautes et de chaises, c'étaient des canapés et des tables basses qui ornaient l'intérieur.

C'était fait. La pâtisserie était construite. Mauve se sentait enfin accomplie. Après un après midi passé à festoyer avec ses ouvriers, elle ferma les yeux dans son lit en pensant à l'ouverture prochaine de son établissement. Entre temps, l'île avait été secouée par l'arrivée du virus et les Pokemons avaient commencé à se rebeller. Un contexte parfait pour faire son retour sur la scène. La jeune femme comptait bien monter à la tête de la résistance contre les armées du virus pour augmenter sa cote de popularité. Ce n'était pas bien compliqué, il lui suffisait de faire preuve d'assez de force et de charisme en gagnant les badges et en galvanisant les foules quand elle ne serait pas de service dans son salon de thé. Ca ne pouvait que marcher. Elle se laissa néanmoins quelques semaines pour démarrer tranquillement son commerce. Le succès fut au rendez vous grâce aux excellentes critiques qu'elle avait reçu. Mais ça ne lui suffisait pas. La jeune femme était avide. Elle allait bientôt se lancer à nouveau dans sa campagne publicitaire en devenant une héroïne des foules. Et ça allait commencer par la conquête de son troisième badge. Elle attirerait ainsi l'attention du peuple et de Deoxys qui chercherait sûrement à l'empêcher de continuer à « exploiter » ses Pokemons. Et ce jour là, elle vaincrait ses subordonnés. Pour le bien de la pâtisserie.

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