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 Les torrents de Mégapagopolis (Pt-1) [Kaiminus]

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AuteurMessage
Ephira Kelly
La Fleur du Mal / Chef de la Boréale
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Messages : 49
Date d'inscription : 20/02/2015

Equipe Pokémon
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MessageSujet: Les torrents de Mégapagopolis (Pt-1) [Kaiminus]   Mar 23 Juin - 16:48


Aujourd’hui la jeune Ephira se trouvait perdue dans les méandres des rues de la capitale et ce, depuis plusieurs heures déjà. Pour quelle raison ? S’agissait t’il d’une mission qu’elle s’était auto attribuée, d’une visite de routine, d’une sortie pour faires quelques courses et améliorer son quotidien au sein de sa petite maison camouflée par les arbres de la forêt périphérique ? Rien de tout cela, il ne s’agissait là que d’une simple visite de courtoisie, une promenade parmi les gratte-ciel, elle ne représenterait rien ni personne durant cette courte journée ensoleillée. Rien, c’est vite dit quand même. Malgré son apparence trompeuse elle incarnait toujours et sans répit la cause d’une espèce opprimée et soutenue par de virulents militants, prêts à faire n’importe quoi à partir du moment où elle en donnait l’ordre. Le pouvoir… Comment avait-elle pu s’en passer tout ce temps. Cette jubilation qu’elle éprouvait à l’idée de commander des dizaines, des centaines même, de sbires assoiffés d’action et parfois même de violence. Elle ne donnait jamais ses ordres en personne à ses sbires, les libérateurs étaient là pour ça. Ils s’occupaient du “petit personnel” alors qu’elle n’était connue que des plus hauts gradés. En y repensant, elle sourit quelque peu. Qu’il était naïf d’obéir à un chef que l’on ne connait pas, identifie pas et que l’on n’a la chance d’apercevoir seulement dans le cas où elle est totalement camouflée.

A ses cotés ses deux compagnes de toujours, Iris et Daisy avançaient à son rythme profitant des paysages urbains et étudiants les itinéraires qu’elles empruntaient dans le but de se situer plus tard si le besoin s’en faisait sentir. Non loin des trois partenaires, serpentait Ruby la splendide millobelus de l’équipe. Elle avait voulu profiter elle aussi d’une journée privilégiée avec la demoiselle et cette dernière en avait été ravie. Apparement, elle savait exactement ce qu’elle voulait faire et l’endroit où elle voulait aller aujourd’hui et peu importait où les désirs de la jeune femme les menaient. Elles savaient bien que tout serait justifié et calibré au millimètre prêt et c’était donc dans une optique de confiance aveugle qu’elles se laissaient guider par la rousse écarlate.

De nombreuses fontaines étaient disposées sur les places réservées aux piétons et pour le plus grand plaisir de la sirène serpentaire, le petit groupe en avait déjà croisé trois en l’espace de quelques heures. Ainsi elle ne prenait pas le risque que ses écailles ne sèches et s’abîment sous le soleil perçant et le bitume chauffé comme une planche à rôtir. Bien évidement elle avait aussi prit le soin de s’entourer d’un léger voile d’eau, rafraichissant sa température corporelle et laissant des traces sur le trottoir foncé qui disparaissaient presque aussitôt. Elle détestait avoir à faire cela, qui la réduisait à laisser une traine humide derrière elle à l’instar d’un vulgaire limagma mais bon, cette dernière était furtive et en toute circonstance la beauté marine savait garder son panache et sa dignité.

La jeune rousse était méconnaissable en cette belle matinée. Bavarde, joyeuse et riant aux diverses anecdotes qu’elle échangeait avec ses trois camarades son pas était si léger qu’elle semblait flotter aux dessus du pavé grisâtre. Ses compagnes l’avaient même vu sourire à de parfaits inconnus et ce à plusieurs reprises. Il y avait forcément une explication à ce comportement étrange, une raison à son enthousiasme et cela n’avait rien à voir avec une quelconque bonne nouvelle ou diverses pulsions de sa part. Elle tramait quelque chose et en agissant ainsi, sa joie de vivre rayonnante finissait toujours par attirer l’attention. Elle était vue, reconnaissable et mémorisable. Première phase de ses plans d’actions les plus classiques. Quelle serait la deuxième phase ? Mystère.  

Un petit quart d’heure plus tard, après avoir encore tourné dans les divers quartiers de la ville, une nouvelle fontaine volumineuse et ornée d’un gigantesque obélisque apparue au milieu d’une sorte de rond point piétonnier. Ruby demanda du regard l’accord de la jeune femme pour aller se rafraichir une nouvelle fois, tout comme le faisait déjà une demi-douzaine de pokémons eau. Elle lui sourit et hocha la tête, sachant que vu la taille de l’ornement, même sa taille gigantesque ne serait pas un problème. Elle devait se détendre. Prendre des forces pour le moment. Elle en aurait besoin, elle était prête à le parier. Elle ajusta son ombrelle et vint s’assoir sur le rebord de pierre de la fontaine. En baissant les yeux, un détail brillant vint attirer son attention et elle se remit sur ses pieds avant de s’accroupir pour voir cela de plus prêt. L’ombrelle de la demoiselle fit cesser le scintillement alors qu’elle fut placée pile poil au dessus de l’objet. Une pièce. Qui ne venait pas d’ici en plus. Ephira gloussa doucement par rapport à la sensation de déjà-vu que lui procurait cette pièce associée à la fontaine. Elle ramassa l’objet scintillant et sous le regard de ses deux autres compagne, elle se mit à rire et dos à la vaste cuve de pierre, elle lança la piece par dessus son épaule. La momartik se rapprocha ensuite d’elle et s’enquit joyeusement.


- Tu as fais un voeu ?
- Bien sûr. Sinon ce n’est pas amusant.
- Et qu’est ce que c’était ?

La jeune femme lui adressa un clin d’oeil avant de pencher la tête sur le coté, souriant les yeux fermés.

- C’est un secret !

Daisy quand à elle l’avait vu ce secret, par inadvertance au sein de la tête de la jeune fille. “Enflammer la rage des eaux pour libérer les torrents de la ville”… Cela n’avait aucun sens et la gardevoir était intiment persuadée qu’elle avait fait exprès de formuler son souhait ainsi. Pour qu’elle le voit, et qu’elle se questionne à son propos. Elle aimait faire réfléchir son amie mais là elle était en panne d'inspiration. Cette ville n'était pas connue pour de quelconques torrents ou toutes autres étendues aqueuses d'ailleurs... Puis soudain toute l’attention fut portée sur la fontaine, quelqu’un ou quelque chose éclaboussait en faisant du bruit de l’autre coté au grand damn des dresseurs présents qui partaient accompagnés de leur compagnons vexés. La milobellus ne faisant ni une ni deux, écouta son instinct et serpenta le long de la fontaine pour apaiser les tensions. Peut-être que le voeu d’Ephira était sur le point de s’exaucer. C’était du rapide.

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