Bienvenue sur la suite du forum à succès Pokémon Aube, Invité. Après l'incroyable assaut de la Team Zodiac, où en sont les choses sur l'île de Maïlys?
 
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 Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]

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Bahia/Oliver
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MessageSujet: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Lun 11 Aoû - 2:08

Bahia ouvrit doucement les yeux, le soleil illuminant la toile de sa tente. Elle resta quelques minutes bien écrasée dans ses couvertures, se demandant si elle avait vraiment envie de se lever. Il fallait avouer qu’ils s’étaient couchés tard hier, pour regarder les étoiles filantes. L’handicapée passa un bon moment à se répété de se lever et s’aida de ses bras pour s’asseoir. Les cheveux en bataille et les grosses cernes sous les yeux, Bahia sortit de sa tente, encore en pyjama.  La rousse portait un simple débardeur blanc et des shorts en soie, se fichant bien que sa jambe soit à l’air libre ici. La canne dans une main, la demoiselle clopina doucement jusqu’au reste du feu de camp, là où était posée sa théière. Lorsqu’elle voulut se pencher pour l’attraper, la demoiselle entendit un craquement derrière elle. Surprise, la jeune femme se dépêcha de vérifier que ce n’était pas Dent Tranchante qui lui faisait une mauvaise blague. Ne voyant rien, celle-ci soupira et se dit que cela devait être un Pokémon sauvage. Tous les autres dormaient, ça ne risquait pas d’être eux. Haussant les épaules, celle-ci se tourna de nouveau et souleva la théière, vérifiant s’il y avait toujours de l’eau dedans. Hum, ce serait bien assez pour une tasse. Où avait-elle mis le briquet, déjà ? Reposant l’objet, la demoiselle se mit à farfouiller du regard, voulant allumer le feu de nouveau. Elle n’eut pas le temps de le faire, sentant subitement quelque chose lui agripper le cou. Surprise, la rousse n’eut même pas le temps de réagir. Bahia se retrouva dos à terre, un de ses bras emprisonnés par son agresseur. Tentant de se défaire de la poigne de son attaquant, la demoiselle arrêta de se débattre dès qu’elle comprit de qui il s’agissait.

-‘ Règle numéro 1, Chica. On ne baisse jamais sa garde. ‘

La demoiselle gémit et fut contente que Santo relâche son cou et son bras, reprenant sa respiration normalement. Restant allongée dans l’herbe, celle-ci tourna légèrement la tête vers l’oiseau lutteur, qui semblait en pleine forme. Comme d’habitude il avait son masque et sa cape, Bahia se demandant s’il lui arrivait parfois de les enlever. Le cœur battant encore à la chamade, celle-ci grogna et posa la main sur sa jambe pleine de cicatrices. La chute lui avait fait mal un peu, heureusement elle avait avalé ses cachets avant de sortir de la tente. Lorsqu’elle se remit en position assise, le Brutalibre s’approcha avec une tasse dans les mains, le thé déjà dedans. L’handicapée sourit en le voyant, prenant doucement la tasse pour en prendre rapidement une gorgée. Le liquide chaud lui permit de se calmer, celle-ci prenant la parole ensuite.

-‘ Tu sais Santo, quand je t’ai demandé de m’entrainer un peu, je ne l’imaginais pas vraiment de cette façon. ‘
-‘ C’est comme ça qu’on m’a entrainé. On ne peut pas pleinement comprendre une technique si on ne la pas subit, soit même. ‘
-‘ … Tu pourrais y aller plus doucement, quand même ? ‘
-‘ Désolé, j’espère que je ne t’ai pas fait mal. ‘
-‘ Ça va, mais tu m’as décoiffée un peu. ‘

Le Brutalibre se mit à rire et alla s’asseoir à côté d’elle, observant le ruisseau en face. Bahia aurait dû s’y attendre, l’oiseau était le premier debout. Alors qu’eux dormaient, lui faisait ses entrainements en même temps que le lever du soleil. Prenant une deuxième gorgée de son thé, la demoiselle jeta un regard discret aux autres tentes. Pas de mouvement. La rousse soupira et remit sa main sur sa jambe, massant doucement celle-ci pour aider à faire disparaitre la douleur qui la raidissait.

-‘ Fin tu sais que je n’arriverais jamais à faire ça. ‘
-‘ C’est vrai. Je t’apprendrais des techniques plus simples, pour pallier ton manque de force. ‘
-‘ … Hey ! ‘
-‘ Chica, ce n’est pas pour être méchant, mais tu as la force d’un Chenipan. ‘
-‘ … ‘

Bahia marmonna pour elle-même et finit par hocher la tête, finissant rapidement son thé. Elle n’aimait pas se le faire dire, mais Santo avait raison. Face à lui ou à Cogneur, elle n’avait absolument aucune chance. La jeune femme se frotta la tête, un peu découragée. Passer plus de six mois dans un lit d’hôpital, c’était dur pour le corps. Elle commençait à peine à reprendre un peu d’énergie, essayant de marcher le plus possible. Déposant sa tasse vide à côté du feu éteint, Bahia se leva avec l’aide de sa canne et clopina de nouveau vers sa tente, allant rapidement se changer. Lorsqu’elle ressortit, elle portait un T-Shirt d’un groupe de musique, ses jeans troués aux genoux, son attelle de métal et ses bottes de travail. S’étirant les bras un peu, la demoiselle se tourna ensuite vers le Brutalibre, qui faisait des pompes au sol.

-‘ Tu veux venir avec moi ? Je veux aller regarder la colonie de Charmillon, ils se préparent à migrer. ‘
-‘ Pourquoi pas. On réveille les autres ? ‘
-‘ Non non, laisse-les dormir. Chayton le sentira si quelqu’un s’approche du camp. ‘

Attrapant son sac plein de cahiers, la demoiselle allait le poser sur son épaule, mais le Brutalibre s’envola d’un coup et l’agrippa au passage, l’emportant avec lui. Bahia sourit et se mit en marche, Santo devant avec son chargement. Discutant un peu, ils marchèrent un bon quinze minutes, s’enfonçant dans une partie plus dense de la forêt. La demoiselle aperçut les premiers Charmillons de loin et se mit à ralentir, cherchant du regard un endroit où elle pourrait s’installer sans les déranger. Elle trouva une grosse pierre moussue et alla s’appuyer le dos dessus, Santo faisant de même. Il devait y avoir plus d’une quarantaine de papillons, ceux-ci voletant autour d’un grand chêne. Bahia ne savait pas trop ce qu’ils faisaient, mais c’était beau à regarder. Elle posa un cahier vierge sur ses genoux et commença tranquillement à écrire des notes, l’air pensive. Santo jetait un coup d’œil de temps en temps au cahier, essayant de déchiffrer les mots dessus. Il en connaissait quelque un, mais ce n’était pas assez pour être capable de lire son texte. Un bruit de craquement attira son attention et se relevant d’un coup, il tourna la tête vers Bahia.

-‘ Je vais juste faire un tour en vol, ça te va ? ‘
-‘ Yup, t’éloigne pas trop par contre.‘

L’oiseau hocha la tête et s’envola, planant entre les arbres pour tenter de rejoindre la source du bruit qu’il avait entendu. Il fut plutôt surpris de voir que ce n’était pas un Pokémon sauvage, mais un humain, atterrissant près de lui. Le Brutalibre se tourna vers l’homme et se mit à piailler des ‘Bruta Bruta’ insistants, cherchant à découvrir s’il était dangereux  et ce qu’il fichait ici. L’oiseau lui barrait la route et n’hésiterait pas à lui faire une clé pour l’immobiliser, si besoin était. Ils n’étaient pas loin de Bahia et celle-ci entendit les cris de son compagnon, se levant immédiatement pour aller voir ce qu’il fichait. Alors qu’elle tentait de savoir par où il était parti, celle-ci se mit à crier.

-‘ Santo, qu’est-ce qui se passe !? ‘

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Dernière édition par Cogneur le Mar 23 Sep - 21:11, édité 1 fois
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Berndt Joachim
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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Lun 11 Aoû - 12:01



Le rituel habituel du dimanche matin. La promenade en forêt. Bien que Pissenlit soit rentré depuis plusieurs mois, Joachim n'arrivait pas à se défaire de son programme. Il se disait que cette petite marche le maintiendrait en forme vu qu'il n'était clairement pas le meilleur sportif.

Ce jour là, le soleil bénissait l'étendue verte de ses rayons chaleureux. La température était agréable et l'humidité matinale usuelle commençait déjà à quitter les lieux. C'était plaisant de ne pas avoir à se promener dans la boue causée par les pluies. Les vêtements finissaient toujours extrêmement sales car le doctorant avait du mal à sautiller entre les endroits secs. La chaleur semblait également motiver les Pokemons de l'homme qui étaient tous libérés, même Bruno. Ce dernier n'était clairement pas le plus sociable des compagnons du barbu, bien au contraire, mais la forêt lui faisait du bien. Ca lui rappelait un peu son ancienne vie même si au fond de lui le Blindépique espérait ne pas croiser un ancien collègue. Il ne voulait aucun ennui.

L'Epinarmure tenait Wynaut l'Okeoke dans ses bras qui, comme à son habitude, était extrêmement ravi et s'émerveillait devant tout. Le petit bleu était en plein extase lorsqu'il aperçut un arbre de baies Pommo au bord d'un ruisseau.

"Wyyyy Wyyyy !" s'écria-t-il en montrant l'arbre avec ses bras oreilles.
Son porteur s'exécuta en l'emmena voir l'arbre et le porta même afin que le Ravi puisse cueillir les Baies. A ses yeux, elles ressemblaient à des petits Okeoke. Ca l'intriguait. Bruno lui, attendait patiemment que le Pokemon dont il avait la charge finisse son petit caprice. Wynaut était celui qu'il supportait le plus dans son nouveau clan. Sans doute parce qu'il avait vécu dans la forêt et qu'il ne parlait pas outre mesure pour le saouler. Au moins l'Okeoke était simple même si capricieux.

De leur côté, Berend et Bismuth se courraient après comme s'ils cherchaient à jouer au loup. Ils étaient survolés par Pissenlit le Granivol qui leur lâchait des feuilles mortes sur la tête quand ils ne regardaient pas. A un moment, le petit ourson disparut dans un buisson et fut suivi par le Nidoran qui cherchait à le retoucher pour ne plus être le loup. Et finalement Pissenlit finit par survoler lui aussi la végétation pour les attendre à la sortie avec un paquet de feuilles mortes. C'était un plan maléfique parfait.

De fil en aiguille, le thésard se retrouva plus ou moins isolé de ses Pokemons. Il avait l'habitude et savait qu'ils reviendraient tôt ou tard. Même Bruno : Wynaut ne lui laisserait pas le choix. Il revenait où c'était la Marque Ombre. L'homme marcha donc seul un bout de chemin où se trouvaient beaucoup de feuilles et branches mortes. Ca faisait cric crac sous ses pieds et c'était rigolo. Ce qui était moins rigolo par contre c'était le piaf qui venait l'agresser à grand coup de "Bruta !". C'était quoi ce Pokemon ? En tout cas il était fringué comme un gosse le jour de carnaval et tentait de lui barrer la route.

"Allez, shoooo, laisse moi passer !"
Joachim était aussi insistant que son agresseur. La petite taille de l'oiseau et l'ignorance de l'homme vis à vis de son espèce le mettaient en confiance. Voyant que l'autre ne bougeait pas et tentait encore de lui barrer la route, il lui jeta un petit caillou à côté. Rien à faire. Bon, ben il tenterait de l'effrayer avec un coup de pied. Comme les Poichigeons idiots de Megapagopolis qui s'envolaient quand on approchait trop prêt avec un pied. Le barbu passa donc à l'acte et attaqua gentiment avec son pied.

"Allez zou !"

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Bahia/Oliver
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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Mar 12 Aoû - 0:43

Cet humain était un idiot. Croyait-il réellement qu’un simple caillou allait lui faire peur ? Il descendait d’une lignée de combattant hors pair, cette attaque était tellement ridicule que cela lui faisait honte. Bombant le torse, le Brutalibre lança un dernier avertissement, criant un ‘Bruta’ plus menaçant vers le barbu. S’il ne réagissait pas en conséquence, il allait subir la fureur de son espèce. Santo attendit donc sa réaction, qui ne se fit pas attendre. Un instant. Que faisait-il ? Il osait lever le pied vers lui ? Cet homme n’avait aucun respect, il méritait une punition pour le prendre à ce point pour un débile. L’oiseau sentit la colère montée en lui comme une vague, le jeune homme en rajoutant une couche en ouvrant de nouveau la bouche.

QUOI.

IL LE ZOUZOUTAIT EN PLUS !?

Santo poussa un cri de colère, incapable d’accepter une telle marque d’irrespect. Sa dignité et ses valeurs étaient en jeu, il allait apprendre à cet humain qu’on ne zouzoutait pas un Brutalibre de cette manière. Le regard brûlant de rage, l’oiseau attrapa le pied tendu de l’étudiant et tira dessus d’un coup sec, le but étant évidemment de faire perdre l’équilibre à l’autre débile. Dès que le barbu se trouva à terre, Santo se jeta rapidement sur lui, pour lui agripper le bras et lui faire une clé, se couchant au sol pour étirer le bras du barbu au maximum. Cette technique était plutôt douloureuse et elle était surtout utilisée pour faire abandonner un adversaire. L’oiseau voulait entendre des excuses sortir de la bouche de cet homme, il n’était pas qu’un vulgaire piaf qu’on zouzoutait aussi irrespectueusement. Il aurait pu pousser le supplice un peu plus, seulement…

-‘ SANTO, LÂCHE-LE TOUT DE SUITE. ‘

Le lutteur ouvrit grand les yeux, voyant la jeune femme qui s’approchait rapidement – enfin, aussi rapidement que sa jambe blessée lui permettait – et qui semblait complètement paniquée. Le Brutalibre réagit immédiatement, relâchant sa prise et se remettant sur ses pieds. Bahia était essoufflée lorsqu’elle arriva à côté de Joachim, s’appuyant sur sa canne alors qu’elle passait un regard rapide sur lui. Lorsqu’elle avait vu la scène de loin, la demoiselle avait cru au pire. Santo n’avait pas été très doux avec lui, la jeune femme espérait qu’il n’avait pas été blessé. Jetant un regard rapide à son Pokémon qui semblait à présent mal à l’aise, la rousse se pencha vers son ami et lui sourit doucement.

-‘ Je suis désolée, Joa. Tu vas bien ? ‘

Elle lui tendit son bras, pour l’aider à se relever. L’oiseau se dépêcha de faire de même, comprenant à présent qu’il s’était attaqué à quelqu’un qu’elle connaissait. La demoiselle était surprise de le voir là, contente de sa présence. Il y avait bien longtemps qu’elle l’avait vu, se demandant ce qu’il avait bien pu vivre pendant les mois qui s'étaient écoulés. Elle avait passé un sale quart d’heure de son côté, elle espérait simplement que ce n’était pas son cas à lui. Ravie à l’idée de passer un peu de temps avec quelqu'un qu'elle connaissait et appréciait, elle se tourna vers Santo pour essayer de comprendre ce qui venait de se passer.

-‘ Santo voyons, pourquoi tu l’as attaqué !? ‘

-‘ Il a essayé de me filer un coup de pied ! ‘

-‘ Ce n’était pas la peine de le punir comme ça. Excuse-toi, maintenant. ‘

L’oiseau rechigna, mais finit par accepter, lançant un ‘Bruta’ dans un air désolé. En réalité il croyait qu’il le méritait amplement, mais ça, il n’était pas obligé de le dire. La demoiselle soupira et se massa le front d’une main, gardant l’autre sur sa canne. Elle reposa son attention sur le jeune homme, un grand sourire aux lèvres.

-‘ Je suis contente de te voir, Joachim. Qu’est-ce que tu fais par ici ? Bruno va bien ? ‘

La demoiselle paraissait excitée un peu, le regard brillant. Elle voulait lui poser pleins de questions mais se retenait, attendant de voir ce qu'il allait répondre.

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Berndt Joachim
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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Mar 12 Aoû - 13:38



Sans qu'il ne comprenne vraiment pourquoi, Joachim venait de se retrouver au sol, s'écrasant lamentablement sur le dos. Ca faisait mal. Le sol n'était pas aussi mou qu'un matelas malgré la fine couche de feuilles et de brindilles. Un bruit sourd marquant à la fois l'étonnement et la faible douleur s'échappa de la bouche de l'homme. Avant qu'il ne se mette à véritablement crier.

"Aaaaaagh ! Mais il a la rage ce piaf !"
En un instant, un de ses bras était complètement paralysé et partageait sa douleur au cerveau de Joachim. Et le Brutalibre continuait à tirer comme s'il avait envie que sa victime souffre un peu plus ou ne lui demande d'arrêter. Le barbu continuait à pousser des cris plaintifs mais rien de plus. Il espérait qu'un de ses Pokemons ait entendu sa voix et rapplique pour le défendre. Évidemment, chacun de ses compagnons avait trouvé le moment parfait pour s'éclipser sans laisser de traces. L'étudiant tenta de se débattre, en vain. Malgré sa taille, l'oiseau était incroyablement fort. D'où est ce qu'il pouvait bien sortir ?

Un peu plus loin, derrière un buisson se trouvaient Wynaut et Bruno. Ce dernier, tenant l'Okeoke dans son bras droit, couvrait sa bouche ricanant avec son bras gauche. Oh oui. Ca lui plaisait de voir son dresseur se prendre une bonne raclée. Pour rien au monde il n'interromprait ce moment. C'était bien trop drôle. Le Ravi, quant à lui, regardait d'un air déconcerté la scène avant de comprendre qu'il s'agissait d'un spectacle. Très certainement donné en son honneur pour lui faire plaisir. La petite bête bleue applaudit de toutes ses forces en poussant des petits cris joyeux.

Puis une voix.
Joachim la connaissait. Même si ça faisait extrêmement longtemps qu'il ne l'avait pas entendue, il s'en souvenait. Les circonstances de leur dernière rencontre font qu'on n'oublie que peu de détails. Oui, c'était bien elle. Bien qu'allongé dos au sol, il pouvait reconnaitre la démarche particulière de Bahia. Il ne connaissait pas énormément de voix de jeunes femmes dont le corps se servait d'une canne. Soulagé de l'emprise de l'oiseau fou, l'homme s'assit sur ses fesses et répondit à la question de la jeune femme en se massant le dos. Il prenait vraiment cher depuis quelques mois. D'abord Bruno, puis le Commandant Cancer et enfin le Brutalibre...

"Douloureusement et toi ?"
Il refusa les bras qui lui étaient tendus. Il savait que Bahia avait quelques difficultés physiques et il ne faisait pas non plus confiance au piaf. Certes, il obéissait à son amie mais... Le mini traumatisme récent ne lui donnait pas envie de retoucher la bestiole. Il se releva et s'essuya un peu le dos qui devait être couvert de feuilles tandis que la jeune femme sermonnait son Pokemon.

"De même. T'es devenue quoi pendant tout ce temps ? J'ai tenté de te joindre avec le numéro que tu m'as donné mais ça répondait jamais... Je me suis dit que t'avais du te planter sur le numéro."
L'homme ne le savait pas, mais il avait simplement eu le malheur d'itérer ses messages alors que son interlocutrice était captive de la Team Zodiac. Ses geôliers avaient simplement du faire le ménage afin d'éviter qu'elle ne communique trop avec l'extérieur. Bruno, quant à lui, était légèrement déçu que son dresseur n'ait pas été corrigé plus longtemps. Il sorti de son buisson, tenant toujours Wynaut et approcha des humains. Il reconnaissait l'autre. C'était elle qui se baladait avec Cogneur. Ne sachant trop quoi en penser, il haussa un sourcil et fronça l'autre. A tous les coups l'un des deux allait de nouveau se braquer pour un prétexte bidon.

"En forêt le dimanche matin, comme d'habitude... Et Bruno ben, ça va je crois. Il a bien récupéré de la dernière fois. Preuve en est, il ne perd aucune occasion pour me jouer un sale tour."
Le barbu jeta un regard en direction du Blindépique et de l'Okeoke qui venaient d'arriver. Wynaut regarda également son porteur, bouche grande ouverte, comme s'il tentait de comprendre ce qu'il se passait. Bruno expira un grand coup par le nez et tourna la tête, l'air vexé.

"Qu'est ce que t'es devenue pendant tout ce temps ?"
Voila. Raconte ta vie Bahia. C'était un peu ce qui venait d'être demandé. Après tout, c'était un peu la seule chose que le doctorant pouvait demander en guise de politesse première, surtout que la demoiselle semblait encline à parler. Peut être pas de sa vie, mais bon. Le faible tact du doctorant ne lui permettait pas de prendre ce genre de recul.

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Bahia/Oliver
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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Mar 12 Aoû - 20:49

Santo gonfla les plumes de colère, mais le regard de Bahia lui fit comprendre qu’il valait mieux pour lui de se taire. Il marmonna un peu et s’éloigna de Joachim, le laissant se relever seul. La demoiselle avait retiré son bras lorsqu’elle avait compris qu’il ne voulait pas, soupirant en se disant qu’elle aurait amplement été capable de le faire. Ce n’est pas parce qu’elle avait la jambe un peu raide que… bon, elle n’allait pas se plaindre cette fois-ci, c’était stupide. La rousse reprit son sourire et le perdit deux secondes plus tard, son visage prenant une expression inquiète. Évidemment, elle avait oublié ce détail pourtant important. Celle-ci ne savait pas trop quoi répondre à cela, se grattant la tête d’un air gêné. Il avait dû appeler pendant qu’elle était à la base Zodiac et vu que ceux-ci ne lui avaient pas redonné son cahier avec ses contacts, elle n’avait pas été capable de le rappeler. Elle avait pensé se rendre à son université et chercher un peu pour voir si elle ne le trouverait pas là-bas, mais les évènements des dernières semaines avaient fini par lui faire oublier la visite qu’elle voulait lui faire. Au final elle le retrouvait au hasard, comme la première fois. Ce n’était pas plus mal, elle avait eu peur de le déranger en arrivant à l’improviste dans ses travaux. Santo grogna un peu et la demoiselle descendit son regard vers lui, voyant qu’il semblait partir vers le camp. Pourquoi ne pas inviter Joachim à venir ? Cela valait de soi pour la demoiselle, qui redoutait néanmoins un peu la réponse qu’elle allait devoir lui donner. Au final elle n’avait plus peur des représailles, des Zodiacs étaient encore présents, mais ils ne pouvaient plus vraiment lui faire du mal. La majorité d’entre eux ne savaient même pas qu’elle existait, alors pour ce que ça pouvait bien faire à présent. Reprenant son sourire à cette pensée, la demoiselle fit un léger signe de tête au jeune homme.

-‘ Je suis désolée pour ça, vraiment. Si tu veux je t’explique ça devant une tasse de thé, je suis sûre que Cogneur sera content de vous voir. ‘ La jeune femme tourna la tête vers Bruno, parlant toujours de sa voix douce. –‘ Je suis contente de voir que tu vas mieux. Tiens, je ne t’ai jamais vu toi. Tu es trognon, dit donc. ‘

Bahia parlait évidemment de Wynaut, qu’elle ne connaissait pas vraiment. À dire vrai c’était la première fois qu’elle en voyait un en vrai, il était tout mignon. La jeune femme s’appuya sur sa canne et se mit tranquillement à marcher, clopinant en direction de son camp. Son Blindépique allait être content de voir Joachim, ça, c’était certain. Bruno, par contre… Bahia ne savait pas trop quoi penser de cela. Elle espérait juste que les deux idiots n’allaient pas se taper sur la gueule comme la dernière fois, sauf de manière amicale. Son ami avait toujours été un peu évasif au sujet de leur dernière rencontre, évitant de parler du moment où il avait quitté Bruno avec fracas à l’hôpital. La jeune femme savait qu’il s’était calmé à ce niveau, avec un peu de chance il n’y penserait même pas. Bien vite les tentes et la chute d’eau furent en face, la demoiselle apercevant son Blindépique assis près de l’eau. Celui-ci se releva lentement en apercevant la jeune femme, le visage un peu fermé. Oh oh. Elle en connaissait un qui avait la gueule de bois. La demoiselle se sentit rassurée en voyant son visage changer d’expression en voyant Joachim. Ouf, la présence du doctorant l’empêcherait un peu de faire le grognon. Celui-ci se mit à courir de son pas lourd, s’approchant des visiteurs avec un large sourire.

-‘ Cogneur, vas-y douc… ‘

Trop tard. Le chromatique avait foncé sur Joachim, l’attrapant pour lui faire un câlin et lui frotter la tête avec son poing. Bon, c’était moins grave que le coup de Santo, qui boudait toujours un peu derrière. Il lâcha le barbu et se tourna vers Bruno, son comportement changeant drastiquement. Bahia croisa les doigts, espérant que son ami ne ferait pas de bêtise. Cogneur le fixa quelques secondes, l’air hésitant. Il ne s’approcha pas de lui et se gratta la tête de la même manière que sa dresseuse, l’air mal à l’aise. Il finit par ouvrir la bouche, son malaise se sentant dans sa voix.

-‘ Salut, Bruno. Euh… ça va mieux depuis… tu sais, le coup du Métalosse ? ‘

Bah voilà, pas très compliqué, c’était un bon début. Bahia s’approcha doucement de sa tente et vit le lutteur se diriger vers la théière et le feu, voulant visiblement essayer de se rattraper. Le laissant faire, la jeune femme sourit et se tourna vers le jeune homme, lui faisant signe de s’asseoir s’il en avait envie. Elle se laissa elle-même retomber sur une bûche, poussant un soupir et posant les mains sur sa jambe engourdie.

-‘ J’aurais aimé répondre, crois-moi. J’ai eu … des petits pépins après notre rencontre avec les Zodiacs. ‘

La rousse grimaça, autant à cause de sa jambe que de ses souvenirs. Celle-ci reprit un air sérieux, ce penchant vers le jeune homme.

-‘ Évite d’en parler à d’autres, okay ? Ils ont… décidés de me garder dans leur base quelques semaines, pour que je travaille pour eux. Ils ont bloqué presque toutes mes communications et m’ont volés pas mal de trucs, y compris l’agenda avec ton numéro. J’ai jamais porté plainte et mon père ne le sait pas, j’aimerais éviter qu’il le sache. Je préférerais qu’ils m’oublient complètement. ‘

Bahia soupira et se frotta doucement le front avec la paume de sa main. C’était… tellement bizarre. Elle disait cela comme si ce n’était rien, alors que cela l’empêchait de dormir encore le soir. Elle avait eu tellement peur dans cette période, elle avait bien failli être malade de nouveau. La rousse n’arrivait toujours pas à croire qu’elle avait perdu autant de temps là-bas, son regard se voilant alors qu’elle y repensait un peu. Cela faisait déjà trois mois qu’elle s’était échappée de leurs griffes, c’était comme un vieux cauchemar dans sa tête, flou et désagréable. La demoiselle préférait ne pas en parler longtemps, cela ne servait à rien de s’étendre là-dessus.

-‘ Rassure moi Joachim, tu n’as pas eu de problème de ton côté ? ‘

C’était la moindre des choses de le demander, même si elle doutait à présent qu’il ait été réquisitionné par les Zodiacs. Elle n’oubliait pas sa question, mais préférait ne pas y répondre tout de suite, voulant vérifier d’abord que cela allait de son côté. Après ils discuteraient de leur vie respective s’il en avait envie, pour l’instant elle voulait régler le cas de la Zodiac.

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Berndt Joachim
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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Mar 12 Aoû - 23:22



"Oh ben euh oui ! Avec plaisir !" répondit Joachim à l'invitation.
Il refusait rarement une tasse de thé, alors si en plus c'était pour discuter avec une amie qu'il avait un peu perdu de vue, c'était encore mieux. Bien qu'il fasse relativement chaud, le breuvage ferait du bien à l'homme. Ca lui réchaufferait les articulations et le dos, de quoi un peu soulager ses douleurs dues à l'attaque impromptue du dit Santo. Bahia confirma également la présence de Cogneur à Bruno qui était encore plus confus. Il ne savait pas s'il avait réellement envie de le voir. Enfin, il avait envie de le voir, mais il avait peur de nouveau le vexer ou de s'énerver outre mesure.  Wynaut, lui, apprécia le compliment. Agitant ses bras oreilles il jeta ensuite son trognon de Pommo en direction de la jeune femme. Heureusement pour elle, il ne savait pas viser et elle échappa au trognon... de quelques mètres. Il s'écrasa au sol sous le regard incompréhensif de l'Okeoke qui regarda alors Bruno, tentant de comprendre ce qu'il s'était passé.

Le barbu suivit alors les traces de sa guide improvisée qui l'emmenait à son campement. Il espérait juste que Pissenlit, Berend et Bismuth arriveraient à retrouver leur chemin. Ca ne devrait pas être trop difficile pour eux, le Granivol pouvait voler et balayer un plus grand périmètre tandis que l'ourson avait son odorat. Nul doute que le thé l'attirerait. Ca lui rappelerait trop son double humain pour qu'il ose passer à côté. Bien rapidement, le campement improvisé de la botaniste fit son apparition. Elle avait choisi un bien bel endroit, perpétuellement baigné dans le son réconfortant de la cascade qui trônait non loin. Avec Cogneur auprès de la riviè...

En train de serrer Joachim avec toute sa force habituelle tout en le décoiffant légèrement avec son poing. Encore une fois trop surpris pour répondre sur le coup, le doctorant attendit d'avoir été relâché de l'étreinte pour saluer le Blindépique chromatique d'une tape sur le bras.

"Ca faisait un petit moment hein ?"
Mais alors qu'il parlait, l'Epinarmure semblait déjà être passé à autre chose. Il avait vu Bruno. Les deux se fixèrent tels deux chiens de faïence. Le Blindépique ne savait pas vraiment quoi dire à l'autre. Il avait même peur de se prendre une réaction de colère telle que celle qui avait poussé Cogneur à partir la dernière fois. Des sueurs froides parcouraient le Pokemon de Joachim qui posa délicatement Wynaut au sol tout en ne détournant pas le regard. L'historien était également tendu en voyant ça. La dernière chose qu'il voulait voir était une bagarre. Mais finalement, ce fut Cogneur qui fit le premier pas "amical" en demandant à Bruno s'il allait mieux.

"La rééducation a été difficile mais ça va..."
Il était un peu gêné dans sa réponse. Parler de sa faiblesse ne lui plaisait pas vraiment, encore plus devant Cogneur. Il ne voulait pas paraitre faible devant lui, en particulier vu ce qu'il s'était passé la dernière fois entre eux deux. Wynaut sautilla à cloche pied en direction de son dresseur, laissant les deux égides sylvestres entre elles. Après un autre moment assez vide d'un silence "socially awkward", Bruno avança en direction de Cogneur et s'assit à côté de lui, sans rien dire. Il regardait l'eau s'écouler tranquillement alors qu'il tentait de trouver un sujet de conversation.

"Je... Euh... Hum..." bafouillait-il.
Il regarda alors son homologue dans les yeux avant de baisser à nouveau la tête, un peu gêné de ne pas savoir quoi dire.
"Il fait beau hein..." dit-il.
C'était stupide. Parler de la pluie et du beau temps était d'une banalité. Ne sachant trop quoi dire, il en était venu à de telles extrémités. Il aurait très bien pu lui demander comment lui allait ou s'il lui en voulait pour ce qu'il avait dit la dernière fois mais il n'y arrivait pas. Surtout pour la deuxième option. Il ne savait pas pourquoi, mais c'était trop dur. Bruno n'était clairement pas habitué à poser ce genre de questions. Il n'était d'ailleurs même pas habitué à socialiser avec les autres. A part des relations courtoises ou des interventions menaçantes, il n'avait rien pu ressentir de plus dans sa vie de gardien.

Pendant ce temps, les humains se posèrent sur une buche pendant que le Brutalibre cherchait à faire bouillir l'eau pour le thé. Bahia avoua à Joachim les raisons de son silence. Elle avait été capturée par la Team Zodiac. L'incompréhension se dessina vite sur le visage de l'étudiant. Qu'est ce que ces criminels pouvaient retirer de la botaniste ? Pourquoi l'avoir enlevée elle ? Pour se venger de la défaite que les sbires avaient subi à Mégapagopolis ? C'était complètement stupide ! Ces fous n'avaient donc reculé devant rien pour soumettre la population. Heureusement, leur défaite a calmé leurs ambitions et on n'entendait plus parlait d'eux. Le thésard écouta l'histoire de son interlocutrice jusqu'à la fin avant de prendre la parole en se grattant la barbe.

"Timbrés ces Zodiacs ! Timbrés ! Ils tentent de nous buter, puis ils t'enlèvent ! Ils t'ont rien fait de grave j'espère !"
Joachim était révolté. En mélangeant cet aveu à ses propres souvenirs, le doctorant dressait un bien triste portrait de l'organisation maintenant disparue. Seul Ophiucus, ayant offert les clés du savoir à l'homme, échappait à sa colère.

"Oh ben... De mon côté, j'ai eu droit à une humiliation en règle par une nana que je pensais gentille et qui était en fait Zodiac. Elle m'a trahi pour mieux me livrer à une de ses potes qui m'avait balancé dans les ronces il y a un an. Et après je suis tombé sur le Commandant Cancer qui a essayé de me tuer en me grillant le cerveau et le dos avec son Mentali. Et en me grillant tout court avec Sulfura. Sulfura quoi ! Les gens sont fous ! Et Lyndia et Green ont pas bougé le petit doigt pour m'aider ! Si Bruno n'avait pas été la, je..."
Il marqua un silence. C'était difficile à dire qu'il devait son salut à son Blindépique. Malgré la haine de ce dernier à son égard, il l'avait protégé contre toutes les attaques qu'il avait pu anticiper. Il l'avait aussi aidé à se relever après les assauts psychiques du Mentali. C'était douloureux de se rendre compte qu'encore une fois le doctorant avait contracté une dette auprès du Pokemon qu'il avait arraché de sa vie. Et encore plus douloureux de se rendre compte qu'il n'arrivait pas à le remercier pleinement pour ce qu'il avait fait. Wynaut arriva et sauta sur le tronc à côté de son dresseur, le sortant de ses pensées.

"J'ai aussi eu une confrontation avec le Serpentaire. J'ai été la quand Elle est descendue. J'étais aux premières loges pour voir le rêve d'Ophiucus partir littéralement en fumée. Je vais pas m'en plaindre, ça fait avancer le boulot. Beaucoup. Sans lui je pense que j'en aurais eu pour encore une ou deux années... Bref, on va laisser les sujets qui fâchent de côté ! Excepté la Zodiac, t'es devenue quoi ? T'as bien du t'occuper durant les 3 mois qui se sont écoulés depuis leur dissolution non ?"

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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Mer 13 Aoû - 2:08

Moment de panique. Puis le calme. Cogneur avait encore du mal à croire que Bruno était en face de lui. Encore plus qu’aucun des deux ne se soit fâché. Il était content de voir que son homologue réagissait bien, il aurait cru que celui-ci lui en voudrait à cause de sa réaction à l’hôpital. Le Blindépique chromatique le regarda s’approcher, sentant sa migraine qui faisait du chemin. Par Arceus, il n’avait pas choisi la bonne soirée pour boire. Enfin, comment aurait-il pu deviner que Joachim serait là le lendemain ? Posant une main sur sa tête douloureuse, Cogneur observa Bruno s’asseoir et décida de faire de même. Il se tourna et se laissa lourdement retomber sur les fesses, poussant un soupir alors qu’il s’étirait. Il fallait avouer qu’il était encore un peu endormi, cela ne faisait même pas dix minutes qu’il était debout. Sans parler de la gueule de bois… bordel ce qu’il avait la bouche sèche. Essayant d’ignorer les complaintes de son corps, le chromatique tourna la tête vers Bruno, sentant le malaise se dégager de celui-ci. Ouais. Euh… ensuite ? Il n’était pas le seul à ce sentir comme cela, Cogneur avait du mal à se concentrer et n’osait pas trop parler. Il voulait vraiment éviter qu’ils se tapent sur la gueule, reprendre à zéro sur de bonnes bases. Le chromatique était un peu surpris de son choix de sujet, mais bon, autant commencer quelque part, hein ?

-‘ Ouais. ‘

Voilà. Aussi éloquent que cela. Le Blindépique faillit se mettre à rire, mais se retint, se massant toujours le crâne d’une main. Il regarda Bahia et Joachim à côté, se demandant de quoi ils parlaient. Il entendit vaguement le mot ‘Zodiac’ et grogna pour lui-même, espérant qu’ils allaient vite changer de sujet. Cela lui rappelait trop de mauvais souvenirs. Voyant que Bruno ne parlait plus, le chromatique soupira et se tourna vers lui, souriant d’un air gêné.

-‘ Euh… t’sais, je t’avais dit que je te redonnerais ta revanche. Bah… là ce matin j’t’avouerais que j’ai vraiiiiment la gueule de bois. ‘

En d’autres mots, il préférait ne pas se battre tout de suite. Un, pour la gueule de bois, deux, parce qu’il ne voulait pas réanimer la frustration qu’il y avait entre eux. Bon… quoi d’autre ? Cogneur se tapa le front avec sa paume, grognant en sentant sa tête tournée un peu. Il y avait une seule raison pour laquelle il était mal à l’aise et s’il s’en débarrassait tout de suite, tout irait bien par après. Son orgueil rendait l’opération plus compliquée, il avait du mal à marcher dessus. Néanmoins il s’était promis à lui-même de le faire, après avoir longuement réfléchi à leur discussion. Après quelques minutes de silence akward, Cogneur se donna du courage et s’appuya contre la pierre derrière lui, essayant d’avoir l’air naturel.

-‘ Hum, Écoute Bruno… ‘

Il se racla la gorge, cherchant ses mots. Il buguait encore un peu, se forçant à finir sa phrase. De toute manière il avait commencé, plus moyen de reculer. Il hocha la tête pour lui-même et reprit d’un air incertain.

-‘ Je suis désolé, okay ? J’ai réfléchi après, tu as raison. Je sais pas si j’approuve, mais je comprends. C’est tout. ‘

Il était le seul à savoir de quoi il parlait. Cogneur regardait devant lui, la tête lui donnant l’impression de vouloir exploser. Bruno allait-il accepter ses excuses, même si elles n’étaient pas très développées ? C’était déjà une bonne chose qu’il s’excuse, il ne fallait pas lui demander plus que cela. Dès qu’il aurait sa réponse, il pourrait redevenir comme avant et passer à autre chose. Faire le con était ce qu’il faisait de mieux, dès que cela devenait trop sérieux, ça le mettait mal à l’aise. Il jeta un coup d’œil à Bruno, attendant de voir ce qu’il ferait.

De son côté Bahia sourit doucement à Joachim, lâchant du regard les deux Blindépiques. Ils avaient l’air tellement mal à l’aise tous les deux, ce n’était pas dans les habitudes de son ami. Si tout se passait bien, peut-être pourraient finalement oublier leurs différends. Cogneur n’avait aucun autre ami de la même espèce, la jeune femme savait que cela lui tenait plus à cœur que ce qu’il voulait avouer. Écoutant les paroles du jeune homme, la jeune femme hocha doucement la tête. Au final, ils ne l’avaient pas vraiment blessé. Elle avait eu droit à des services meilleurs que ceux des sbires, qui dormaient dans des chambres inconfortables et petites. À part le Zodiac violeur… Non, surtout ne pas penser à celui-là. Il était bel et bien mort dans la réalité, mais dans ses rêves…

-‘ Non, rien de grave. Je dirais même que… ‘

Que, quoi ? Non, non non non. Il n’y en avait qu’un seul qui avait été bien gentil avec elle et la demoiselle se forçait à oublier tout cela depuis des semaines. Fermant les yeux pendant quelques secondes, elle renvoya le tourbillon de sentiment au fond de son esprit, l’y enfermant de nouveau. Rien, le vide. Oublier. Bahia releva la tête et ouvrit les yeux, souriant avec douceur au jeune homme.

-‘ Rien de spécial. Limite ils m’ont bien traitée, j’étais… un otage de marque. ‘

Elle soupira et fit un léger mouvement de la main qui semblait dire : tant pis, on passe à autre chose. Il lui raconta ce qui s’était passé de son côté, pendant l’attaque des Zodiacs. Bahia sentit de nouveau son cœur s’emballer et sa tête qui cherchait à faire ressortir des choses auxquelles elle souhaitait ne pas penser. Hochant doucement la tête en attendant ses paroles, elle jeta un coup d’œil à Santo qui avait rallumé le feu et s’amusait à faire bouillir l’eau. Un instant, il venait de dire qu’il avait été attaquer par Sulfura et que Bruno l’avait aidé ? Bahia le regarda avec des yeux ronds, ne sachant pas trop quoi dire. Malgré le danger qu’il avait encouru, il avait finalement eu du bien au bout de tout cela. Il avait même vu l’étoile ! Et elle, qu’avait-elle fait ? Elle avait… pleuré. Pendant très longtemps. Se mordant la lèvre inférieure, Bahia se concentra plutôt sur le plaisir qu’elle avait de revoir Joachim. Tant mieux si lui avait eu droit à un peu de bon, ça avait dû être incroyable de pouvoir voir l’étoile de près. La demoiselle n’avait vu que des restes par la suite, retrouvant Rubis à ce moment-là. La question de la vie en générale venait de revenir, calmant les troubles de la demoiselle. Celle-ci sourit faiblement et fit tapoter ses doigts ensembles, l’air un peu inquiète.

-‘ Eh bien… J’ai… j’ai pris des vacances, un peu. Pendant la bataille y s’est passé des trucs et… ‘ Pas encore !? Tais toi, Bahia ! –‘ Enfin, j’avais besoin de repos et ma jambe aussi. Tu te souviens des œufs ? Ils ont évolué sans faire exprès… euh bon, l’un d’eux à fait exprès pour se venger et moi comme une idiote j’ai pas surveillé la pierre plante. Les pauvres, je sais pas ce qu’ils sont devenus, depuis que c’est un Noadkoko… y a aucune des personnalités que je connaissais, il a évolué trop tôt et on dirait qu’il est pas bien dans son corps. C’est difficile à expliquer… enfin, mon père à déménager dans une maison sur le bord de la forêt, je le laisse là-bas avec Globule, le temps trouver ce qui va pas. Y a… mon Démolosse, aussi… ‘

Moment de silence. Cogneur avait levé la tête en entendant les paroles de la jeune femme, fixant celle-ci pour voir ce qu’elle allait dire. Cela faisait toujours autant de peine à Bahia, qui avait vraiment du mal à se défaire de certains souvenirs. Celui de Torche était pire que la bataille, même si elle le voyait de temps en temps. Celle-ci soupira et secoua la tête, crachant le morceau.

-‘ Il est parti. Enfin, je suis contente qu’il ait trouvé quelque chose qu’il aimait. Puis parfois on se croise dans la forêt, je sais qu’il est jamais loin. Hum sinon je te présente El Santo, il m’a aidé pendant la bataille.’

Elle le présentait rapidement justement parce que celui-ci revenait avec le thé, posant les tasses devant les humains. Il salua simplement avec sa cape l'énergumène qui le zouzoutait et Bahia le remercia pour le thé. Il s’envola ensuite et alla s’accrocher une branche, pour faire ses exercices du matin. Bahia le regarda un peu et sourit, voyant celui-ci se soulever et redescendre. Ce piaf il arrêtait jamais. Prenant la tasse entre ses mains, elle prit une gorgée avant de rajouter.

-‘ Fin, y a d’autres choses aussi, mais je ne voudrais pas parler de ca pendant des heures. Toi, dis-moi, tu fais quoi ? ‘

Bahia était comme cela, elle n’aimait pas parler d’elle-même trop longtemps, elle préférait laisser la parole et ensuite revenir à elle si c’était ce que l’autre voulait. Chacun son tour, tout simplement. Il lui restait des choses à dire, mais cela attendrait, elle était trop curieuse de voir s’il allait parler de l’étoile plus en profondeur. Sinon tant pis, elle serait contente d’écouter son histoire quand même.

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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Mer 13 Aoû - 14:03



Cogneur s'assit à côté de Bruno. La différence de taille était encore flagrante. Bien que le Blindépique originaire de la forêt était relativement grand par rapport à la moyenne de son espèce, son homologue chromatique le dépassait largement. Debout, c'étaient un peu plus de 30cm qui les séparaient. L'écart se réduisait une fois assis, mais restait flagrant. Afin de voir son interlocuteur, le Pokemon de Joachim était obligé de relever un peu la tête. Bruno se demandait comment l'autre avait pu devenir aussi grand et aussi fort. C'en était impressionnant.

La revanche fut également évoquée. Oui, Bruno n'avait pas oublié. C'était un défi personnel de faire mordre la poussière à Cogneur, ce qu'il n'avait pas pu faire à leur première rencontre. Malgré l'accident du Metalosse, le Blindépique avait prit en puissance, notamment grâce à l'affrontement contre Sulfura. Il ne doutait pas une seconde qu'il pouvait vaincre le colosse d'en face. Aussi grand était-il, son adversaire n'était pas aussi malin que lui. De plus, la forêt était le terrain de prédilection de l'ancien Gardien de la Forêt. Il savait comment s'y battre, comment exploiter le paysage et la flore à son avantage. Ce serait presque une humiliation pour Cogneur... Alors gueule de bois ou pas, ça ne changerait rien à l'issue finale.

"T'as juste peur que je t'éclate !" répondit Bruno avec un petit rire sur la fin.
Puis il se tut. Il avait peur que l'autre prenne mal ses paroles. C'est vrai qu'au vu de leur relation assez spéciale,ça pouvait être très mal interprété. D'autant plus que Cogneur semblait agir bizarrement, comme s'il était vexé à en juger. Il grognait, se frappait le front... Rien de rassurant. Pensant avoir encore dit une bêtise, le Blindépique couleur crème baissa la tête et soupira tout en jouant avec les feuilles au sol. Il n'était clairement pas doué pour être gentil. Ah ça non. Au bout de quelques minutes, ce fut à nouveau le chromatique qui fit le premier pas. La formulation de son apostrophe stressa Bruno. Il n'aimait clairement pas cette tournure de phrase, elle indiquait forcément que quelque chose de sérieux allait se dire et que dans le cas présent, ça ne serait rien de plaisant.

Mais il s'excusait. L'ancien gardien ouvrit grand les yeux. Est ce qu'il avait bien entendu ? Il le regarda à nouveau, lui et son regard perdu dans l'horizon. Alors toute la colère qu'il avait piquée au Centre Pokemon, c'était oublié ? Il comprenait que le Gardien n'avait fait que son travail selon les convictions de justice de son peuple ? C'était un soulagement. Il était content que le chromatique ne soit plus en froid avec lui sur ce point la. Il en restait d'autres où l'éducation de Bruno lui ferait forcément s'opposer à Cogneur mais bon. L'égide sylvestre se leva et ouvrit la bouche.

"Bouge pas."
Et il partit, laissant Cogneur seul contre son rocher. Il marcha un peu avant de prendre son Fouet Lianes dans ses mains et les bander avec. D'un mouvement puissant du bras, il envoya une de ses lianes contre une grosse branche d'un arbre puissant. Puis il rétracta sa liane pour décoller. Il effectua ce mouvement d'arbres en arbres, comme si d'énormes bras extensibles lui permettaient de voler agilement entre les troncs. C'était une technique utilisée par son ordre pour approcher par surprise des ennemis. Elle présentait également l'avantage d'être un moyen rapide de locomotion. En quelques secondes, le Blindépique avait disparu de la vue de tous.

De son côté, Bahia rassura Joachim en lui promettant que la Zodiac l'avait bien traitée et qu'elle n'avait pas eu de soucis particulier excepté sa captivité... ce qui était déjà un souci bien assez grand. Elle parla ensuite des changements dans sa sphère affective du côté des Pokemons. L'homme était particulièrement intrigué par l'évolution des oeufs. C'était étrange et triste que le groupe qu'ils formaient ait été brisé par la simple intervention de la Pierre Plante.

"T'as essayé de lui faire tomber une tête ? Y'a une légende urbaine qui dit que si un Noadkoko perd une de ses têtes, ils redeviennent un Noeunoeuf !"
Cette intervention était stupide. Très stupide. Joachim ne savait même pas si c'était vrai et il avançait cette légende. Le coup de la tête perdue pouvait également faire sourire, c'était la raison principale pour laquelle l'homme y avait pensé. Mais plus une chose est comique, plus grande est la probabilité qu'elle soit fausse. Un gag signé legorafi sans doute. Le thé arriva peu après, et le barbu se servit une tasse en regardant le piaf qui faisait joujou avec sa cape. Il baissa un peu la tête et la releva aussitôt en signe de remerciement avant de tourner à nouveau son regard vers la rousse.

"Eh bien moi... Je travaille, ma thèse avance plutôt vite grâce à l'étoile... Grâce aux techniques scientifiques, on a pu dater la majorité des éléments présents à l'intérieur. Et par comparaison des styles artistiques, on a pu précisément mettre des dates sur les différentes époques ayant contribué à la construction de la relique de Sydarta. A vrai dire, que le légendaire de l'étoile soit mort est presque une bénédiction. Ca nous a permis de tout analyser sans souci éthique ou de résistance de sa part. Je devrais passer en soutenance bientôt, en théorie... Depuis le temps que j'attendais ça. En tout cas, c'est pas grâce à la Ligue que tout a bien avancé..."
Un peu de haine contre les dirigeants de l'île s'ajouta dans son discours. La Ligue n'avait rien fait pour l'aider dans sa thèse, pour le protéger de cancer, pour empêcher la Zodiac de tout dévaster. Il était naturel que le doctorant déteste ces combattants inutiles. Surtout depuis qu'Isis avait encore plus mis en valeur leurs défauts dans son intervention télévisée.

"Du côté de mes Pokemons, comme t'as pu le voir, y'a Wynaut qui nous a rejoint. Et mon Granivol est aussi rentré. Il doit être en train de se balader avec le reste de mes compagnons. J'espère qu'ils trouveront leur chemin."
Il prit une gorgée du breuvage servi par l'oiseau. Toute la chaleur se répandit dans son corps. Il ferma les yeux et inspira avant d'expirer fort, les yeux trahissant son soulagement. Le thé lui faisait un bien fou en réchauffant son dos endolori. Bon, il devrait faire pipi plus tôt, mais c'était négligeable.

Bruno revint rapidement à côté de Cogneur par le même moyen de locomotion qu'il avait utilisé pour partir. Il espérait ne pas l'avoir trop fait attendre ou bien l'avoir déçu en partant comme ça sans se justifier. Mais le Blindépique ramenait quelque chose. une écuelle improvisée en bois dans laquelle se trouvait une sorte de purée rose et verte plus proche du jus que de la purée. Elle ressemblait étrangement à un granité. Connaissant bien la forêt et sachant écouter sa voix, l'égide sylvestre n'avait eu aucun mal à trouver les ingrédients qu'il lui fallait pour créer ce mélange bizarre.

"Avale ça. Ca devrait te soulager..."
Bruno tendait l'écuelle à Cogneur en le regardant d'un air implorant. Il espérait que son homologue accepterait de goûter à sa mixture étrange. En réalité, il s'agissait d'une purée de Kika et de Kébia. Connaissant par coeur son environnement, le Blindépique savait parfaitement comment fabriquer des médicaments pour soigner divers maux. La gueule de bois pouvait être traitée avec son mélange. La Kika s'occupait du mal de tête tandis que la Kébia participait à éliminer les différents "poisons" comme l'alcool plus rapidement. Cela ferait vraiment plaisir au Blindépique crème si le chromatique lui faisait confiance. Il espérait aussi que cela prouverait sa bonne volonté. A défaut de savoir dire des gentillesses, il pouvait au moins essayer d'agir gentiment.

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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Mer 13 Aoû - 23:13

Que quoi !? Cogneur ouvrit grand les yeux, fixant l’autre sans rien dire. Venait-il réellement de dire cela ? Le chromatique n’en croyait pas ses oreilles. Mais étonnamment, cela ne le fâcha pas, au contraire. Il était content de voir que son homologue laissait sa langue se délier, c’était pour lui un signe de confiance. Cogneur ne donnait pas sa place non plus en termes de commentaire, il en avait fait un peu contre lui et acceptait donc de recevoir lui-même une ou deux piques. De toute manière, vu le rire à la fin, le chromatique ce disait que c’était une manière de blaguer, bien que le ton employé et la formule était un peu bizarre. Bruno lui avait dit que les gardiens n’avaient pas de liens sociaux, peut-être avait-il du mal à s’exprimer avec les autres. Cogneur haussa donc les épaules, considérant qu’il n’y avait aucune raison de se fâcher pour cela. Ils étaient tous deux confiants de leurs victoires et il ne laisserait pas celui-ci croire qu’il pouvait avoir un quelconque avantage sur sa personne. Pour toute réponse il sourit de nouveau et lança de son ton de voix habituel.

-‘ Oh oh, du calme coco. Tu as oublié à qui tu parles, là ! ‘

Autant dire que si Bruno voulait gagner, il devait y mettre tous les efforts possibles, parce que Cogneur n’allait pas lui faire de cadeau. Le chromatique allait rajouter quelque chose, mais son homologue lui avait simplement dit de ne pas bouger et était parti subitement. Hein ? Le Blindépique resta un instant surpris, observant d’un air médusé la technique de Bruno pour se déplacer. Bordel, il y avait jamais pensé, à ça ! Jetant un coup d’œil aux deux humains qui discutaient toujours, le Blindépique se releva lentement et s’approcha de l’arbre où son homologue s’était accroché en premier. Regardant la grosse branche d’un air pensif, il fit sortir ses lianes à son tour et tenta d’imiter la technique de celui-ci. Manque de bol, il n’était pas uniquement plus grand que lui, il était plus lourd. La branche se cassa et le Blindépique soupira, laissant la branche au sol. Tant pis, ce n’était pas fait pour lui de toute façon. Il marmonna pour lui-même et retourna s’asseoir tranquillement, glissant ses mains derrière sa tête et fermant les yeux. Il n’avait aucune idée de ce que Bruno pouvait faire, mais autant en profiter pour se reposer pendant qu’il était partit.

De son côté Bahia écoutait attentivement les paroles de Joachim, se mettant en rire en entendant ses commentaires sur les Noadkokos. Une légende urbaine ? C’était plutôt drôle parce que c’était vrai… en quelque sorte. Le phénomène était vraiment étrange et les botanistes qui s’intéressaient à cette transformation avaient du mal à comprendre ce qui se passait. Bahia s’était dit que le cas de Quercus était au final une bonne manière de se pencher sur le sujet, elle qui cherchait des choses intéressantes à étudier. La jeune femme sourit à Joachim, parlant d’une voix amusée.

-‘ Eh bien, il est vrai que si une tête tombe, cela produit un œuf. Par contre ça ne tombe pas comme ça par hasard, y a des raisons qu’on ne connait pas encore. Le secouer n’y changerait pas grand-chose. ‘

Elle se mit à rire à la fin de sa phrase, s’imaginait essayer de retirer une tête à son Noadkoko. La rousse écouta la suite, haussant un sourcil en entendant Joachim parler. Vu le ton, il ne semblait pas trop aimer la ligue. À dire vrai ce n’était pas le premier qu’elle entendait parler ainsi, l’Aurore semblait avoir une influence réelle sur les pensées des gens. La demoiselle soupira et prit une gorgée de thé, restant silencieuse. Avec les problèmes qu’elle avait ici, autant dire qu’elle se fichait bien des conflits de l’extérieur. Le sujet fut vite éclipsé, le jeune homme parlant de ses Pokémons. Bahia sourit de nouveau à Wynaut, écoutant d’une oreille le reste des paroles de Joachim. Ces autres Pokémons se baladaient librement ? Pas que ce soit une mauvaise chose, mais elle espérait qu’ils ne feraient pas de mauvaises rencontres en chemin. Non, il n’y aurait probablement aucun problème. La jeune femme allait ouvrir la bouche lorsqu’elle aperçut du mouvement proche d’une des tentes. Oh non…

-‘ Hum, je… ‘

La demoiselle paraissait mal à l’aise, gigotant sur sa bûche. Un nouveau venu s’approchait de Joachim, la queue bougeant dans tous les sens. Dent Tranchante venait visiblement de se réveiller lui aussi, le fossile étant tout content de voir de la visite. Il se dandina jusqu’au jeune homme, se frottant contre sa jambe comme un Caninos.

-‘ Je… je te présente… Dent Tranchante. Cogneur l'a capturé la semaine derni... Non non c’est bon, reste près de lui ! ‘

Le dinosaure avait essayé de s’approcher de la demoiselle, mais celle-ci était devenue raide, lui faisant signe de retourner voir Joa. Il se laissa simplement retomber sur ses fesses, la langue sortit de la bouche alors qu’il observait avec curiosité le barbu. Ouf. La rousse passa une main dans ses cheveux d’un air gêné, faisant ensuite comme si de rien n’était. L’handicapée avait toujours aussi honte de sa peur et espérait que l’étudiant ne dirait rien, celle-ci portant son attention sur Bruno qui revenait de son escapade seul dans les bois.

Cogneur ouvrit un œil en entendant ses pas, curieux de voir ce que ramenait son homologue. Une sorte de bol en bois ? Le chromatique fronça les sourcils et fut surpris de voir que celui-ci lui tendait le truc. Le combattant tendit la main et attrapa l’écuelle, l’approchant de lui pour voir ce qui se trouvait dedans. Bruno lui avait concocté un truc avec des plantes ? Observant la drôle de purée, Cogneur ne savait pas trop quoi dire. Il lui faisait amplement confiance là-dessus, se serait stupide de vouloir l’empoisonner. Le Blindépique le renifla un peu, juste pour voir si l’odeur était désagréable. Meh, ça allait. Il était un peu difficile au niveau de la nourriture et il osait plus ou moins goûter, mais vu le regard implorant de son homologue, il valait mieux pour lui de le faire. Haussant les épaules, il ouvrit la bouche et porta l’écuelle à ses lèvres, laissant le liquide un peu grumeleux glisser dans sa bouche. Ça avait un goût un peu bizarre, mais pas désagréable. Il en avala finalement tout le contenu, reposant l’écuelle au sol. Cogneur se gratta ensuite la tête d’un air gêné, se dépêchant de parler avant que Bruno ne croit que cela ne lui avait pas plu.

-‘ Euh, merci beaucoup ! Je suis sûr que ça passera vite. Après si tu veux je te laisserais me taper sur la gueule. Mais avant ca… ‘

Cogneur se releva et s’étira les muscles, se sentant déjà un peu mieux. Il avait hâte que son mal de crâne s’en aille, qu’ils puissent commencer le combat. Ils pouvaient toujours le débuter maintenant, mais le chromatique voulait faire quelque chose avant, quelque chose qui l’intriguait beaucoup. Cogneur s’éloigna de Bruno, s’approchant de la lisière des arbres. Il s’arrêta en dessous de l’un d’eux et pointa celui-ci du doigt, voulant visiblement l’attention de son homologue.

-‘ Dit donc, ton truc là, ça fonctionne comment ? ‘

Le combattant parlait évidemment de l’étrange moyen de locomotion de Bruno. Le chromatique avait l’impression d’être un peu idiot de ne pas savoir cela, mais au final il y avait bien des choses qu’il ne savait pas sur sa propre espèce. Il voulait apprendre, tout simplement. Bruno était le mieux placer pour lui enseigner ce genre de chose, même si cela l’agaçait de l’avouer. Cogneur croisa les bras, attendant de voir ce que son homologue ferait.

Bahia de son côté avait le cœur qui battait rapidement, celle-ci surveillant bien que le fossile ne s’approchait pas trop d’elle. Celui-ci avait visiblement décidé de jeter son dévolu sur Wynaut, s’approchant de celui-ci en sautillant. Bien, occupe-toi de lui. La rousse soupira et jeta un coup d’œil à Santo, qui continuait ses exercices dans son coin. Le Kadabra quant à lui ne semblait pas encore debout, il se levait très tard à comparer des autres. Le Noctunoir était probablement caché dans son ombre et c’était très bien comme cela, elle ne voulait pas en entendre parler. Il ne restait donc qu’un seul Pokémon. Rubis. La jeune femme posa la main sur la Pokéball à sa ceinture, pensive. Tentant d’ignorer la présence du Pokémon roche, la jeune femme se tourna vers Joachim, l’air inquiète.

-‘ Je sais que tu n’étudies pas là-dedans, mais tu t’y connais un peu en Méga-évolution ? ‘

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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Jeu 14 Aoû - 18:58



Joachim se coucherait moins bête ce soir la. Il avait appris que la légende urbaine sur les Noadkoko était une réalité. Dommage que les têtes ne tombent pas si facilement. Il se demandait presque par quel moyen c'était possible de les forcer à revenir au sol. Une hache ? Ca devrait marcher en théorie, mais peut être que ca piquerait un peu trop l'arbre. Il serait idiot de tuer le spécimen juste pour le faire revenir sous sa forme initiale. Mais si on lui coupait la tête, est ce que de la sève tomberait ou du sang ? Le doctorant se perdait dans l'immensité des questions connes. Pendant ce temps, Wynaut regardait Bahia lui sourire. Amusé, il sourit aussi en soufflant des petits "Wyyy" "Wyyy". Un véritable enfant en manque d'affection cet Okeoke...

En parlant d'enfants en manque d'affection... Voila qu'un Ptyranidur s'avançait vers Joachim pour se frotter contre lui. Bahia semblait gênée, tout le contraire de Joachim. Devant lui se tenait une version vivante des Pokemons disparus qu'il voyait dans ses livres depuis tout petit. En plus en évoluant ils obtenaient une belle barbe ! L'homme avait des étoiles dans les yeux en le voyant. Il avait l'air tout mignon à le regarder la bouche ouverte et la langue pendue.

"Ooooh ! Mais mais c'est un Ptyranidur ! T'en as de la chance !" s'enthousiasma l'homme.
Il se leva du tronc pour rejoindre le dinosaure. Il tenta de le soulever pour le porter mais... C'était plus lourd que ça en avait l'air. Joachim aurait pu forcer et le soulever effectivement si ce n'était pas un être vivant. A tous les coups il lui aurait fait mal. Il abandonna donc l'idée de le porter et lui caressa juste la tête.

"Il y en avait plein dans mes livres d'enfance. Je pensais pas en voir un en pseudo liberté un jour..."
Il ne remarqua même pas que son amie était un peu dérangée par la présence du Pokemon roche. Il était trop obnubilé par sa présence et l'euphorie que lui provoquait la réalisation d'un souvenir d'enfance. Le dino alla ensuite sautiller en direction de Wynaut, sortant des calins de Joachim. L'Okeoke le regarda comme s'il était constipé, tentant de comprendre à qui il avait affaire. Au bout de quelques secondes, témoin de l'enthousiasme du fossile ranimé, le Ravi sauta aussi du tronc pour sautiller à ses côtés. Le barbu soupira alors que la rousse lui posait une question.

"Méga Evolution ? C'est quoi ?"
C'était bref. Il n'en avait jamais entendu parler, ou alors de manière tellement expéditive qu'il n'avait pas retenu. Il n'était pas vraiment spécialiste des Pokemons. A part ses connaissances basiques sur l'évolution normale par "niveau" il était un peu perdu. Alors si on devait lui rajouter des mega gemmes et tout le tralala, c'était impossible qu'il s'en souvienne. Il se sentait désolé de pas pouvoir répondre à son interlocutrice. C'était très gênant. Vraiment très gênant.

"T'en as besoin rapidement ? Y'a moyen que je fasse une recherche à la fac et t'envoie les résultats si t'es pas pressée... On a accès à plein d'articles scientifiques sans payer." proposa-t-il.
Il essayait de se rattraper comme il pouvait. C'était la moindre des choses qu'il pouvait offrir à Bahia, à défaut de savoir lui répondre tout de suite. Les abonnements aux revues scientifiques achetés par l'université permettaient à tous les étudiants de bénéficier du savoir gratuitement. Le doctorant en avait usé et abusé tout au long de ses études tellement ces outils étaient précieux. Wynaut, de son côté, eut la bonne idée de resauter sur le tronc pour courir en direction de Bahia. Il avait enfin le champ libre pour l'embêter avec ses bras oreilles. Quoi de mieux pour commencer que de se poser sur ses genoux ? Il pourrait ensuite danser sur ses jambes. Et au mieux, attirer Dent Tranchante. Oh oui, ca lui plaisait.


Bruno regarda Cogneur accepter la préparation qu'il lui avait apportée. Il était content que l'autre accepte son "cadeau" et sourit bêtement. Il se reprit rapidement pour avoir l'air normal. Ah non, il n'avait pas le droit de se laisser aller comme ça ! Il était un gardien de la forêt même si démis de ses fonctions. Un peu de dignité tout de même se disait-il. Il ne pouvait pas se permettre de montrer ce qu'il ressentait comme ça. Il se devait d'être adamant et inflexible. Un mur. Mais il n'y arrivait pas.

"De rien..." répondit-il.
Il était un peu abasourdi que Cogneur lui propose finalement sa revanche. Etait-ce pour le remercier du soin improvisé ? En tout cas il ne dirait pas non. Il pourrait enfin montrer à ce Blindépique des cités ce qu'un véritable Epinarmure des forêts savait faire. Il en aurait pour son argent. Même s'il savait Cogneur puissant, Bruno n'avait pas peur de l'affronter. Il était sur son terrain, dans son domaine. Il ne pouvait pas perdre alors que la forêt était la pour l'aider. Le couleur crème regarda le marron s'étirer. Il était vraiment encore plus impressionnant comme ça. Un vrai géant.

"Mon truc ? Tu veux dire les lianes ? On t'a jamais appris à faire ça ?"
Bruno ouvrit grand les yeux. Il était étonné. Etonné que le grand Cogneur ne connaisse pas cette technique ancestrale de déplacement. Visiblement, les humains n'en avaient pas conscience et n'enseignaient pas cet art. Voila qui était une occasion parfaite pour transmettre au chromatique un peu de la culture des forêts. Le Pokemon de Joachim se réjouissait que son homologue s'intéresse à sa culture. Lui qui semblait si fermé et fier de ses propres connaissances la dernière fois, Bruno n'aurait jamais espéré une telle ouverture d'esprit. Il se leva et approcha de Cogneur.

"Je peux essayer de t'apprendre mais... Te fâche pas si tu n'y arrives pas tout de suite. J'ai mis longtemps avant de maîtriser."
Soulevant ses poignets avec force et les redescendant aussitôt, les lianes firent leur apparition. Comme auparavant, il les fit faire deux trois tours autour de sa paume afin de bien pouvoir les prendre en main et créer une plus grande résistance. Le côté long de la liane était bien entendu vers l'extérieur afin qu'elle puisse s'étendre jusqu'à la bonne branche.

"A chaque fois que tu utiliseras ta liane, il faudra les prendre en main comme ca. Le principe est de créer une sorte de grappin saut à l'élastique en appliquant de la pression sur la liane extensible, mais bien serrée à l'arbre et à ta main. Il suffit d'agripper les branches, de reprendre la liane fermement, de tirer doucement dessus pour créer de l'énergie de propulsion et voila... En gros. Dans la pratique c'est plus difficile... Le but c'est pas d'utiliser la résistance de la branche pour se balancer mais bel et bien de se maintenir en l'air grâce à l'énergie de la pression. On nous apprend ça dès le plus jeune âge, pour pouvoir se déplacer plus discrètement si on fuit ou si on veut fondre sur un ennemi par surprise. Et puis ça évite d'avoir à marcher, on va quand même beaucoup plus vite..."
Il marqua une petite pause. L'explication était longue et difficile, ainsi il était probable que le novice n'y comprenne pas grand chose. Voire rien du tout. C'était tout de même une technique de niveau avancé qui nécessitait de nombreux mois d'entrainements et une maitrise hors pair du Fouet Liane. On ne s'improvisait pas Gardien comme ça.

Bruno se rappelait comment il l'avait appris. Il était encore un petit Marisson à cette époque. Son formateur, un autre Gardien l'avait pris dans ses bras pour lui montrer dans l'action comment cela fonctionnait. C'était beaucoup plus parlant que de la théorie. Jours après jours, le jeune Marisson avait fait de son mieux pour tenter d'assimiler la technique. Enormément d'efforts avaient été déployés. Maintenant Blindépique plus âgé, c'était à son tour de transmettre le savoir ancestral de son espèce. Une démonstration serait parlante mais Cogneur était massif. Ca risquait d'être gênant, surtout s'ils tombaient. Après une hésitation de quelques secondes

"Si tu veux, on peut faire ça comme dans nos traditions, je peux t'emmener faire un tour pour te montrer. Suffira que tu t'attaches à mon dos avec tes lianes, ça devrait le faire. Faudra vraiment qu'on soit serrés pour pas créer trop d'inertie..."
Oops. Pourquoi il avait dit ça de nouveau ? C'était Cogneur. Son rival, comment pouvait-il le porter dans son dos ? C'était plus que gênant ! C'était sorti tout seul de sa bouche, comme s'il avait envie que l'autre accepte son invitation. Le Blindépique ne comprenait pas trop ses élans de gentillesse soudains et ça ne lui plaisait pas. Quelle mouche l'avait piqué pour qu'il se montre aussi sociable alors que ça lui était interdit ?

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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Jeu 14 Aoû - 21:54

De la chance ? Si ce n’était pas de Cogneur, elle offrirait Dent Tranchante à Joachim. Préférant garder la bouche close à ce sujet, la demoiselle se concentra sur les paroles du jeune homme. Oh. OH. Voilà qui réglait la question assez rapidement. Bahia se gratta la tête d’un air gêné, surprise qu’il ne connaisse pas. Au final il était un peu comme elle, sans grande connaissance sur les Pokémons. Puis ils n’étaient pas des dresseurs, il y avait fort à parier que ceux-ci les trouveraient bien stupides sur le sujet. L’handicapée connaissait certaines choses sur les Mégas mais c’était parce qu’elle avait passé beaucoup de temps le nez écrasé dans des bouquins, essayant de trouver ce qui n’allait pas avec son sauveur. Poussant un soupir, celle-ci hocha doucement la tête à la proposition du barbu. Si cela ne le dérangeait pas, elle aimerait bien recevoir les nouvelles avancées sur le sujet. La rousse ne voulait pas le déranger dans son travail, mais de l’autre côté elle était un peu découragée de son avancer sur le problème. Elle avait été voir des spécialistes, mais les Mégas restaient assez mystérieux, au moins de cette manière elle serait au courant s’ils trouvaient quelque chose de nouveau. Bahia posa les doigts sur la Pokéball qui appartenait à son Ténéfix et hésita quelques secondes, ne sachant pas trop à quoi s’attendre. La jeune femme espérait juste qu’il ne ferait pas de mauvais coup le temps qu’il soit sorti, la dernière fois ça avait mal terminé. Prenant une grande respiration, la rousse appuya sur le mécanisme pour le libérer.

La première chose qui apparut fut son énorme rubis, qui s’enfonça légèrement dans le sol meuble. Faisant face aux deux humains, la demoiselle dû légèrement se pencher pour pouvoir apercevoir ce qui se cachait derrière. Son ami glissa sa tête sur le côté, ses yeux rouges brillant avec le soleil. Il fit claquer ses dents jaunes, ricanant bizarrement alors qu’il retournait se cacher derrière son bouclier impénétrable. Bahia resta assise, consciente que si elle s’approchait trop brusquement, le spectre tenterait de creuser pour se cacher. S’ils étaient tranquilles, il allait probablement rester là sans rien faire, à observer tout ce qu’il y avait autour. Après avoir vérifié qu’il était assez calme pour qu’elle le lâche du regard plus de deux secondes, la jeune femme se décida à expliquer la situation à son ami.

-‘ Je te présente Rubis, il m’a sauvé la vie. Euh… je me souviens pas t’avoir dit pourquoi j’avais la jambe comme ça, je me trompe ? Je cherchais des trucs dans une caverne et un Onix à provoquer un éboulement, ma jambe a été prise sous un rocher. Il est allé chercher de l’aide, sans lui je serais morte, vidée de mon sang. ‘

Un frisson lui parcourut la peau. Bahia avait fini par accepter ce qui s’était passé et était en paix avec cela, ce n’était pas le fait d’évoquer sa presque mort qui lui faisait froid dans le dos. C’était la présence constante du spectre dans son ombre, la jeune femme posant son regard sur celle-ci par instinct. L’avait-elle vu bouger d’elle-même ? Probablement, parfois il en avait un peu marre de suivre ses mouvements à la lettre. De quoi elle parlait déjà ? Ah oui merde, Rubis.

-‘ Il est parti après quelques mois, me disant qu’il avait des choses à régler. Je l’ai retrouvé après la bataille, comme ça. Depuis je suis incapable de le faire redevenir normal, il n’est plus du tout lui-même. Euh en fait c'est ça la Méga évo, les Pokémons prennent une autre forme, mais juste le temps d'un combat, c'est pas une évolution à part entière. Ça, s'en est une... sauf qu'il reste comme ça, je comprend pas pourquoi. Alors si juste par hasard tu vois un article à propos des problèmes qu’on peut rencontrer avec les Mégas, ce serait vraiment gentil de me l’envoyer. Je te revaudrais ça… ‘

La demoiselle n’attendit pas de réponse et rappela directement le Ténéfix, qui continuait de rigoler tout seul. La demoiselle regarda la Pokéball quelques secondes, triste de voir son ami dans cet état. Elle s’était promis qu’elle finirait par le libérer de tout cela, elle la tiendrait. Remettant la ball à sa ceinture, la jeune femme fut contente de voir Wynaut s’approcher d’elle. Celle-ci sourit et l’aida à monter sur ses genoux, la rousse préférant lui au pauvre fossile. Le dinosaure avait bien vu que Joachim était plus enclin à lui donner des caresses, raison de plus pour laquelle il retourna vers celui-ci, lui mordillant le bas du pantalon pour avoir toute son attention. Eh bien, cet échange de Pokémon lui convenait pour l’instant, Bahia se faisait un plaisir de cajoler le petit bleu.



What.the.fuck. Cogneur se gratta la tête, fixant Bruno d’un drôle d’air. Il avait compris la moitié de ce qu’il avait dit et encore, il n’en était pas sûr. Un autre détail le dérangeait, le chromatique sortant ses lianes pour les regarder. C’était lui ou les siennes étaient plus chétives que celles de Bruno ? Vu leurs différences de taille, c’était assez étonnant. Le marron compara une autre fois, essayant de faire en sorte que cela ne se remarque pas. Il n’avait pas envie que Bruno se rende compte qu’il y avait une forte différence entre les deux. Au final quand il y repensait un peu, c’était normal. Le couleur crème avait passé sa vie ici et s’il utilisait toujours ce moyen de se déplacer, il avait dû se ‘muscler’ un peu à ce niveau. Cogneur n’utilisait presque jamais ses lianes, même en entrainement ou en combat. Il avait peut-être les bras forts et musclés, mais jamais ses lianes ne pourraient supporter longtemps son propre poids. Il y avait donc deux problèmes à cette technique : un les arbres auraient du mal à le supporter, deux il aurait lui-même du mal à se propulser et à tenir le coup. Cogneur marmonna un peu pour lui-même, rangeant les lianes sous sa carapace. Tant pis, il n’avait plus du tout envie de voir comment cela fonctionnait. Son orgueil était trop grand, la dernière chose dont il avait envie, c’était de s’éclater la figure devant Bruno. Toussotant un peu, Cogneur se montrait déjà beaucoup moins intéressé, commençant à s’éloigner un peu en parlant d’un air faussement détaché.

-‘ Oh tu sais, c’est ptet pas une bonne idée fina… ‘

Le Blindépique se tut, écoutant les paroles de son homologue. Un instant. Il voulait qu’il s’accroche à lui ? Euh… C’était un peu… bizarre. Cogneur le fixait encore d’un drôle d’air, se demandant si c’était réellement une bonne idée. Déjà le simple fait d’avoir leurs poids combinés sur la même branche risquait d’augmenter les risques de se casser la gueule. Sans parler que bon… l’idée de rester coller contre lui faisait une drôle d’impression. Peut-être que le chromatique aurait fini par accepter si les humains n’étaient pas là, vu que c’était visiblement une tradition dans leur peuple et que le Blindépique avait envie de faire pareil comme eux. Seulement là il savait que Bahia allait probablement se foutre de lui et c’était hors de question qu’il lui donne cette chance. Essayant de renvoyer l’étrange sensation de malaise qui persistait dans son crâne, Cogneur se mit à rire nerveusement et répondit rapidement à son homologue.

-‘ Euh je crois pas que ce soit une bonne idée. J’veux dire, je suis déjà lourd tout seul, s’accrocher à deux comme ça… je voudrais pas blesser les arbres inutilement. Au pire on reverra ça plus tard, là c’est l’heure d’autre chose… ‘

Voilà un argument qui devrait aller rejoindre les sentiments de son homologue. Ouf, il avait déjà l’impression d’avoir un poids en moins. Son agacement qu’en à la technique était toujours là, mais il se disait qu’il pratiquerait quand Bruno ne serait plus là, au moins il ne pourrait pas rire de lui là-dessus. Heureusement qu’il avait autre chose pour changer de sujet rapidement, il n’avait plus envie de s’éterniser là-dessus. Se sentant déjà mieux, le chromatique se mit à cogner dans sa paume avec son poing, l’air soudainement plus excité. Oh il était toujours comme cela lorsqu’il savait qu’il allait se battre.

-‘ C’est l’heure de te botter les fesses ! ‘

Le ton employé était évidemment moqueur, comme à son habitude. Le Blindépique chromatique était plus qu’un combattant qu’autre chose, c’était sa passion  et il semblait déjà plus intéressé que lorsqu’ils parlaient de lianes. Le chromatique regarda autour de lui, ne voulant pas se battre proche du campement. Il se mit en marche, attirant l’attention de la rousse qui jouait toujours avec Wynaut.

-‘ Cogneur, tu vas quelque part ? ‘

-‘ C’est l’heure de la revanche ! ‘

Quoi ? La demoiselle attrapa sa canne et garda le petit Pokémon contre elle, se levant pour s’approcher des deux mastodontes. Ils voulaient se battre là, maintenant !? C’était bien Cogneur, ça. La jeune femme soupira et se tourna vers Joachim, ne sachant pas trop si Chayton avait fait le lien télépathique avec lui.

-‘ Il dit qu’ils vont se battre. Je sais pas pour toi, mais moi j’aimerais bien regarder. Éviter de trop vous taper dessus, cette fois. Y a pas de centre Pokémon dans le coin. ‘

-‘ T’inquiète pas, on va se débrouiller. ‘

Cogneur était toujours aussi confiant dans en ses capacités, se promettant de pousser Bruno a bout pour l’entrainer. Le chromatique fit signe à son homologue et il commença à marcher, suivi de la demoiselle. Ils allèrent simplement à quelques mètres de là, sous les arbres. Ça n’avait rien à voir avec les arènes qu’il avait fait, mais il se disait capable de se débrouiller ici aussi. Cogneur s’étira de nouveau, s’échauffant les muscles un peu. Il avait envie de voir jusqu’à où Bruno s’était amélioré, s’il avait pris beaucoup en puissant. Bahia restait à l’écart pour lui laisser le plus de place possible, voyant du coin de l’œil son oiseau qui s’était assis sur une branche, observant avec tout son sérieux le combat à venir. Le chromatique se pencha légèrement vers l’avant, ne lâchant pas Bruno du regard.

-‘ Je te laisse commencer, montre moi ce que tu as dans le ventre. ‘

De son côté Bahia tourna légèrement la tête vers Joachim, l’air un peu inquiète. Allaient-ils finir par se fâcher de nouveau, elle espérait que non. Reposant son regard sur les deux Blindépiques, la jeune femme parla à l’étudiant à voix basse.

-‘ Ça a l’air d’aller mieux avec Bruno. ‘

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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Ven 15 Aoû - 16:14



Bahia fit appel à un nouveau Pokemon. Elle ne l'avait pas mentionné au doctorant auparavant. La bête ne ressemblait à rien qu'il ne connaisse. Des énormes pierres précieuses sertissaient le corps de la chose tenant un rubis d'une taille monumentale. Il était... étrange. Joachim ne confierait jamais sa vie à ce Pokemon qui semblait fourbe au possible. Son inactivité ne pouvait être qu'une façade, il faisait trop peur pour être honnête.

C'est alors que la rousse choqua Joachim. En réalité, la chose avait bel et bien sauvé la vie à quelqu'un. Si ce n'était pas pour son intervention, la demoiselle aurait fini morte dans une grotte sans que personne ne puisse la retrouver sous ces éboulis. L'homme comprit par la même occasion pourquoi son amie avait la jambe dans cet état. A leur première rencontre, il pensait que ce n'était qu'une jambe cassée, que ça guérirait naturellement avec le temps. Il s'était mis le doigt dans l'oeil bien profondément. Avant même qu'il ne puisse exprimer ses regrets, il eut droit à un exposé sur les Mega Evolutions. En fait il en avait un peu entendu parler, mais ne savait juste pas que ça s'appelait comme ça. C'était bizarre que l'autre reste coincé dans sa forme supérieure.  Enfin. Bizarre dans le sens où habituellement les gens disent que ça se dissipe. Pour l'étudiant, ça ne faisait aucun sens qu'on puisse changer de forme à volonté en claquant des doigts.

"Désolé pour ta jambe et pour ton Pokemon... Je ne savais pas. Je jetterai un coup d'oeil pour les articles. Je garantis rien mais bon, au moins j'aurais essayé !"
Il fallait vraiment qu'il se le note quelque part sinon il oublierait. Il avait tellement de choses à faire en ce moment que ça lui sortirait de l'esprit comme ça y serait rentré. Il sortit son calepin de son sac à dos et y consigna l'information. Il était sûr d'y penser maintenant. Et heureusement qu'il avait tout noté. Dent Tranchante vint à nouveau le distraire en réclamant des câlins. Il était en manque d'attention ou quoi ? Ce n'était pas Joachim qui allait se plaindre : il ne caressait pas des fossiles vivants tous les jours.

En même temps Cogneur refusa une à une les propositions de Bruno. C'était bizarre qu'après tant d'enthousiasme le chromatique se montre soudain froid et distant. Le crème était presque vexé du retournement de situation. Il avait l'impression que l'autre l'avait fait parler juste pour mieux le contrarier après. Finalement oui, lui non plus n'avait plus envie de l'emmener dans les arbres. Il aurait qu'à se crouter seul en s'entraînant par derrière.

"Oui, t'as raison, c'est une mauvaise idée finalement." répondit-il sèchement.
L'autre lui proposait un combat à la place de cette leçon. Très bien. Il se ferait botter le cul dans les règles de l'art. Bruno se délectait presque de la confiance de son homologue. Il se ferait un plaisir de lui montrer qu'en forêt, il était aussi vulnérable qu'un Marisson. Peut être que s'il n'avait pas été vexé, le Blindépique de Joachim aurait été plus conciliant mais la il ne laisserait aucune chance à celui qui le provoquait en duel. Il lui donnait la main en plus ? Ah ben c'était parfait. Avant toute chose, Bruno cogna aussi ses deux poings afin de déclencher le mécanisme déployant sa targe. Il en avait besoin pour combattre plus efficacement.

Les deux humains remarquèrent que leurs Blindépique avaient décidé d'un combat. Joachim prit un air blasé comme s'il était mécontent que les affrontements aient de nouveau lieu. Tout ce temps à se tenir tranquilles avait suffi pour les rendre belliqueux ? L'homme se leva pour approcher de la confrontation et l'observer. Il avait peur que l'un des deux se fasse mal. Bruno n'était clairement pas du genre à retenir ses coups quand il s'y mettait. Ceux que le doctorant avait reçu lors de leur première rencontre en attestaient.

"Ce que j'ai dans le ventre ? Sulfura."
Cogneur ne le croirait pas, mais tant pis. Le vaincre en combat suffirait à lui prouver qu'il était meilleur que lui. Avoir tenu tête à l'oiseau de légende n'était au final qu'un argument d'autorité qui était sensé être menaçant. Peut être que le chromatique comprendrait que son homologue avait beaucoup progressé et que ses chances de victoire s'amenuisaient.

"Allez, je te laisse un peu de temps avant de te mettre dos au mur. Prêt ?"
S'appuyant fermement sur ses appuis, le crème prit une position parfaite pour maitriser la terre. Après une concentration très rapide, il feignit un Upercut en serrant les dents. Son adversaire ne comprendrait sans doute pas pourquoi il frappait dans le vide et n'en serait que plus désemparé. En réalité, Bruno avait conjuré un Tir de Boue à distance. La terre sous Cogneur allait se projeter en un long serpent contre son menton en guise de manifestation physique de l'upercut qui avait été fait dans le vide. Ca risquait de le sonner un peu, et réduirait assurément sa vitesse s'il était touché.

Il réitéra immédiatement l'opération en effectuant cette fois ci un coup de pied rotatif qui montait vers le haut. Cette fois ci, la boue sortirait du sol sur le côté gauche de Cogneur et serpenterait jusqu'à sa tête voire ses oreilles. Un autre coup qui réduirait sa vitesse. Grâce à cette rapide démonstration de la communion parfaite entre un Gardien et sa Forêt, Cogneur comprendrait rapidement qu'il avait beaucoup à apprendre sur les capacités de ses semblables vivant dans la nature.

"Alors cette tarte à la gadoue ?"
"Aller mieux avec Bruno ? Je le trouve moins à cran qu'avant mais autrement..." répondit l'historien.
Il ne trouvait pas spécialement que le comportement de son compagnon se soit drastiquement amélioré probablement parce qu'il vivait avec lui au quotidien. Bahia, elle, n'avait vu le Pokemon qu'à deux occasions et était plus à même de faire un comparatif. Malgré son attention porté aux paroles de son amie, l'homme n'avait d'yeux que pour l'affrontement. Il fut étonné devant la maitrise de la terre de Bruno, c'était la première fois qu'il le voyait utiliser la boue à son avantage... ce qui était normal, en ville la boue est presque inexistante.

Finalement, des petits bruits se firent entendre sur le côté. C'étaient les Pokemons du barbu qui revenaient. Tous un peu encrassés, mais pas blessés. Sans doute avaient-ils trop trainé dans la boue pour jouer au loup eux aussi. Ils furent accueillis par des salutations brèves, le combat pompant toute l'attention. Berend et Bismuth s'assirent au sol pour le regarder eux aussi. Pissenlit, quant à lui, se posa sur la tête de son dresseur qui eut un petit sursaut de dégoût.

"Ah non, t'es tout sale la ! Tu reviendras quand tu seras propre ! Je te présente le reste de la troupe Bahia... C'est pas le meilleur moment pour ça mais bon."

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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Ven 15 Aoû - 18:11

Il n’était pas content qu’il refuse ? Cogneur serra les dents, essayant de ne pas s’emporter de son côté en entendant son ton sec. Est-ce qu’ils allaient pouvoir un jour discuter tranquillement sans qu’un des deux se fâche ? Le chromatique commençait à en douter. Mettant le tout au fond de son crâne, Cogneur marmonna un peu en entendant les paroles de son adversaire. Sulfura ? Le Blindépique haussa un sourcil, surpris. Vraiment, il avait réussi à battre un légendaire, de feu en plus ? Pas qu’il ne le croyait pas, mais c’était plutôt étrange à ses yeux. Il avait probablement été aidé et ne le disait pas, pensa le Blindépique. Le marron haussa simplement les épaules, se disant qu’au final, le combat ne serait que plus intéressant s’il avait vraiment monté de niveau. Frappant ses poings ensemble, le chromatique observait son homologue, attendant de voir ce qu’il allait faire. Cogneur ouvrit grand les yeux en le voyant faire des mouvements dans le vide, se demandant quelle mouche avait pu le piquer. Il se mit à se gratter la tête, avant de se prendre le Tir de Boue sous le menton. Surpris, il recula un peu, se frottant par réflexe la barbe pour y retirer la boue. Le Blindépique serra les dents en le voyant bouger de nouveau, n’ayant pas vraiment le temps de réagir. Le deuxième coup lui vint sur le côté, frappant sa tête et entrant un peu dans l’orifice de l’oreille gauche. Saloperie, ça lui piquait ! Cogneur secoua sa tête un peu, sortant les résidus de boue de son oreille. S’arrêtant quelques secondes, le chromatique se demanda comment Bruno pouvait faire quelque chose comme cela. Il était lui-même capable de faire des Tirs de Boues, facilement d’ailleurs, mais le faire à distance… Cogneur était obligé de le faire à partir de lui-même et dès qu’il l’envoyait, il en perdait le contrôle.

-‘ Tu essais de me rendre sourd ou… ? ‘

Le ton de voix était amusé, mais au fond de lui-même, Cogneur était en ébullition. Les deux attaques ne l’avaient pas vraiment blessé, en fait il ne ressentait pas grand-chose. Leurs niveaux étaient encore espacés et il utilisait des attaques auxquels ils étaient tous deux résistants, cela le rassurait un peu. De l’autre côté, il perdait de la vitesse, lui qui était déjà un peu lent à la base. Le Blindépique renvoya au fond de son crâne les questions qui lui polluaient l’esprit : il savait jouer avec de la boue, et alors ? Il croyait que ce serait assez pour battre un géant comme lui ? Ne se laissant pas déstabilisé plus longtemps, le Blindépique se pencha légèrement vers l’avant, réfléchissant rapidement à ce qu’il allait faire. Pour une fois il pouvait essayer d’y penser un peu, ne voulant pas appliquer sa stratégie habituelle du : je fonce dans le tas et je tape le plus fort possible. Contre Bruno cela risquait de fonctionner moyennement, Cogneur était capable d’admettre qu’il était plutôt malin et n’avait pas envie de perdre un avantage parce qu’il ne prenait pas le temps de penser à ce qu’il pourrait faire. Après un instant d’hésitation, il cria subitement.

-‘ Bahia, accroche-toi ! ‘

Quoi ? La demoiselle poussa un cri de surprise lorsque la terre se mit à trembler, le Blindépique ayant enfoncé son pied dans la terre en libérant toute son énergie. Séisme était une attaque qu’il aimait particulièrement et en forêt elle avait plus d’effet qu’en ville avec le béton. La terre s’ouvrait un peu et les arbres craquaient, des branches tombant au sol. Bahia se retrouva sur les fesses, marmonnant en voyant que Cogneur s’élançait dès que l’attaque était terminée. Il avait essayé de déstabiliser Bruno, utilisant surtout Séisme pour le faire tomber ou l’empêcher de bouger sous peine de perdre l’équilibre. Il marmonna en se rendant compte qu’il commençait à être lent, essayant de se rapprocher rapidement de l’autre pour lui coller un Plaquage. Il avait un étrange pressentiment, mais le renvoyait au fond de son esprit, restant confiant dans ses capacités.

Bahia se releva avec l’aide de sa canne, poussant un soupir. Elle doutait qu’un jour ces deux-là puissent s’entendre. Ils étaient tellement… différents, sur tous les points. La demoiselle tourna la tête et fut rassurée de voir que les Pokémons de Joachim étaient revenus, ils n’avaient donc rien croisé de bizarre sur le chemin. La jeune femme sourit à ceux-ci et se pencha un peu voir eux, riant en voyant qu’ils étaient pleins de boue eux aussi.

-‘ Salut vous deux, on s’est déjà vu… enfin, j’avoue que la situation ne se prêtait pas à cela, mais je suis contente de vous voir. ‘ La demoiselle releva la tête et observa le Granivol, son regard s’illuminant subitement. –‘ Toi par contre je te connais pas, enchanté ! ‘

Bahia avait vu les deux autres lorsqu’ils s’étaient battus contre les Zodiacs, mais elle ne serait pas surprise si ceux-ci ne se souvenaient pas d’elle, vu comment ils avaient dû avoir peur… La demoiselle observa encore quelques secondes le Granivol, avant de tourner la tête et regarder le combat, gardant le silence.

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Berndt Joachim
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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Ven 15 Aoû - 22:11



Les tirs de boue à distance avaient eu l'effet attendu. Cogneur n'y vit que du feu et ne put rien faire pour anticiper ou contrer les serpents boueux qui lui fonçaient dessus. Peut être s'il avait eu une plus grande connexion spirituelle avec la nature l'entourant, il aurait pu sentir que quelque chose ne tournait pas rond dans la stabilité de l'humus. Dommage pour lui. Bruno était à son apogée au milieu de sa forêt natale. Il l'entendait parler, il savait comment utiliser ses forces à son bénéfice. Il ne pouvait pas perdre ici. Il fut néanmoins un peu distrait quand son adversaire essuya sa belle barbichette. Visiblement, il n'y avait pas que les muscle qui allaient avec sa taille, la barbe suivait. Tentant de se reconcentrer, le Blindépique répondit à la pique de son adversaire.

"Te rendre sourd ? On sait tous les deux que ça ne me ferait pas plaisir..."
Et pourquoi ça ne lui ferait pas plaisir ? Tout d'abord, son adversaire n'entendrait plus les coups en fourbe s'abattre sur lui. La surdité était un défaut notable en combat Pokémon et Bruno ne voulait pas vaincre un adversaire handicapé. Ca ôterait toute la gloire qu'il aurait à soumettre le grand Cogneur. De plus s'il devenait sourd, les voix de tout ceux qui lui sont chers ne seront plus que des souvenirs. Et on ne peut souhaiter ça à personne, surtout pas à son rival. Il y avait certes la télépathie, mais ça ne remplacerait jamais la chaleur du son. Bien qu'il se sente rival et en relations tendues avec le chromatique, l'ancien gardien ne voudrait pour rien au monde qu'il ne puisse plus l'entendre.

Prévenant sa dresseuse prestement, Cogneur utilisa ensuite son Séisme. Comme à leur précédent affrontement, il l'utilisait certainement pour déstabiliser Bruno. Ce dernier le comprit immédiatement et tenta tant bien que mal de tenir fermement sur ses appuis qu'il avait consolidés au début du combat. Ce ne fut pas le cas de Joachim qui chut à nouveau sur le dos. Trop occupé à tenter de faire descendre son Granivol, il n'était clairement pas en bonne position pour rester debout si le sol tremblait.

"Un jour je me relèverai plus si ça continue." soupira-t-il.
Son Teddiursa eut alors la superbe idée de lui sauter sur le ventre pour ajouter un peu plus de douleur au mélange. Bien entendu, l'ourson le faisait avec l'intention de s'amuser et arborait un sourire rayonnant. Le doctorant expira sourdement avant de lui demander de descendre. Pissenlit, lévitant gentiment au dessus du sol alla graviter autour de la rousse qu'il ne connaissait pas. Il fallait bien dire bonjour et puis son dresseur venait de le répudier. Bismuth lui, était pris dans une petite crevasse crée par le Séisme. Prisonnier du sol, il poussait des cris plaintifs implorant qu'on le sorte de la. Et il n'y avait pas que lui qui se lamentait. La forêt aussi pleurait. Le séisme lui avait fait mal, Bruno le sentait. Il rendrait la punition au centuple à Cogneur. Gentiment, mais il lui rendrait. A ce rythme, s'il continuait à tout bousiller, il finirait par attirer l'attention d'autres gardiens et ça ne plaisait guère au déserteur forcé. Il n'avait clairement pas envie d'être confronté à ses anciens camarades, en particulier s'il était accompagné par des humains. Ca risquait de chauffer à la fois pour lui et pour eux.

Mais il n'avait clairement pas le temps de s'imaginer ce que les Gardiens leur feraient subir. Le chromatique lui "fonçait" dessus afin de le plaquer visiblement. Foncer étant un mot bien fort alors que la vitesse de l'adversaire avait été drastiquement réduite. Bien que ses positions et sa santé aient été fragilisés par le puissant Séisme, Bruno n'eut aucun mal à se reprendre. Lui n'était en rien handicapé dans ses mouvements. Il expulsa le Fouet Liane de sa main gauche et l'envoya derrière Cogneur tandis que le Blindépique tournait sur lui même. L'autre voulait le plaquer ? Eh bien il plaquerait sa grosse carapace et ne la quitterait pas. Il serait lié à lui par le Fouet Liane qui reviendrait vers son lanceur grâce à la force centrifuge due à la rotation. Et de l'autre main, l'Epinarmure crème préparait son autre Fouet Liane. Dès que Cogneur serait contre lui, Bruno s'agripperait à l'arbre le plus proche et l'emmènerait faire un petit tour dans les airs. L'autre n'avait pas voulu de sa séance d'initiation ? Tant pis, il y aurait quand même droit. Avant de le provoquer en duel, Cogneur aurait mieux fait de tenter de comprendre la technique, il en aurait besoin puisque Bruno avait l'intention de relâcher la liane le retenant à lui une fois qu'il serait suffisamment haut. Il ne se faisait aucun souci pour la sécurité de son adversaire. C'était un Blindépique bien entrainé, il saurait chuter de telle sorte à ne rien se casser. Mais ça ferait bobo quand même. A moins qu'il ne trouve le moyen d'empêcher complètement sa chute.

De son côté, Joachim se releva doucement et se précipita au secours de son petit baragon. Il tenta de l'extirper du trou mais son Pokemon y était bien pris. Tirant un peu plus fort, il finit par se piquer à une de ses cornes et subit le poison qui allait avec. Poussant un juron de douleur, le barbu arrêta tout et prit son sac à dos.

"T'en manques pas une pour m'empoisonner toi..." dit-il en sortant un Antidote.
Il l'appliqua sur a plaie avant de mettre ses mitaines de cuir pour continuer à extirper son Nidoran. Berend aida aussi un petit peu. Malgré sa taille, sa force physique était non négligeable, à deux ils y arriveraient. Boudant encore un peu son dresseur, le Granivol préféra tourner autour de la rousse qui lui parlait gentiment. Il ne pouvait pas faire grand chose d'autre pour montrer qu'il était content mais c'était déjà ça... Wynaut boudait aussi mais à cause du Séisme. Si ça continuait il allait se fâcher et ça ne serait plaisant pour personne.

"Bahia ? Tu veux bien t'occuper de Wynaut un petit moment ? S'il s'énerve... Oh non, t'as pas envie de savoir ce qu'il se passe quand il s'énerve, crois moi." implora Joachim tandis qu'il continuait à tirer.

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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Ven 15 Aoû - 22:57

Le Blindépique sentit que quelque chose n’allait pas. Pourquoi se mettait-il de dos ? Cogneur était en plein élan pour son attaque, quand il vit le Fout-Liane passer à côté de lui, c’était déjà trop tard. Le chromatique ne tenta même pas de s’arrêter, se disant qu’il profiterait de son coup et verrait quoi faire ensuite. Cogneur ne s’attendait vraiment pas à ce que celui-ci l’oblige à venir faire un voyage dans les arbres, se disant qu’il devait préparer une autre attaque. Ce ne fut que lorsqu’il frappa son dos et sentit la liane se resserrer sur lui qu’il comprit le piège. Il n’avait même pas réussi à le faire tomber, se retrouvant coller à sa carapace. Non. Non, il n’était pas sérieux, ça ne pouvait pas être cela. Poussant un rugissement de colère, le Blindépique tenta de s’en défaire, furieux de se faire avoir de cette façon. Il lui avait dit non, que ne comprenait-il pas là-dedans !? C’était pour se venger qu’il faisait cela ? Cogneur n’aimait pas du tout être ainsi collé contre lui, la sensation de malaise revenant rapidement. Il devait s’en défaire, maintenant. Il était plus grand que lui et le dépassait toujours d’une bonne tête, la sienne étant plutôt proche à présent. La seule envie qu’il avait, c’était d’envoyer un bon coup de boule à cet idiot. Seulement, en serait-il capable ? Il hésita quelques secondes… avant de finalement ne rien faire. Cogneur était prêt à décoller, ses lianes ressortant légèrement de sa carapace, prêtes à être utilisé aussi. Il ne savait pas ce que cela donnerait, mais il voulait essayer. Il aurait pu tenter de s’agripper au sol et empêcher Bruno de s’envoler avec lui, mais malgré la colère qu’il ressentait contre lui, il voulait voir de plus près comment la technique fonctionnait. C’était plus fort que lui, il allait le laisser commencer et s’il le pouvait, chercher à reprendre l’avantage dans les airs. Il serra les dents et ferma les yeux quelques secondes, attendant que Bruno décolle. Il savait qu’il avait le vertige, mais était trop têtu pour l’avouer, sa promenade dans les airs risquait d’être plus compliquée que ce qu’il croyait.



Bahia observa d’un drôle d’air Joachim qui semblait se battre avec son Pokémon pour le faire ressortir de terre. Elle aurait bien aimé l’aider, mais le jeune homme avait visiblement une autre mission pour elle. La rousse fronça les sourcils, posant son regard sur Wynaut. Elle savait bien que Joachim était un peu peureux, mais s’il disait que le petit bleu était désagréable quand il se fâchait, elle voulait bien le croire. Celle-ci continua donc de le cajoler, essayant de porter son attention ailleurs en espérant qu’il ne se fâcherait pas. Elle tourna les yeux quelques secondes vers le combat, ouvrant grand les yeux en voyant que Cogneur semblait faire un câlin à Bruno par-derrière. Ce ne fut qu’après qu’elle vit les lianes dans son dos, ce qui expliquait pourquoi il ne partait pas. Voulant éviter qu’ils s’entretuent plus loin, la jeune femme releva la tête et vit que son oiseau était déjà prêt à décoller lui aussi.

-‘ Santo, suis-les ! ‘

-‘ À vos ordres, Chica. ‘

Si Bruno se mettait à jouer à Tarzan entre les arbres, Bahia ne pourrait jamais suivre le rythme et les suivre, elle allait devoir laisser tomber le combat. Le Brutalibre étira ses ailes et s’envola, passant au-dessus des deux Blindépiques. S’il y avait quoi que ce soit, il n’aurait qu’à les prévenir. Bahia soupira et se tourna vers le barbu, espérant que celui-ci ne souffrirait pas trop du poison malgré l’Antidote.

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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Sam 16 Aoû - 10:43



Bruno fit de son mieux pour tenir bon face au Plaquage de son adversaire. Il était fort, très fort mais le Blindépique ne pouvait pas se permettre de flancher maintenant. Sa motivation pour vaincre était bien trop grande. Il se disait que si le chromatique perdait alors qu'il serait plus enclin à apprendre les voies de la forêt pour progresser et de nouveau avoir l'avantage. Une technique fourbe pour obtenir l'attention de l'autre en somme. Cogneur était maintenant serré contre lui grâce à la liane. L'ancien gardien sentait la respiration chaude de l'autre dans le dos de sa tête. Pour une raison qu'il ignorait, il trouvait ça agréable et réconfortant. L'espace d'un instant il avait presque oublié le combat et de fait il ne se propulsa pas immédiatement dans l'air, laissant éventuellement à l'autre une fenêtre de fuite. Mais non, il ne fuyait pas. Le marron restait collé à Bruno comme s'il avait envie d'être emmené. Ce dernier commençait à croire que son homologue était réellement intéressé par sa culture mais était trop orgueilleux pour l'avouer devant son rival. Quoi qu'il en soit, le Blindépique de Joachim ferma les yeux et eut un sourire en coin.

Puis d'un coup, il enclencha le mouvement pour monter. Une branche située à une dizaine de mètres du sol, rien que ça. Bruno était confiant. Il avait la conviction qu'il arriverait à porter son propre poids et celui du géant qui réchauffait son dos par sa présence. Ce fut un peu difficile. Sous le poids des deux Blindépiques, le porteur plissa les yeux et serra les dents. Ses lianes lui faisaient mal. Très mal. Il allait avoir besoin d'utiliser sa rangée secondaire pour alléger le poids sinon il n'y arriverait pas. Deux nouvelles lianes vinrent consolider la position du grimpeur. Une fois qu'il fut suffisamment haut, il s'arrêta quelques secondes.

"T'avais raison en fait... T'es trop musclé pour que j'arrive à nous porter tous les deux." dit-il d'une voie sourde.
Il tenta d'attraper une autre branche avec ses lianes secondaires pour gagner encore un peu d'altitude, mais rien à faire. Il n'aurait pas la force de le promener. Ca aurait pu le faire s'il n'utilisait pas une de ses meilleures lianes pour empêcher la chute de celui qui était dans son dos. En tout cas, il était déjà très content que l'autre lui ai fait confiance jusque la. S'il arrivait à trouver les mots juste, Bruno tenterait de l'en remercier après le combat. En prenant une dernière et douloureuse poussée d'altitude, il parla.

"Désolé, mais c'est le combat..."
Et lâcha Cogneur.

"Ne m'en veux pas."
C'était ça où ils tombaient tous les deux. Utilisant de sa liane nouvellement libérée, il entama une descente douce. Il surveillait son rival de très prêt. C'était peut être une erreur de le faire tomber. C'était certes un colosse expérimenté mais le gardien ne pouvait pas s'empêcher de s'inquiéter pour lui. Si la chute de son adversaire semblait trop dangereuse -s'il menaçait de tomber sur la tête ou de s'empaler sur quelconque objet-, il interviendrait avec un Fouet Lianes pour l'empêcher de tomber trop durement. Le poids de l'autre soudainement à sa charge ferait certainement succomber la branche à laquelle Bruno se tenait mais au moins il aurait sauvé le chromatique d'une douleur certaine. Il n'aurait ensuite aucun mal à se trouver une nouvelle branche pour amortir sa propre chute. Bien qu'en combat, il ne voulait pas blesser gravement Cogneur, il ne se le pardonnerait pas. Si ça n'avait pas été lui, l'ancien gardien aurait déjà arrosé le sol de Picots pour rendre la chute plus difficile. Mais il ne le fit pas, quelque chose au fond de lui ne voulait pas le faire.

Joachim finit par sortir son baragon de la crevasse, non sans efforts et quelques coups de pics supplémentaires. Pourquoi avait-il fallu qu'il tombe sur un Nidoran avec Point Poison ? Quelle poisse. Wynaut se calma un peu grâce aux caresses de Bahia mais il continuait de regarder d'un air mauvais la scène. Déjà quelques petites mains noires commençaient à émaner de sa queue pour aller caresser en retour la rousse. Ah ça y est, il commençait à devenir flippant. Afin de parer à toute éventualité, un coup rapide de Pokéball rappela l'Okeoke.

"Désolé, mais..."
Puis le doctorant vit ce que Bruno faisait subir à son adversaire. Son visage se décomposa devant la scène. Certes, ce genre de violences étaient monnaie courante lors des affrontements Pokemons mais ca restait choquant aux yeux de l'homme. Il ne serait jamais véritablement un dresseur. Il ne comprenait pas que ses amis aux pouvoirs mystérieux étaient bien plus résistants que lui. Tentant de chasser de sa tête ce qu'il venait de voir il se tourna vers son amie. Elle devait être terrifiée. Voir Cogneur suspendu en l'air à la merci d'un Blindépique lunatique ne devait pas la rassurer. Il fallait essayer de détourner son attention.

"Hum. Euh... Au fait les Rattata vont bien ?"

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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Sam 16 Aoû - 15:03

Cogneur eut un haut-le-cœur lorsqu’elle Bruno commença son escalade dans les branches. Ils n’étaient même pas à cinq mètres au-dessus du sol qu’il regrettait déjà son choix. Le chromatique tenta de s’agripper à la carapace de son homologue, mais il avait les bras emprisonnés à cause de la liane.  Essayant de se contrôler, le Blindépique gardait les yeux rivés devant lui, fixant la tête de Bruno plutôt que de regarder le sol. Après quelques secondes la tentation fut trop forte et il jeta un coup d’œil vers le bas. Mauvaise idée. Il fut pris de sueur froide, se mettant à respirer plus rapidement. C’était haut, quand même… il n’était pas du tout habitué à cela. Le nombre fois où il était monté dans les airs ce comptait sur les doigts d’une seule main et il détestait toujours autant cela. Il croyait que le crème allait rester proche de la terre, mais celui-ci semblait jouer les acrobates… un peu trop haut à son goût personnel. Cogneur était nerveux et il avait bien raison de l’être : il voyait clairement que Bruno avait du mal à supporter son poids et le sien combinés. Oh merde, il n’aimait pas cela du tout ! Seul l’orgueil l’empêchait de demander à son homologue de redescendre, le marron fermant les yeux en essayant de s’imaginer ailleurs. Il était les pieds à terre, il était les pieds à terre…. Il était au-dessus du vide, bordel ! Il commençait vraiment à avoir mal au cœur, l’impression de vertige restant bien présente. Quel con. Il lui aurait suffi de se débattre un peu pour se libérer, comme ça il ne serait pas ici. Le Blindépique se disait que ses problèmes d’orgueil mal placé commençaient à le mettre dans des situations pas possibles. Plutôt que d’avouer sa peur des hauteurs, il fermait les yeux et espérait que son tour de manège serait bientôt fini. Euh… pourquoi est-ce qu’il avait l’impression que Bruno ralentissait ? Il regarda de nouveau vers le bas, se retenant de vomir en se rendant compte qu’ils étaient encore plus hauts que tout à l’heure. Il avait vraiment un mauvais pressentiment…

-‘ Q… quoi !? ‘

Non ! Il allait vraiment faire ça !? Quel con, quel con ! Il aurait dû rester sur la terre ferme, lui qui lui faisait confiance ! Cogneur sentit la rage monter en lui d’un coup, incapable de réagir. S’il avait été libre de ses mouvements, il l’aurait probablement étranglé. Le marron lui avait bien dit qu’il était lourd, mais non, il fallait qu’il fasse à sa tête. Ce débile allait le lâcher à je sais pas combien de mètres du sol alors qu’il était phobique des hauteurs. Le Blindépique préférait se dire qu’il ne faisait pas exprès, parce que si c’était vraiment sa première idée de l’amener faire un tour et de le balancer en bas d’un arbre, il allait le tuer. Le chromatique n’eut pas vraiment le temps de penser à tout cela, d’un coup Bruno le lâcha, le Pokémon commençant sa chute libre. Sur le coup Cogneur crut que son cœur allait exploser sous la pression, alors qu’il ouvrait la bouche pour crier. Pas le genre de cri ou de rugissement qu’il faisait d’habitude, grave et puissant. Non non, celui-là était légèrement plus aigu. Ce n’était pas le ton qui écorchait les oreilles du Blindépique, c’était la peur qu’il sentait dedans. Lui, avoir peur !? En ce moment, c’était le cas. Il sentait son corps tomber avec rapidité, voyant la cime de l’arbre s’éloigner rapidement. Cela ne prit que quelques secondes avant qu’il ne rejoigne le sol, son cri ne finissant plus. Il tenta vainement de s’accrocher à un arbre avec ses lianes, celles-ci s’agrippant à l’une d’elles… qui se brisa immédiatement sous le poids du Blindépique. Cogneur ferma les yeux et jura intérieurement, tentant de rester de dos. Si c’était sa carapace qui frappait le sol, il aurait moins de chance de se blesser. Malgré ses efforts il se déporta un peu sur le côté et frappa soudainement le sol, se cognant le bas des côtes sur une pierre cachée sous les feuilles. Sentant une douleur incroyable lui traversant tout le corps, il se retint de crier de nouveau, enfonçant ses dents dans ses lèvres. Le sang se mit à couler le long de son menton, le Blindépique posant une main sur les côtes qui lui faisaient mal. Bordel…

-‘ Espèce de s… ‘

Il rejeta la tête vers l’arrière, se retenant de crier de colère cette fois-ci. Son corps c’était légèrement enfoncé dans le sol sous l’impact, Cogneur tentant lentement de se relever. Ce n’était pas possible, cet idiot avait trouvé le moyen de lui briser une côte ou deux. Le marron se retrouva lentement sur ses pieds, celui-ci retirant sa main de son thorax. Il devait faire comme si de rien n’était, même si la douleur était insupportable. Il n’allait pas donner la satisfaction à Bruno de le voir souffrir, hors de question. Ce n’était pas la première fois qu’il se cassait quelque chose, il était capable de combattre quand même. Les jambes un peu molles et le pelage mouillé à cause de la sueur, le Blindépique blessé cherchait l’autre du regard. La colère qu’il ressentait était grande et la seule envie qu’il avait à présent, c’était de lui écraser la figure à coup de poing. Il lui avait fait confiance et il l’avait balancé au sol, il ne lui pardonnerait pas aussi facilement, même si c’était un combat et que tout était permis. La rage le poussa à enchainer deux Gonflettes, l’une après l’autre. Ses muscles se mirent à gonfler et il grogna en sentant que cela écrasait un peu ses côtes endolories. Il allait prouver à Bruno qu’il était une forteresse sur patte, rien ne l’arrêterait, pas même des fractures. Cogneur respirait rapidement et fixait son homologue, son regard brûlant de colère.

-‘ Je… Bordel de merde, je te fais confiance et tu me balances comme ça dans le vide !? Descend de là que je t’en colle une ! ‘

Ignorant la douleur le plus possible, le Blindépique faisait peur à voir. Ses muscles étaient encore plus apparents et son visage était fermé, plus de moquerie ou d’amusement. Il allait trouver le moyen de l’humilier et de le battre, même blessé.



Bahia de son côté ne lâchait pas Cogneur du regard. Elle avait le cœur qui bondissait dans sa poitrine, le voyant monter de plus en plus haut. Il n’allait quand même pas… Oh non, ce n’était pas vrai ! La jeune femme ne remarqua même pas que Wynaut jouait avec elle, regardant avec horreur son Blindépique tomber et frapper le sol avec force. Est-ce qu’il se relevait ? … Oui. La jeune femme soupira avec force, la main sur la poitrine, juste au niveau du cœur. Sur le coup elle avait cru qu’elle ferait une crise cardiaque… heureusement que son Cogneur était très solide. Continuant de regarder la scène en se demandant ce qui allait se produire maintenant, la demoiselle écouta d’une oreille distraite les paroles de Joachim.

-‘ Hum… huh, les quoi ? Oui oui, ils vont bien. ‘

Bahia ne développa pas la discussion plus que cela, beaucoup trop concentrée sur le combat en cours. Elle avait l’impression de loin que son Blindépique se déplaçait bizarrement… et s’il s’était fait mal ? Ah non, elle n’allait pas commencer. Il était un adulte, il était capable de se débrouiller. Seulement il était têtu un peu sur les bords… sans un mot de plus, la rousse serra sa main sur sa canne, ne le lâchant pas du regard. Elle se sentait mal pour Joachim qu’elle mettait un peu de côté, mais ce combat lui mettait les nerfs en pelote.

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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Sam 16 Aoû - 17:44



Et voila. La chute du colosse. Il semblait avoir anormalement peur, avait-il le vertige ? Ses yeux et son cri ne trompaient personne pas même Bruno qui fut soudain pris de remords de le voir souffrir intérieurement ainsi. Malgré quelques tentatives de rattrapages ratées, l'autre devait s'en sortir au vu du tapis de feuilles assez épais qui siégeait au sol. Au moins le Séisme avait pu faire tomber de quoi amortir la chute du chromatique apeuré. L'ancien gardien, redescendant doucement était rassuré. Son adversaire ne devrait pas trop souffrir lors de l'impact. Mais il y eut un bruit inattendu, comme celui d'un craquement. Ce n'étaient pas la douce berceuse des feuilles dérangées, non.

"Cogneur !" s'écria Bruno.
Il redescendit à toute vitesse pour voir ce qui n'allait pas, priant pour qu'il n'ait rien de cassé. Le Blindépique commençait à regretter de l'avoir emmené aussi haut pour le lâcher. Il avait combattu comme il aurait combattu n'importe qui et usuellement il s'en fichait de voir les autres tomber et se faire mal. Mais cette fois ci, il avait mal pour son adversaire. Usant de ses lianes pour se tirer vers le sol, il fut rapidement de retour sur la terre ferme, à quelques mètres de sa victime qui avait eu le temps de lui pester dessus et d'enchaîner les Gonflettes pour lui cogner la gueule. Et l'autre n'avait clairement pas l'air commode avec ses muscles gonflés le temps de la confrontation. A tous les coups la rigolade était terminée.

"Je... Je pensais pas que ça te ferai si peur et si mal !" s'écria Bruno.
Il faisait marche arrière au fur et au mesure qu'il voyait l'autre approcher. Il avait son bouclier de prêt à contrer toutes les attaques mais il ne se sentait pas la force de l'utiliser. Il se sentait vraiment bizarre à l'intérieur, la boule au ventre comme s'il avait fait quelque chose de grave. Son état le décourageait à combattre, du moins empirer l'état de son adversaire. C'était la première fois qu'il ressentait un tel trouble et ça le perturbait. Le gardien ne comprenait pas pourquoi le sort de son adversaire l'affectait autant, d'habitude jeter ses ennemis du sommet ne lui faisait rien du tout. C'était la routine habituelle. Mais la...

D'un autre côté, il était tiraillé par l'envie de vaincre, ou du moins ne pas perdre face au chromatique qui menaçait de lui casser la figure. Un plan, vite un plan. Il était en pleine forêt, ce ne serait pas difficile de trouver une échappatoire en observant le terrain. Regardant avec panique de droite à gauche toujours en faisant marche arrière, le Blindépique cherchait des fougères, des buissons, des lianes naturelles, n'importe quoi. Des armes qui lui permettraient de vaincre Cogneur sans le blesser plus physiquement. Ca risquait de piquer son ego davantage, mais c'était la seule solution. L'Epinarmure crème n'avait pas le choix. Et tout ce temps qu'il perdait à observer, son adversaire pourrait l'utiliser pour le tabasser.

De son côté, Joachim remarqua à quel point Bahia était inquiète pour son Blindépique. Et il y avait de quoi, Bruno était en train de le malmener de bout en bout. Bien qu'ayant ressenti l'espace d'une seconde la pique du ressentiment, l'homme ne tint pas rigueur à son amie de l'explication plus que succincte qu'elle lui avait fourni. Il se releva pour aller à ses côtés ayant en tête l'idée de la consoler. Au vu de la relation que le duo entretenait, il était normal que la rousse se sente mal en voyant ce qu'il se passait.

"Ca va aller, t'inquiète pas. Cogneur est plus résistant que ça, tu le sais..."

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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Sam 16 Aoû - 21:19

L’envie de lui écraser un Marto-Poing dans la figure ne manquait pas, oh non. Cogneur tentait de contrôler sa colère du mieux qu’il pouvait, mais la douleur qui lui provenait de ses côtes ne l’aidait pas du tout. Les muscles bandés au maximum, le Blindépique semblait sur le point d’exploser de rage. Néanmoins les paroles et le comportement de Bruno semblaient avoir un effet sur lui, le couleur marron se calmant un peu. Il se serait attendu à ce que son adversaire le frappe alors qu’il était au sol, mais ce n’était pas le cas. Bruno ne faisait que reculer, cherchant visiblement quelque chose du regard. Lentement, le chromatique se mit à marcher plus lentement, pour finalement s’arrêter de bouger. Son souffle était rapide et c’était une véritable torture, il devait se calmer s’il voulait avoir moins mal. Prenant des petits souffles lents pour minimiser le mouvement de sa cage thoracique, le Blindépique tentait de calmer son esprit. Il ne lâchait pas le couleur crème du regard, la colère se lisant toujours dans celui-ci. Comment ça, si peur ? Il n’avait pas eu peur ! Cogneur serra les dents, déglutissant mal sa salive et son mensonge. Le simple fait que Bruno le voit dans cette position de faiblesse faisait crier la petite voix de son ego au fond de son esprit. Il était fort et courageux, ce n’était pas une petite chute comme ça qui allait le déboussoler. Cogneur tentait de se réconforter lui-même de sa faiblesse, incapable d’accepter qu’il était en mauvaise posture. Le chromatique avait l’habitude d’être le plus fort, il était grand et imposant, il aimait montrer qu’il avait de la force, autant physique que psychologique. Ça avait toujours été comme ça et sans le vouloir, Edward y avait contribué avec son éducation. Le grand Cogneur avait passé sa vie à développer ses capacités au combat, mais il avait fini par délaisser le côté plante. Aujourd’hui il se rendait compte que ce n’était pas suffisant et cela lui faisait mal, en colère à la fois contre Bruno, mais aussi contre lui-même. Cogneur passa une main sur son crâne, frissonnant un peu à cause du vent qui refroidissait la sueur qu’il avait de coller à la peau. Il était toujours fâché, mais ne semblait plus vouloir écraser Bruno à terre. Pour l’instant. Le Blindépique ne comprenait pas trop pourquoi, mais… cela le rendrait presque mal à l’aise de l’attaquer comme ça et de lui coller des coups sans retenue. Il n’avait quand même pas pitié de lui !? Vu ce qu’il avait fait, Bruno méritait une claque ou deux. Malgré cette pensée, Cogneur ne parvint pas à se convaincre de le faire. Il avait la drôle d’impression que son adversaire était inquiet pour lui et c’était assez pour qu’il décide de ne pas se venger. Cela ne l’empêchait pas de se demander pourquoi le crème semblait soudainement s’intéresser à son état.

-‘ Moi, peur ? Pfeuh ! ‘

Il était incapable de faire autrement. Il n’aimait pas être faible, il l’avait été par le passé et c’était promis ensuite d’être le plus fort possible. Il était prêt à mentir pour cela, même s’il savait pertinemment que Bruno savait que c’était faux. Le crème avait vu son regard et entendu son cri, ses paroles n’étaient que du vent. Restant toujours stoïque, le Blindépique avait encore les pensées toutes emmêlées. Il n’était pas juste fâché à cause de la chute, il l’était pour des raisons qu’il avait lui-même du mal à comprendre. Il savait juste que lorsqu’il pensait à son peuple et à la culture que tentait de lui faire apprendre Bruno, cela lui serrait le cœur et lui donnait envie de donner des coups de poing un peu partout. Pendant quelques secondes, le visage de Cogneur resta interdit, pensif. Après une longue minute de silence, il leva légèrement le bras et poussa un gémissement de douleur. Même s’il en avait envie, il ne pourrait pas frapper Bruno, même avec l’autre bras. C’était inutile de jouer la comédie plus longtemps, c’était terminé. Cogneur releva un peu sa main et la posa sur l’endroit où il croyait que c’était fracturé, haletant un peu.

-‘ T’sais quoi ? J’abandonne. Tu as gagné. ‘

Quoi ? Le chromatique avait lui-même du mal à comprendre les paroles qui étaient sorties de sa bouche. Lui, abandonner ? C’était presque impossible. Et pourtant c’était ce qu’il faisait. Le Blindépique ne se souvenait pas de la dernière fois qu’il avait lâché un combat en plein milieu, cela devait se compter en année. Le regard toujours emplit de colère, le chromatique se tourna légèrement se mit à s’éloigner, dans la direction opposée d’où ils venaient. Il se tenait toujours les côtes, serrant les dents chaque fois qu’il faisait un pas. Il partait comme ça, sans aucune explication. Il tourna la tête une dernière fois avant de se glisser entre deux buissons.

-‘ Maintenant, fais-moi plaisir, fous-moi la paix. ‘

Son ton de voix était plus plaintif que ce qu’il aurait voulu, mais la douleur était toujours aussi présente. Il continua son chemin, le pas lourd et lent. Il voulait s’éloigner de Bruno et de la sensation de malaise qu’il avait quand il était près de lui. Cogneur ne chercha même pas à faire signe à Bahia, s’enfonçant dans la forêt. Il était perdu dans ses pensées et voulait juste trouver un coin tranquille où il aurait la paix. Pour bouder, probablement. Alors qu’il marchait doucement, le Blindépique tentait de comprendre ce que Bruno avait de plus comparé à lui. Il s’arrêta quelques secondes, observant la forêt autour de lui. Il… n’entendait rien. Poussant un cri de frustration, le chromatique donna un coup de pied dans un caillou et la douleur grimpa d’un coup, le calmant immédiatement. Il reprit sa marche, marmonnant pour lui-même. Lui aussi il pouvait comprendre la forêt, il avait juste besoin d’un peu de pratique. Cogneur fit la grimace à cette pensée et tourna à gauche, attiré par un bruit d’eau. Il déboucha sur la rivière qu’il y avait près du camp, s’approchant de l’eau. Lentement il se mit en position assise, laissant ses jambes dans le liquide clair. C’était froid, mais ça faisait du bien, ça l’aidait à se détendre. Le Blindépique se pencha légèrement vers l’avant, observant son reflet embrouillé dans l’eau. Qui était-il, au final ? Depuis qu’il avait rencontré Bruno, il avait l’impression d’être un étranger dans sa propre espèce. C’était ça au final, le vrai problème, ce qui le fâchait vraiment. Il étira son bras et frappa l’eau de sa main, effaçant quelques secondes l’image qu’il avait de lui-même.

-‘ M’en fous. ‘

Se dit-il à lui-même, essayant de se débarrasser des pensées noires qui lui parasitaient l’esprit. Il n’avait pas besoin de tout cela, tout comme il n’avait pas besoin de Bruno. Lentement il se posa sur son dos, massant avec douceur son torse endolori. Il avait réagi sous le coup de la colère et regrettait un peu son geste à présent. Il allait passer pour quoi en revenant ? Une vraie chiffe molle. Poussant un long soupir, il se mit simplement à regarder le ciel et les branches au-dessus de sa tête, se disant qu’il pouvait bien profiter d’un peu de temps ici avant de retourner là-bas. Il espérait que Bahia ne s’inquiéterait pas trop pour lui, mais au final ce n’était pas la première fois qu’il s’éloignait parce qu’il était de mauvaise humeur.

La rousse le savait bien, mais cela l’inquiétait quand même. Elle observa son Blindépique partir, ne comprenant pas du tout ce qui se passait. Ils étaient trop loin pour qu’elle entende quoi que ce soit et Chayton semblait avoir coupé les communications avec Cogneur, vu qu’il partait trop loin. Ce fut Santo qui revint vers elle, atterrissant à ses pieds alors que la jeune femme se penchait doucement vers lui. L’oiseau semblait gêné un peu, passant une main derrière sa tête. Que ce passait-il donc là-bas, à la fin !?

-‘ Il… euh… abandonne. ‘

-‘ Arrête tes blagues, Santo. ‘

-‘ Je suis sérieux, Chica. Il abandonne. ‘

C’était impossible voyons, il ne faisait jamais cela ! Mais Bahia devait se rendre à l’évidence que quelque chose ne tournait pas rond, son grand frère avait bel et bien abandonné le combat. C’était à se demander s’il était malade… La demoiselle aurait aimé le rejoindre, mais elle était loin et le temps qu’elle se rende, il serait déjà bien éloigné. De toute manière, que pouvait-elle faire ? S’il voulait être seul, il valait mieux l’écouter. L’handicapée entendit les paroles de Joachim et hocha doucement la tête. Elle était inquiète pour lui, mais au final, elle n’avait rien à dire. Il s’était occupé d’elle comme un père et même si elle possédait sa Pokéball, c’était lui qui avait l’autorité, elle n’allait pas le traiter comme un enfant. Il finirait par revenir et elle pourrait lui poser ses questions à ce moment-là. Tentant de ne pas trop y penser, la jeune femme se tourna vers Joachim et lui sourit faiblement.

-‘ Je suis vraiment désolée, je ne voulais pas être brusque. Les Rattatas vont bien, je dirais même qu’ils ont l’air d’avoir oublié un peu ce qui s’est produit. Ils sont assez vieux maintenant et ma tante pense les offrir en adoption bientôt, alors si tu connais des gens intéressés… ‘

Bahia lui fit un léger signe de la main, se disant que cela ne servait à rien de rester ici sans bouger. La demoiselle ne savait pas trop ce que ferait Bruno, mais au final n’y pensait plus, ne se rendant pas compte que celui-ci pouvait partir aussi. Elle retourna tranquillement au camp et alla s’asseoir sur sa bûche, reprenant son thé un peu tiède. La demoiselle en prit une gorgée et fouilla ensuite dans sa poche, sortant son téléphone portable. Elle joua un peu dessus et après quelques secondes de fouilles intenses, elle le tendit à Joachim. La jeune femme avait des photos assez récentes des deux petits rats, elle se disait que le jeune homme serait content de les voir. La rousse continua de réfléchir et décida de profiter de ce moment tranquille sans Blindépique pour lui poser une question qui la chicotait depuis un bon moment. Le regard soudainement grave, Bahia pencha légèrement la tête vers lui.

-‘ Tu n’as rien vu de bizarre en te promenant ici ? ‘

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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Sam 16 Aoû - 23:18


Bruno continuait de reculer, doucement, tentant d'éviter la furie de Cogneur en l'implorant du regard comme s'il tentait de lui faire passer des excuses. A ce rythme, il devrait fuir pour porter le combat plus loin dans ces fougères, c'était la seule chance qu'il avait pour calmer son homologue. Bien qu'il tentait de faire passer ses excuses, le regard noir du chromatique le dissuadait de regarder un peu trop dans sa direction. Le crème savait qu'il méritait une ou deux baffes, mais il cherchait à les éviter tout de même par fierté. Avec le recul, il aurait pu offrir son visage à Cogneur afin qu'il puisse passer ses nerfs et comprendre la sincérité de Bruno, mais ce dernier n'osa pas.

Petit à petit, la marche du grand et menaçant Blindépique se décéléra pour finalement s'arrêter. Etait-il apaisé ? Etait-ce juste un répit provisoire ? Peu importait pour Bruno qui n'avait qu'une envie, aller rejoindre celui qui l'avait blessé et le réconforter. Le remords le rongeait énormément et cela l'ennuyait. En tant que gardien, il ne devait pas s'attacher autant au sort des autres personnes. En temps normal, il n'en aurait rien eu à faire s'il avait brisé les côtes de quelqu'un. Mais la c'était différent. Il se sentait rompre un deuxième de ses gages sans qu'il ne puisse expliquer pourquoi. Et c'était pareil depuis le début. Il l'avait protégé du Métalosse alors que ce n'était pas ses oignons, il avait confié son passé à un presque inconnu et finalement il lui avait offert de quoi le guérir alors que ce n'était pas nécessaire. Bruno se sentait bizarre. En tout cas, il arrêta de reculer et avança extrêmement lentement en tendant le bras vers l'autre tandis que l'autre dénigrait sa peur.

Puis il abandonna. Le combat était terminé, comme ça. Alors comme ça le grand Cogneur abandonnait ? Aussi facilement, juste après une chute ? Le Blindépique de Joachim n'en revenait pas. Comment le majestueux et orgueilleux Cogneur pouvait abandonner ? Ce n'était pas dans sa nature. Etait-ce la peur du vide qui l'avait transformé ? La douleur peut être ? En tout cas, Bruno ne s'en réjouissait pas. Il ne voulait pas gagner comme ça, surtout quand il savait qu'il avait gravement blessé son adversaire. Ou plutôt, pour la raison officielle, qu'il aurait pu l'humilier sans même le blesser. L'égide des forêts accéléra le pas pour rejoindre le blessé et tenter de le mettre dans une position plus confortable, mais ce dernier préféra partir en envoyant bouler Bruno.

"Cogneur ! Reviens !" se plaignait-il.
Mais l'autre partait, ignorant les appels qui lui étaient adressés. L'ignorance étant le pire des mépris, le gardien se sentit insulté et reprit ses habitudes passées.

"Tu veux bouder ! Boude !" cria-t-il à la silhouette qui partait.
Il grogna et se retourna ensuite pour voir les deux humains. C'était bien la dernière chose qu'il avait envie de voir. Il poussa un grand cri intimidant pour leur faire peur et ne pas leur donner envie de le rejoindre sous peine de fessée liane. Il partit ensuite en direction d'un bosquet et pénétra en son sein avant de s'asseoir et de se replier sur lui même, tête sur les genoux eux même bloqués par les bras. Et il commença à broyer du noir. Jamais il n'aurait du l'emmener la haut. C'était sa faute si Cogneur était blessé et ne le comprenait pas. Il voulait que l'autre Blindépique l'apprécie mais à chaque fois son éducation reprenait le dessus et l'empêchait de socialiser correctement avec son homologue citadin. Ses yeux rougis finirent par lâcher une petite larme qui ne passa pas inaperçue. Le colosse sylvestre la recueillit avec son doigt avant de s'étonner avec indignation.

"Qu'est ce que tu m'as fait Cogneur..." marmonna-t-il.
Il bouda quelques minutes supplémentaires avant de se mettre en position de méditation. Assis sur les fesses, plante de pied contre plante de pied et poing contre poing. Il ferma les yeux et respira fort avant de vider son esprit et ne plus penser à rien. Pas même à celui qui le mettait dans cet état. Rien. Juste écouter la forêt. Il pensait que ça l'apaiserait et il eut raison l'espace de quelques secondes... avant que la forêt ne lui rappelle la présence de Cogneur en son sein. Il apparaissait comme une fleur au milieu de cette prairie paisible. Sortant de sa méditation en grognant, Bruno décida d'aller rejoindre son homologue malgré le triste look qu'il arborait entre ses yeux rouges et humides et son nez qui coulait légèrement. L'autre ne devrait pas être difficile à trouver, peu importe où le crème se concentrait, quelque chose lui rappelait la présence de celui qui boudait aussi. Après quelques minutes de marche, il aperçut enfin sa silhouette marron et verte. Il fallait se faire plus discret afin de ne pas brusquer Cogneur et lui donner envie de fuir/taper. Approchant avec une discrétion extrême, sommant la nature de ne pas révéler sa présence par des bruits indiscrets, il approcha finalement à hauteur de l'autre et s'assit à ses côtés, posant son bras sur le sien.

"Est ce qu'il y a une place ? Je me sens pas très bien, j'ai... j'ai blessé quelqu'un et je m'en veux." dit-il avec difficulté en regardant la rivière.
Il voyait son reflet à côté de celui de Cogneur mais l'ondulation de l'eau l'empêchait de lire correctement l'expression faciale de l'autre. Serait-il rejeté ? C'était sa plus grande crainte. Il avait déjà énormément de mal à exprimer ses pensées en mettant des mots moins durs que ceux qu'il employait habituellement. Il évita également de mentionner la voix de la forêt qui l'avait guidée ici. Ca risquait de fâcher encore plus celui qui ne l'entendait pas.

Joachim fut abasourdi quand il vit que chacun des Blindépiques partit dans une direction différente après cette étrange confrontation. A tous les coups, ils avaient du se vexer mutuellement et chacun avait voulu vider sa frustration à un coin de la forêt. Il aurait bien aimé s'occuper de Bruno pour lui dire que ce n'était pas bien de jeter ses camarades du haut d'un arbre mais les cris de son Pokemon le firent réfléchir à deux fois. Bahia semblait également inquiète pour son grand frère mais elle prit finalement la parole pour expliquer amplement la situation des Rattatas avant de ramener l'étudiant au camp avec elle.

"Je connais personne malheureusement... Et je dois avouer que je ne pense pas pouvoir contribuer, le temps et l'argent ne tombe pas du ciel. Un jeune ça a besoin d'attention..." répondit-il.
Il était désolé de ne pas pouvoir soulager la tante de la rousse alors qu'ils lui avaient imposé la présence des deux petits rats. Mais c'était ça où les laisser à la merci du premier prédateur qui passait et le coeur de Joachim n'aurait pas supporté l'idée d'avoir condamné deux Pokemons. En particulier en voyant comment ils avaient grandi sur les photos. Ca aurait été criminel de les abandonner. Il sourit en observant le téléphone et le rendit finalement à sa propriétaire qui la regardait d'un air sérieux. S'il avait du des trucs louches ? Il ne passait en forêt qu'une fois par semaine, le dimanche matin. Ce n'était clairement pas le moment où les choses bizarres se passaient.

"Non, rien de particulier. C'est toujours calme le dimanche matin... Pourquoi ? La forêt est inhabituellement agitée ? T'as vu quelque chose de bizarre ?"
Voila qui piquait son attention. Ca l'insupportait de savoir qu'il se passait des choses qu'il ignorait dans un endroit qu'il fréquentait énormément et dont il connaissait quelques secrets comme la clairière lumineuse où vivaient les Meganium. Il espérait juste que ce n'était rien de grave. Il s'en voudrait d'avoir retiré au bois un de ses précieux gardiens.

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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Dim 17 Aoû - 1:39

La paix. Putain ça faisait du bien. Cogneur était toujours assit, massant avec douceur sa cage thoracique. Il n’entendait rien d’autre autour de lui que le clapotis de l’eau et c’était très agréable. Sortant ses jambes de l’eau froide, il se plaça en indien et continua d’observer le paysage devant lui, essayant de penser à des choses sans intérêt. Par exemple ce qu’il pourrait manger ce soir. Son ventre se mit à gargouiller légèrement, Cogneur grogna en l’entendant. Évidemment, la seule chose qu’il avait mangée de la journée, c’était la purée de Bruno. Bruno. Le chromatique posa sa main sur son front, poussant un long soupir. Pourquoi son rival n’était-il pas capable de socialisé ? Sa formation comme gardien lui avait-elle à ce point retourner le cerveau ? La sociabilité était quelque chose de naturel, Cogneur était incapable d’imaginer que les gardiens de son peuple se passaient de sentiments. C’était stupide et irréel, ils étaient des êtres vivants, pas des machines de guerre. Ils servaient le bien du peuple de la forêt, mais à quel prix ? Penser à autre chose. Cogneur ouvrit les yeux et se mit à jouer dans les feuilles mortes un peu, faisant glisser ses doigts à la surface de la terre. Il se demandait… à quoi ressemblait la voix de la forêt. De l’autre côté, il lui en voulait. Était-ce normal d’être en colère contre les arbres ? Il se mit à se masser les tempes, tendant l’oreille. Toujours rien. Il frappa d’un coup de poing le sol, créant un léger cratère. Pourquoi il n’y arrivait pas, lui ? Il était un Blindépique aussi, est-ce que la forêt le boudait parce qu’il n’était pas né près d’elle ?

-‘ Bordel Cogneur, t’es con. ‘

En vouloir à une forêt, sérieusement. Toute cette histoire était en train de lui dérégler le cerveau. Avec Bahia il passait le plus clair de son temps ici, et ce, depuis des années. Il avait parcouru le monde pour les badges d’accord, mais de là à dire qu’il était un citadin pur et dur… Il méritait un peu de considération de la part de la végétation. Prenant un air buté, le chromatique replongea ses pieds dans l’eau, regardant les Ptitard qui s’amusaient de l’autre côté. Il se perdit de nouveau dans ses pensées, une main sur sa blessure et l’autre jouant avec un caillou rond. Le chromatique sursauta en sentant une présence à côté de lui et une pression sur son bras. Il tourna la tête, prenant un air menaçant. Il le garda quelques secondes, fixant Bruno dans les yeux. Avant de finalement voir qu’ils étaient rouges et humides, signe de pleurs. Sans parler du nez qui avait l’air de couler un peu… Cogneur était un grognon, mais il ne pouvait pas rester fâcher dans ces conditions. Les paroles qui suivirent ne firent que briser encore plus les défenses du géant marron, qui tourna la tête et marmonna un peu. Il ne pouvait pas refuser des excuses dans ces conditions, ce serait stupide. Le chromatique savait très bien que Bruno était presque aussi orgueilleux que lui, venir le voir dans ses conditions devait lui demander de marcher un peu dessus. Lui n’y arrivait pas, mais le couleur crème semblait en être capable. Il se sentait… mal. Mal de rester aussi têtu alors que son rival venait le voir pour tenter de reprendre à nouveau leur relation houleuse. Ce qui l’étonnait le plus était probablement la réaction de celui-ci. C’était bizarre, mais Cogneur avait l’impression que Bruno tenait plus à lui que ce qu’il laissait croire… ce qu’il faisait aussi, au final. Sa colère se dissipa lentement, le Blindépique fermant les yeux et prenant une grande respiration. Ils étaient très différents, mais quand il regardait cela de plus près, tous deux semblaient avoir envie d’être capables de s’entendre. Le couleur marron aimait bien Bruno… quand il n’agissait pas comme un idiot. Cogneur voulait vraiment que cela fonctionne, il était le seul Blindépique qu’il connaissait vraiment. Calmant finalement ses pensées noires, il reposa son regard sur lui, les traces de colère ayant complètement disparu.

-‘ Tu l’aurais pas balancé d’un arbre, par hasard ? ‘

Le ton de Cogneur n’était pas méchant, au contraire. Il venait de reprendre son ton habituel, entre l’amusement et la moquerie. Le chromatique était incapable de simplement dire : ça va, je te pardonne, passons à autre chose. Le meilleur moyen qu’il connaissait pour se sauver d’une situation ou d’éviter de parler de quelque chose, c’était de dire des conneries. Autant dire qu’il était très bon là-dedans. Il se mit à rire un peu et… un éclair de douleur lui traversa la poitrine, celui-ci se mettant à haleter un peu. Mauvaise idée. Cogneur jeta un coup d’œil à Bruno et se laissa de nouveau retomber sur le dos, restant coucher à côté de lui. Il posa une main sous ses pectoraux, tentant de calmer la douleur qui lui venait de là. Il se souvenait avoir déjà souffert de blessure de ce genre, mais il fallait avouer qu’il avait oublié le degré de douleur qui allait avec. Reprenant une respiration normale, Cogneur ferma les yeux quelques secondes, ne sachant pas quoi dire de plus. La sensation de malaise était de retour, mais il n’y faisait pas vraiment attention pour une fois. Malgré sa blessure, il se sentait plutôt bien. Il avait l’impression que cette chute avait au moins un bon côté : il se rapprochait un peu plus de Bruno. Peut-être finiraient-ils par avoir des discussions normales sans se taper sur la gueule. Même s’il n’oserait jamais l’avouer, il espérait réellement que ce serait le cas.

-‘ Je.. huh… je crois que je me suis cassé une côte ou deux. ‘ Moment de silence. Le Blindépique, toujours couché, se mit à regarder le ciel. –‘ Quand j’étais plus petit et que je venais d’évoluer en Boguérisse, je me suis retrouvé contre un Roucarnage. Il restait que moi, alors… évidemment je m’en suis pris plein la gueule. En dernier il m’a soulevé et m’a envoyé de je sais pas combien de mètres. J’avais fini à l’hôpital et ça a pris du temps avant que je sorte de là… Hum, depuis j’aime pas trop voler. ‘

Pourquoi sentait-il le besoin de lui donner une explication ? Pour montrer qu’il avait une bonne raison d’avoir peur ? C’était stupide. Le Blindépique se passa une main sur le visage, la douleur lui faisant faire la grimace. Il venait littéralement d’avouer qu’il avait vraiment peur des hauteurs et au final…c’était moins dérangeant que ce qu’il aurait cru. Il sourit un peu, posant les deux mains sur son torse et continuant de se laisser réchauffer par le soleil. Le chromatique savait que Bahia avait de quoi calmer sa douleur et se disait qu’il s’en occuperait en revenant. En attendant, il préférait rester coucher ici et profiter du retournement de situation pour continuer de discuter un peu avec son homologue. Il garda le silence encore un moment, le regard vague. Les mots se bousculaient dans sa bouche, mais aucun d’eux ne voulait franchir ses lèvres, le Blindépique essayant de faire des efforts, tout comme Bruno en faisait pour lui.

-‘ … Pour… pourquoi moi j’y arrive pas ? ‘

Le Pokémon tentait de garder une voix neutre, mais n’y arrivait pas. Le Blindépique savait bien qu’il n’avait pas à préciser, Bruno devinerait bien qu’il parlait de la forêt. Cogneur semblait un peu frustré, mais ce n’était pas diriger vers son homologue. Il se mordit de nouveau la lèvre du bas, se souvenant alors du sang séché qu’il devait encore avoir sur le menton et dans sa barbe. Il se releva d’un coup et essaya de tremper sa main dans l’eau, se faisant arrêter par un autre éclair de douleur. Préférant ne rien faire finalement, il se laissa retomber lentement sur le dos, décidant de ne plus bouger pour l’instant. Il se remit à masser avec douceur, évitant le regard de l’autre Blindépique. Il se trouvait stupide de poser une telle question, mais au fond de lui-même il espérait avoir droit à une réponse. Mieux, il espérait avoir droit à d’autres informations sur sa culture, cette fois-ci autre que les balades dans les arbres à coup de lianes.



Bahia hocha la tête pour elle-même. C’était une bonne chose, ce coin-si de la forêt était plutôt tranquille. C’était normal au final, il y avait beaucoup plus d’humains qui trainaient dans cette région. Dès que cela commençait à s’enfoncer dans le côté plus sauvage de la forêt, les personnes rencontrées sur le chemin diminuaient drastiquement. À moins que vous tombiez par hasard sur des gentils braconniers armés. Cette pensée lui fit un frisson dans le dos et la rousse reprit une gorgée, poussant un soupir ensuite. Devait-elle réellement en parler avec Joachim, avec tout ce qui s’était produit avec la Zodiac ? L’handicapée ne voulait pas vraiment l’attirer dans le conflit. Au final elle pouvait toujours le prévenir, comme ça, s’il voyait un truc bizarre, il partirait immédiatement. C’était la moindre des choses de lui parler des dangers qui rôdaient dans certaines régions de la forêt, pour rien au monde elle ne voudrait que Joachim finisse entre les griffes de ceux-ci. Elle termina rapidement son thé et se leva avec l’aide de sa canne, allant dans sa tente deux minutes. Lorsqu’elle ressortit, la rousse avait des rouleaux de cartes dans une main, les déposants au sol entre elle et le barbu. Elle en étira une et la garda ouverte avec des pierres à chaque coin. Tentant de se souvenir des endroits où elle les avait vus, Bahia pointait ceux-ci avec sa canne, froissant un peu le vieux papier.

-‘ J’ai disons… croisée des braconniers plusieurs fois. Je ne sais pas encore ce qu’ils font vraiment, mais ils prennent des choses. Autant Pokémon que végétal. J’ai cru voir la dernière fois qu’ils volaient des pins assez rares, seuls les jardins botaniques y ont droit. J’imagine que ça vaut un certain montant d’argent. ‘ La demoiselle parut hésitante quelques secondes, avant de reprendre. –‘ Pendant ma sortie avec un Nath… hum, un Zodiac, on était tombé sur ce groupe-là et… sur des Blindépiques aussi. Ces salopards utilisent des Pokémons feus pour les maintenir à distance, je serais pas surprise qu’ils aient tué des gardiens pour avoir la paix. Les Blindépiques étaient… furieux. Si tu les vois, à ta place j’éviterais de m’approcher d’eux, ils sont aussi dangereux que la Zodiac. ‘

La demoiselle frissonna en y repensant, l’image des cadavres lui revenant en tête. Préférant oublier tout cela tout de suite, la jeune femme soupira et tassa un peu la carte avec le bout de sa canne. Bahia décida de ne pas parler du fait qu’elle s’amusait activement à emmerder les braconniers le plus possible, n’ayant pas envie de recevoir un sermon de la part du barbu. Le regard vague, celle-ci dit simplement.

-‘ Je me demande ce que les deux autres sont en train de faire. ‘

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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Dim 17 Aoû - 21:23


Bien qu'il ait montré un air un peu agressif au début, Cogneur toléra finalement la présence de Bruno à ses côtés, au plus grand plaisir de ce dernier. Il sentait que ses excuses allaient être acceptées au vu de leur sincérité. Ce n'était pas tous les jours qu'il se présentait dans un état aussi émotif devant une personne qu'il avait offensé. Ca avait du arriver tellement rarement qu'on pourrait compter les occurrences sur les doigts d'une main. Excepté ses maîtres gardiens, il n'y avait que le chromatique qui l'avait vu ainsi. Le colosse qui l'avait accueilli continuait les mêmes tournures de phrase qui avaient servi à présenter les regrets : en les impersonifiant, prouvant bien qu'il semblait prêt à oublier pour le moment. Bruno expira du nez en l'entendant et releva la tête pour regarder le ciel tandis que l'autre s'affala au sol. Très rapidement, la vue du corps allongé du colosse détourna le regard de l'ancien gardien. Sa blessure semblait encore le tirailler, il la massait à nouveau. Cela raviva un peu la culpabilité du Blindépique couleur crème qui le regardait avec un air désolé.

Puis soudain, son regard se transforma en d'énormes yeux surpris. Cogneur lui racontait sa vie. Quelques minutes plutôt, jamais Bruno ne pensait pouvoir socialiser avec l'autre et le voici maintenant à écouter des confidences. Il n'y avait rien qui pouvait lui faire plus plaisir à cet instant. Il ressentait de la chaleur au fond de lui, une chaleur qu'il n'avait que très rarement ressenti au cours de sa vie. Il se toucha le ventre pour tenter de comprendre tandis qu'il écoutait le Blindépique allongé. C'était l'histoire de l'origine de son vertige. Un simple traumatisme d'enfance qui avait eu beaucoup de conséquences. Il comprenait pourquoi il n'aurait pas du l'emmener faire un tour dans les arbres et encore moins le lâcher.

"Je ne savais pas..." répondit amèrement l'ancien gardien.
Il aurait bien aimé ajouter une autre formule de pardon, mais elle restait bloquée au fond de sa gorge. Il était pénitent, mais sa fierté restait toujours un frein. Il observa le chromatique qui souriait. Bruno se sentait réconforté en sa présence, encore plus quand l'autre était content comme maintenant. Il se trahissait lui même à avoir un sourire en coin. Mais cette fois il ne tenta pas de l'effacer et essaya de faire avec. Il n'était plus un gardien depuis que Joachim l'avait arraché de sa mission. Rien ne l'obligeait à rester aussi rigoureux tout le temps, des petits moments de détente devaient être permis.

Moment de détente rompu au moment où Cogneur lui demanda pourquoi il ne pouvait pas entendre. Il faisait bien évidemment référence à la voix de la forêt. Ce n'étaient pas les tirs de boue qui l'avaient rendu entièrement sourd. L'égide des forêts expira et fronça à la fois les yeux et la bouche tandis que l'autre se relevait douloureusement pour chercher de l'eau. Transi par la douleur, il échoua et retomba. Bruno approcha alors de l'eau et recueillit dans sa main et essuya la barbe du grand Blindépique. Il la trouvait belle, douce et majestueuse. Une barbe parfaite en somme. Tentant de chasser cette distraction de son esprit, il allait répondre à la question existentielle.

"Tu es confus et en colère. Tout ce temps tu as tenté de te bercer dans l'illusion que tu étais mieux que ça. La forêt le sent. Elle ne s'ouvre pas à quelqu'un qui la dénigre."
Les mots étaient très durs, mais ils devaient être dits. L'autre devait se rendre compte de son erreur. Il ne pourrait entendre les arbres, les feuilles, l'humus que s'il les acceptait sans arrière pensée. Afin de faire passer la pilule, Bruno parlait à faible voix et lentement. Ca devrait mieux passer ainsi, il espérait. Mâcher ses dires n'était pas dans ses habitudes.

"De plus, ça ne vient pas comme ça. Il faut un peu d'entraînement pour s'ouvrir à la nature. A en juger ton style de combat, tu as délaissé ton côté végétal au profit du combat, il est normal que tu aies des difficultés. Toutes les plantes peuvent entendre la nature si elles le désirent, parfois même sans chercher à l'apprendre. Mais toi, tu as vécu loin de nos coutumes et a donc été fermé à de nombreuses possibilités. Tu vas de voir.... apprendre."
C'était plus qu'une pilule. C'était un suppositoire. En particulier le mot apprendre. Le crème savait que ce serait dur à accepter pour son orgueilleux compagnon de rivière mais il ne pouvait rien faire de plus qu'expliquer la vérité des choses. En espérant qu'il ne se ferait pas gronder dessus.

Sans qu'il n'ait demandé de dessin explicite, le barbu fut confronté à une multitude de cartes posées au sol par la botaniste. Elle lui montra tous les endroits où elle suspectait ou avait vu la présence de braconniers. Et ca en faisait un gros paquet. Heureusement, la clairière des Meganium était loin de tous les lieux d'attaque. L'homme et son Granivol furent soulagés que leurs connaissances ne soient pas en danger. Tous ces endroits ravagés par l'humain... Ca donnait froid dans le dos. Joachim ne comprenait pas qu'on puisse ainsi se servir dans la nature sans se sentir mal après coup. Ces gens la ne devaient avoir aucune moralité, comme les Zodiac. Et bien évidemment, ce n'était pas la Ligue qui mettrait les moyens en oeuvre pour protéger le patrimoine naturel de l'île. Tout leur argent partait dans des tournois, après tout ils ne savaient que combattre.

"Si je les vois, j'aurais pas vraiment le choix d'aller vers eux. Parce que Bruno les aura vus avant... Il habitait ici avant que je le capture, je doute qu'il les laisse faire ce qu'ils veulent. Il suffit de voir ce qu'il m'a fait subir à moi alors que je n'avais aucune mauvaise intention. Et puis ce n'est pas plus mal s'il les trouve. Purger un peu l'île de ses maux est une bonne chose. Ce n'est pas la Ligue qui le fera... Autant prendre nous même les choses en main non ? "
Mais Bahia semblait ne pas avoir envie d'en parler outre mesure. Elle rangea les cartes et changea de sujet immédiatement, au plus grand étonnement du doctorant qui la regarda avec des grands yeux avant de les froncer très légèrement et de pencher la tête.

"Ce qu'ils font ? Bouder sans doute ? Je vois pas Bruno faire autre chose... Faut les laisser faire. Au moins on a la paix et l'occasion de parler sans qu'on soit embêté par leurs gamineries pour une fois, tu crois pas ?"
Il prit une gorgée de thé avant de remarquer qu'il était presque froid. C'était clairement moins plaisant à boire comme ça malgré le sucre. Il posa la tasse et se promit de ne plus y toucher et reprit son discours.

"Alors euh.... Tes recherches botaniques avancent bien ? On avait pas pu trop en parler l'autre fois, on a été interrompu par les deux grognons... Ca me permettra enfin de comprendre ce que tu fais réellement dans la vie !"

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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Dim 17 Aoû - 22:46

-‘ Tu ne savais pas et c’est ma faute. ‘

Un gros morceau dur à cracher, mais qui allait lui prouver que Cogneur pouvait aussi être de bonne foi. Le chromatique n’était pas un idiot non plus, c’était stupide d’en vouloir à quelqu’un alors qu’il n’avait aucun moyen de deviner. Le colosse aurait dû être honnête dès le début, toute cette histoire ne serait pas en train de se dérouler. Mais au final, était-ce une mauvaise chose ? Cogneur fronça les sourcils à cette pensée, ne sachant pas quoi répondre à lui-même. Il souffrait le martyr, mais si on oubliait cette partie, il était presque content de la situation. Sa blessure était ce qui lui permettait en ce moment de tenir une conversation de plus de deux minutes avec son homologue, et c’était agréable. Poussant un soupir, le marron sentit son corps se raidir lorsqu’il vit Bruno s’approcher avec sa main. Qu’est-ce qu’il… allait faire ? Cogneur ouvrit grand les yeux, n’osant pas bouger alors qu’il laissait le crème passer les doigts dans sa barbe pour la nettoyer avec l’eau. Il déglutit lentement, essayant de ne pas le regarder dans les yeux. Le colosse voulait éviter que sa gêne ne se voit, gardant les yeux au ciel en espérant qu’il aurait fini bientôt. Cela le troublait, mais il n’osait pas se demander pourquoi. Lorsque Bruno eut fini de nettoyer le sang, Cogneur jeta un coup d’œil rapide vers le bas, voyant que celle-ci était propre. Se raclant la gorge en disant un petit ‘merci’ pour chasser son malaise, Cogneur se dit simplement que celui-ci tentait de rattraper son erreur en l’aidant, ce qui était plutôt gentil de sa part. Restant accrocher à cette idée, le Blindépique écouta les paroles de Bruno. Quoi !? Non non, ce calmer, tout de suite. Il n’allait pas se fâcher encore une fois, pas alors que ça allait si bien. Lorsqu’il ouvrit la bouche, la frustration était palpable dans son ton, mais ce n’était pas diriger vers son compagnon d’infortune.

-‘ Je ne la dénigre pas. J’aime vivre ici, Bahia et moi on passe presque tout notre temps dans la forêt. Je… ‘

Non, tais-toi, Cogneur. Ça ne servait à rien de chercher à s’expliquer ou de combattre les paroles de Bruno. Il ferma la bouche et pinça les lèvres, prenant une expression butée, chose qu’il faisait très souvent. Bon d’accord, il avait délaissé la forêt un peu et n’avait jamais vraiment porté attention, mais ça ne voulait pas dire qu’il ne l’aimait pas, au contraire. Il avait toujours préféré cet endroit à la ville, ce n’était pas parce qu’il vivait bien parmi les humains que c’était ce qu’il préférait. Préférant garder le silence plutôt que de s’énerver une centième fois, il écouta d’une oreille attentive le reste des paroles de Bruno. Il grommela un peu en attendant la partie sur son style de combat, gardant encore les lèvres closes. Cogneur ne pouvait rien dire là-dessus, son homologue avait parfaitement raison à ce sujet, même si cela l’agaçait de l’avouer. Le chromatique détourna son regard et se remit à regarder le ciel… avant de le tourner subitement vers Bruno. Quoi ? Apprendre ? Contrairement à ce que Bruno croyait, la pilule fut avalée facilement. Il y avait une raison importante à cela : Cogneur croyait que c’était inné, que parce qu’il ne l’entendait pas maintenant, il ne l’entendrait jamais. La simple idée qu’il pourrait lui aussi y arriver avec de l’entrainement le rassurait énormément, même s’il n’osait pas trop le montrer. Il garda un visage neutre, restant sur le dos. À l’intérieur de lui, c’était différent. Le marron avait senti son cœur s’accélérer et ses pensées faire de même, excité à l’idée de pouvoir apprendre comme les autres. Il faillit calmer ses ardeurs, se demandant pourquoi cela lui faisait autant plaisir. C’était stupide, même s’il n’apprenait pas, ça ne changeait rien à sa vie. Cogneur ferma les yeux quelques secondes, balayant les pensées de son orgueil et de son égo. Il voulait… juste en profiter, pour une fois. Il voulait… apprendre à être un Blindépique.

Il se releva plus rapidement que ce qu’il aurait voulu, manquant de retomber sur le dos comme la dernière fois. Il tint bon et se mit sur ses pieds, la main posée sur ses côtes. Cogneur traina des pieds et entra dans l’eau froide, sentant un frisson le traverser. Le soleil avait commencé à le réchauffer et avant de faire ce qu’il avait en tête, il voulait se refroidir un peu. Il se glissa donc rapidement dans le courant de la rivière, sans un mot. Vu le poids qu’il faisait, il n’y avait aucune chance qu’il soit repoussé par la force de l’eau. Il se mouilla jusqu’au cou et revint ensuite à la rive, laissant son corps s’égoutter sur le sol. Debout devant Bruno, un large sourire étirait son visage de bras cassé, celui-ci frappant son poing dans l’autre en ignorant la douleur de ses côtes fracturées. Cogneur ne savait pas pourquoi, mais il était à présent de bonne humeur, comme si rien ne s’était passé. Il voulait montrer à Bruno qu’il lui faisait confiance et qu’il l’appréciait… et le meilleur moyen pour le faire était de…

-‘ Je suis prêt, prof. C'est quand tu veux. ‘



Wow. Bahia ne s’attendait pas à des paroles du genre venant de Joachim. Celle-ci se gratta la tête d’un air surpris, ne sachant pas trop quoi dire. C’était exactement ce qu’elle faisait en ce moment, mais elle n’avait pas osé lui dire pour éviter le sermon barbu. Seulement… il semblait être d’un avis différent. Au final, la rousse se dit qu’elle n’avait pas à avoir peur de lui en parler. Prenant un air pensif, la jeune femme écouta à moitié les paroles du jeune homme. Oui, c’est vrai, ne pas les avoir dans les pattes leurs permettait de parler normalement. Il fallait qu’elle arrête de s’en faire, c’était stupide. Même si des braconniers tombaient sur eux, Cogneur saurait très bien se débrouiller sans elle. Poussant de nouveau un soupir, l’handicapée allait revenir sur le cas des braconniers lorsqu’elle fut coupée par le barbu. Euh… ce qu’elle faisait ? Bahia avait les yeux ronds, pris de court. Pourquoi lorsque ce n’était pas le moment elle était un moulin à parole sur sa profession et que lorsqu’on lui demandait clairement des informations, elle buguait ? La rousse resta un instant dans un état de surprise, cherchant rapidement une réponse. Il ne fallait pas oublier que Bahia était encore en congé maladie, ses assurances et son travail lui avaient donné deux ans de repos forcé. Pas qu’elle allait s’en plaindre, loin de là. Celle-ci hocha finalement la tête, cherchant un peu ses mots.

-‘ .. Euh, hum. Avant je travaillais avec des chercheurs pour divers sujets, mais là… disons qu’avec ma jambe on a décidé de me laisser du temps. C’est pas plus mal hein, ca me permet de me concentrer sur des sujets que j’aime sans sentir de pression. Euh… je reviens ! ‘

La demoiselle se releva de nouveau, retournant dans sa tente. Lorsqu’elle en sortit, la jeune femme avait deux choses : son masque à gaz en forme de Corboss sous le bras et des cahiers dans la main. Reprenant sa place assise, celle-ci décida de continuer sur le même sujet et laissa tomber le masque au sol, à côté d’elle. La jeune femme tendit un carnet vers Joachim, espérant que le contenu de celui-ci ne l’ennuierait pas trop. C’était beaucoup moins intéressant que des recherches sur l’Étoile… mais c’était ce qu’elle aimait faire.

-‘ Enfin, voilà. Ce cahier-là c’est sûr mes recherches sur les Torterra. Je voulais savoir comment faisait l’arbre pour pousser sur leur dos, s’il y avait une relation symbiotique entre les deux. C’est le genre de recherche que je fais, j’aime bien les plantes inusitées ou comment la nature entretient des liens serrés avec les Pokémons. Voir carrément les Pokémons eux-mêmes… j’ai beaucoup étudié les Empiflors et j’en ai fait un livre. J’ai voulu comparer la ressemblance qu’ils avaient avec le genre Nepenthes… hum les Nepenthes sont des plantes carnivores qu’on retrouve dans la nature, j’ai voulu voir s’il était possible qu’il y a très longtemps certaines Nepenthes aient évolué au point de devenir des Empiflors… bref. ‘

Bahia trouvait qu’elle parlait un peu trop, fermant la bouche brusquement. Mon dieu elle devait endormir Joachim avec tous ses détails, se sentant subitement gênée. La jeune femme était toujours contente de parler de ses recherches, mais là c’était un peu trop, surtout pour quelqu’un qui n’étudiait pas là-dedans. Elle se gratta la tête et sourit bêtement, essayant de faire passer son malaise. Joachim avait de la chance, elle lui montrait ses cahiers plutôt que de le pousser à venir avec elle dans les bois chercher des plantes avec des odeurs dégoûtantes. La rousse rougit légèrement à cette pensée et posa la main sur le masque à gaz, se disant que ce sujet serait peut-être plus intéressant. Toujours un peu gênée, celle-ci le montra au barbu, se demandant comment celui-ci allait réagir.

-‘ Je suis désolée, je voulais éviter de t’en parler au départ… Cogneur et moi on a décidé de faire le ménage nous-mêmes. ‘ Celle-ci fit un nouveau petit sourire gêné, comme une gamine qui aurait été trouver en train de faire des conneries. –‘ Ils sont… assez coriaces. J'ai... des trucs à régler avec eux. ‘

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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Lun 18 Aoû - 21:36



Dès que Bruno ait fini d'exposer ses arguments à Cogneur, ce dernier se releva et prit une petite baignade dans le ruisseau. Le crème ne comprenait vraiment pas pourquoi il allait à l'eau. A cette heure, sa température devait être plus que fraîche et s'immerger autant poussait dans aux frontières du désagréable. Il sortit ensuite de l'eau, corps mouillé, encore musclé par la Gonflette et éclairé par les fins rayons de soleil passant entre les branches. Un corps qui laissa le Blindépique de Joachim sans voix... jusqu'à ce qu'il soit interpellé par son homologue qui lui demanda d'apprendre. Le discours de l'ancien gardien ne l'avait pas énervé ? Il n'était pas vexé d'avoir à faire un effort d'apprentissage ? Il voulait même le faire tout de suite ? L'étonnement parcourait l'égide sylvestre qui avait du mal à y croire. Jamais il n'aurait cru avoir une aussi agréable surprise en se promenant en forêt un dimanche matin. Il sourit légèrement en fermant les yeux. Cogneur voulait qu'il lui apprenne alors il devait faire de son mieux pour lui faire plaisir.

"Assieds toi en face de moi et imite ma position."
Il se remit à nouveau dans sa position méditative, fesses au sol, plante de pied contre plante de pied et poing contre poing. Il ferma également les yeux pour que son élève comprenne qu'il valait mieux se priver de la vue pour cet exercice.

"Ne t'inquiète pas, ces exercices sont surtout utiles au début pour que tu saches où écouter. Une fois que tu auras acquis ça, plus besoin de méditer pour entendre la nature à proximité. Si c'est pour écouter loin, alors il faudra méditer. Avant de pouvoir écouter, il faut chasser de ton esprit tout ce qui pourrait détourner ton attention. Absolument tout. Ne pense à rien, même pas à moi. Respire lentement et concentre toi uniquement sur ta respiration. Il faut faire le vide."
Ce qui était plus facilement dit que fait. Au vu de son excitation, il y avait des chances que des idées parasites sautent dans l'esprit du chromatique lorsqu'il tenterait de tout chasser. Un état de relaxation et de phase avec la nature était plus propice à entendre la nature pour la première fois. Il fallait communier avec elle. Sentir chaque mycélium qui parcourait la terre, chaque racine qui la soutenait, chaque feuille qui la recouvrait. C'était un magnifique réseau végétal qui transférait de l'information, des sentiments, de l'énergie et de la vie. Bruno entendait tout ça dans son esprit, ce n'étaient pas des mots de leur langage, ce n'étaient pas des bruits quelconques. C'était la voix sylvestre. Aussi difficile à expliquer que ça puisse être, c'était comme s'il partageait sa conscience avec son environnement. Comme s'il voyait à travers ses yeux, ressentait à travers leur corps. Peut être qu'avec beaucoup d'entrainement, Cogneur pourrait ressentir tout ça et entendre la voix de la forêt.

"Quand tu seras parfaitement en phase avec ton état végétatif à travers la méditation, essaie de ressentir ce qu'il y a autour de toi sans ouvrir les yeux. Une feuille, un champignon, une fleur... Même moi, je suis une plante aussi. Nous n'avons pas besoin de parler pour communiquer grâce au pouvoir végétal ambiant. Concentre toi sur ton souffle, concentre toi sur ton environnement. Tente d'entendre ce qu'il a à te dire..."
Ayant donné ses directives, Bruno n'avait plus qu'à attendre que l'autre s'exécute et réussisse... Ou échoue. Si c'était aussi facile que ça de se connecter au réseau de la forêt, tout le monde pourrait l'entendre. Il fallait un haut degré de spiritualité qu'on n'obtenait qu'à travers la plus pure des méditations. Elle était sensée donner la clairvoyance nécessaire pour ressentir l'environnement et l'entendre sans passer par le son. Et puis si jamais le chromatique n'y arrivait pas, il y avait bien une autre méthode un peu plus gênante pour le professeur qui devrait servir de relai entre la forêt et son élève. Mais bon, ce dernier lui faisait confiance et il fallait lui donner les outils pour réussir.

Bahia noya Joachim sous les informations à propos de son boulot. Autant dire qu'il en avait pour son argent. Descriptions orales, supports écrits à l'appui. Tout autant de preuves qui démontraient le sérieux et la motivation de la botaniste. Malheureusement pour lui, Joachim n'y comprenait pas grand chose et ne savait que faire du cahier sur les Torterra dans ses mains. Il pouvait tenter de lire quelques phrases mais il était certain de décrocher rapidement. Ce n'était pas de la science facile, il fallait un certain degré d'initiation. Le doctorant savait à peine nommer des fleurs connues comme les tulipes et les narcisses. Autant dire que ce n'était pas gagné.

Mais la partie croustillante arriva rapidement. Le masque à gaz. Outre sa forme extrêmement originale qui avait piqué la curiosité du barbu, son histoire avait de quoi faire frémir d'excitation. Aussi frêle qu'elle semblait paraitre, la rousse était en réalité une croisée pour purifier la forêt de ses maux humains. C'était noble de sa part. Elle s'investissait là où les autorités dormaient. Encore un bon exemple que seul le peuple peut se servir lui même. Isis n'avait que trop raison.

"Pourquoi t'es désolé ? C'est génial ce que tu fais ! Dangereux certes... Mais génial ! Imagine si plus de monde faisait comme toi, la forêt serait enfin libérée de ces braconniers ! Bon personnellement, je sais que je pourrais pas mais... En plus t'as un sacré courage de t'engager la dedans malgré ta... euh... fragilité physique. J'espère que tu rencontreras beaucoup de succès et surtout que tu ne te feras pas mal. Mais bon, y'a Cogneur ça devrait aller... Et du coup, vu que t'as des trucs à régler avec eux, je suppose que le jour où tu les choppes il auront droit à la fessée du siècle un truc comme ça ?"

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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Lun 18 Aoû - 23:47

Le Blindépique eut l’impression pendant quelques secondes que Bruno le dévisageait et il s’observa un moment, ne trouvant rien d’étrange. Peut-être était-ce la surprise qui le faisait réagir comme ça. Le chromatique haussa les épaules pour se répondre à lui-même et observa son homologue qui se mettait en position. Cogneur ne s’attendait pas vraiment à avoir droit à un cours de méditation, croyant que c’était plus… dynamique que cela. Au final ce n’était pas une mauvaise chose, avec ses côtes c’était plutôt compliqué de faire des exercices avec des mouvements. Avec douceur, le chromatique se remit sur les fesses et regarda attentivement comment Bruno s’était placé. Huh, ça devrait aller, il espérait juste que ça ne ferait pas trop mal. Le marron plaça ses pieds, marmonnant alors qu’il tentait de se replacer un peu mieux. Des cailloux sur les fesses, ça ne fait pas du bien. Puis il plaça ses poings, prenant une grande respiration qui le paralysa pendant quelques secondes de douleurs. Cogneur marmonna pour lui-même et se retint de se remettre à masser sa blessure, tentant de garder la même position que son professeur. Il continua de le regarder, écoutant ses paroles. Pour finalement comprendre qu’il était peut-être temps de fermer les yeux lui aussi, vu que c’était visiblement ce que l’autre voulait. Le marron était content que son professeur ait fermé les yeux dès le début, au moins il ne pouvait pas voir son élève qui avait un peu de mal à le suivre. Ses paupières se fermèrent et le Blindépique tenta de se calmer, se concentrant surtout sur les paroles de son homologue. Faire le vide. Oh bordel. Cogneur serra les dents, essayant de ne pas se mettre à rire nerveusement. Faire le vide dans sa tête c’était comme… lui demander d’arrêter de respirer. Il ne l’avait jamais fait et pour lui, c’était limite impossible à ses yeux. Néanmoins il ne dit rien, son orgueil reprenant le dessus alors qu’il se disait que si Bruno y arrivait, lui aussi le pouvait. Avec disons… un peu plus de pratique. Décidant de continuer l’exercice même s’il avait l’impression que ça ne servirait à rien, il se raidit un peu et reprit correctement la position de méditation. Okay. Ne penser à rien. Est-ce que le fait de se dire de ne penser à rien était une pensée en soi ? Merde.

* Concentre-toi putain, ta plus dix ans. *

Il en aurait quarante cette année… bordel, il pensait encore à quelque chose ! Cogneur ouvrit un œil, fixant Bruno quelques secondes, se dépêchant ensuite de le fermer, de peur qu’il le remarque. Il pouvait y arriver, il lui fallait juste… un peu plus de concentration. Le marron souffla du nez, sentant la douleur remonter jusqu’à sa tête. Difficile de se mettre en état de méditation lorsqu’il avait la cage thoracique qui lui hurlait sa douleur tout le temps. Cogneur faisait vraiment de son mieux, pour lui-même, mais aussi pour faire plaisir à Bruno. S’il y arrivait, il se rapprocherait de sa culture et pourrait peut-être mieux le comprendre. S’ils pouvaient arrêter d’avoir des tensions stupides et s’entendre un peu mieux, ils pourraient réellement parler d’amitié. C’était quelque chose d’important pour le Blindépique, il avait beaucoup d’amis, mais aucun n’était comme Bruno. Il était… différent. Surtout, il faisait partie de son espèce. Sans le vouloir, il comblait un manque chez Cogneur, qui avait vécu toute sa vie en côtoyant la culture humaine, adoptant celle-ci.

…. Il était encore en train de penser.

Il se retint de soupirer, essayant de ne pas bouger. Autant dire que la méditation, ce n’était pas son truc. De longues minutes passèrent dans le silence, Cogneur ne voulant pas abandonner tout de suite. Il était têtu et n’avait aucune envie de dire qu’il avait échoué, ce n’était pas son genre. Qu’est-ce qu’il avait dit, déjà ? Ce concentré sur sa respiration. Respiration particulièrement douloureuse, mais il tenta quand même. Cela prit de nombreuses autres minutes, le marron respirant lentement pour minimiser les dégâts. Vider son esprit. Il déglutit avec difficulté, se forçant le plus possible pour ne penser à rien. Cogneur serra les dents et ouvrit finalement les yeux, observant Bruno. Il n’y arriverait pas. Poussant un soupir, le Blindépique posa son coude sur son genou et s’appuya la tête dans sa paume ouverte, continuant de regarder son homologue. Lui avait l’air paisible, au moins. Le marron ferma les yeux de nouveau, laissant ses pensées dérivées doucement. Comment avait-il pu croire que ce serait facile et rapide ? Probablement qu’il n’avait pas voulu se décourager dès le départ… Cogneur comprenait qu’il allait lui falloir bien plus qu’un après-midi pour réussir à faire de la méditation. Encore plus pour sentir son environnement. Il avait bien envie de dire ‘fuck it’, mais il se souvint des années qu’il avait passé à s’entrainer pour devenir ce qu’il était aujourd’hui. S’il pouvait prendre autant de temps à grandir sa puissance, il pouvait en prendre autant pour entendre la voix de la forêt. Cette pensée le décourageait un peu, mais il se promit de ne pas abandonner comme cela. Ouvrant les yeux de nouveau, il posa sa main sur ses côtes endolories et décida de briser le silence qui durait depuis un moment.

-‘ J… j’suis désolé, Bruno. J’y arriverais pas. Ca fait trop mal et… je peux pas faire le vide. ‘

Il n’aimait pas avouer qu’il n’était pas capable de faire quelque chose, mais il avait appris qu’il valait mieux à présent pour lui d’essayer d’être le plus honnête possible, d’éviter de laisser son égo parler à sa place. Ce n’était pas toujours facile, mais pour l’instant il ne se sentait pas vraiment déranger par cela, se sentant plus à l’aise avec son homologue. Cogneur soupira doucement et se remit à masser sa blessure, se disant qu’il irait chercher bientôt les antidouleurs de sa petite sœur. D’ailleurs, il se demandait si tout allait bien avec Joachim. Enfin, il n’y avait aucune raison que ça aille mal, eux s’entendaient très bien, au moins. Il marmonna pour lui-même, se demandant pourquoi Bahia ne pouvait pas s’intéresser à des gentils garçons comme le barbu plutôt que d’avoir le béguin pour un schizophrène SDF. Le Blindépique était loin de se douter que le jeune homme avait déjà donné son cœur à quelqu’un d’autre. Pourquoi il pensait à ça, déjà ? C’était bien la raison pour laquelle il était incapable de vider ses pensées, il pensait à plein de choses en même temps. Essayant de reprendre son sérieux, il sourit doucement à Bruno, reprenant son air désolé.

-‘ Fin, j’imagine que ça vient pas comme ça. Avec un peu de pratique, j’suis sûr que je pourrais y arriver. Y a d’autres moyens pour le faire sinon ? ‘

Il fallait avouer que la peur qu’il n’y arrive jamais était présente au fond de son esprit, celui-ci cherchant d’autres solutions au cas où. Cogneur gardait son regard plongé dans celui de Bruno, sans ciller. Il était tout ouïe et ferait ce qui lui demandait son homologue, s’il croyait que ça pouvait l’aider.




Génial ? Bahia se gratta de nouveau la tête, ne comprenant plus trop Joachim. Peut-être avait-elle eu tort à son sujet, et puis, ils ne s’étaient pas parlé plus que cela la première fois qu’ils s’étaient rencontrés. Enfin, pas à propos d’eux ou de leurs valeurs. Elle sourit finalement, contente de voir qu’il ne la réprimandait pas là-dessus. La rousse tiqua un peu aux mots ‘fragilité physique ‘ mais ne dit rien, soupirant. Ce serait mentir de dire le contraire… enfin, depuis qu’elle avait Nocturne, c’était un peu plus facile. Préférant ne pas penser aux spectres, elle fut encore surprise des paroles du barbu. Une fessée du siècle ? Fermant doucement les yeux, la jeune femme s’appuya la tête et le dos contre l’arbre derrière elle.

-‘ Non. ‘

Ce n’était pas l’envie qui manquait, mais Bahia croyait qu’utiliser la violence ne faisait que l’encourager. C’était un cercle vicieux et cela ne l’intéressait pas. Elle traquait les braconniers lorsqu’elle en trouvait, les endormait ou les paralysait, puis les déposait en dehors de la forêt. C’était une sorte d’avertissement et jusqu’à maintenant, elle n’avait pas revu ceux qu’elle avait attaqués.

-‘ À moins que je les prenne en flagrant délit de tuer, je ne veux pas être violente avec eux. Je les endors et je les envoie ailleurs, c’est tout. J’ai… déjà assez fait d’erreur comme ça. ‘

Bahia baissa le regard et regarda le sol, bloquant toutes pensées néfastes de son esprit. Là où Cogneur avait du mal, la jeune femme excellait dans l’art de cacher ou effacer des idées de ses pensées. Une manière de se protéger, en somme. Gardant toujours la tête basse, la jeune femme reprit la parole.

-‘ Tu as l’air de partager pas mal d’idée avec le nouveau truc là, tu sais, c’est quoi son nom déjà…. Euh, Isis ? J’étais un peu occupée ici, j’ai juste un peu entendu parler d'eux. Tu peux m’expliquer un peu ce qu’ils font ? ‘

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