Bienvenue sur la suite du forum à succès Pokémon Aube, Invité. Après l'incroyable assaut de la Team Zodiac, où en sont les choses sur l'île de Maïlys?
 
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 Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]

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Berndt Joachim
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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Mar 19 Aoû - 21:04



Comme attendu, Cogneur était incapable de se maintenir en place ou de vider son esprit. Bien que ses yeux soient fermés, Bruno remarquait que l'autre tentait de calmer la douleur de sa fracture. Forcément, il y avait cette interférence qui jouait beaucoup même si le chromatique n'en avait pas besoin pour être distrait. Encore une bonne preuve qu'il n'était pas en phase avec son côté plante. Les végétaux n'ont aucun mal à vider entièrement leurs pensées pour entrer en phase -qui porte justement leur racine- végétative.

"Ca vient pas directement oui. Y'a une sorte de déclic après pas mal de stagnation en fait... Et je concède que ton bobo joue en ta défaveur sur ce coup la. Mais il y a un moyen plus "artificiel" pour y arriver. Mais... hum...
C'était gênant. Le Blindépique crème posa sa tête sur son poing et se caressait le menton. Il avait bien entendu pratiqué la méthode sous jacente mais c'était assez gênant de la proposer à Cogneur. Il tentait de trouver le courage de dire les mots justes.

"Il faudra recommencer une séance de méditation, mais cette fois je servirai d'interface. Au lieu d'aller tenter d'écouter directement la forêt, tu peux essayer de l'écouter à travers moi qui l'entends sans soucis. Mais bon... Hum. Bouge pas."
Le professeur se leva pour se rapprocher au maximum de son élève. Il y avait besoin de proximité physique pour que la liaison se fasse bien. Chacun des Blindépiques ne serrerait plus poing contre poing mais serait main contre main de l'autre. Ne demandant pas son avis à Cogneur, Bruno lui saisit les deux mains et posa sa paume contre celle du de son homologue. La main de l'autre était bien plus grande que la sienne. Des grandes mains faites pour serrer et cogner fort. Le portrait craché du chromatique.

"Il faut aussi qu'on soit front contre front. En plus des mains, ça fait un autre canal par lequel l'énergie sylvestre peut circuler. L'objectif étant bien sûr que tu captes la mienne pour t'aider à saisir la forêt dans son intégrité. Une fois que tu seras prêt, colle ton front contre le mien, ferme les yeux et... hum... utilise Balance."
Ayant déjà un peu forcé la main -hoho- de son élève, le professeur n'allait pas recommencer en serrant les fronts. Il ne fallait pas non plus précipiter le processus ou fournir des sources d'énervement/de stress supplémentaires. Utiliser son propre énergie comme interface pour l'ouvrir à Cogneur l'aiderait surement à entendre vu qu'il aurait moins besoin de se concentrer mais ce n'était pas une raison pour l'incomber de nouveau facteurs limitants. Grâce à Balance, les deux partageraient bien plus que de l'énergie vitale, ils pourraient aussi échanger leur énergie sylvestre en restant connectés physiquement. Tant qu'ils seraient liés, Cogneur se verrait offert une partie de la spiritualité de Bruno et pourrait donc entendre la voix de la forêt. Le crème espérait que l'autre se rendrait compte du degré de confiance et d'intimité qu'un tel acte induisait. On n'ouvre pas son esprit au premier venu. L'ancien gardien ne comprenait d'ailleurs même pas pourquoi il était aussi avenant avec son rival. Tout cet altruisme ne lui ressemblait pas. A croire que son homologue érodait ses convictions petit à petit pour le changer, le ramollir un peu. Mais ça ne le gênait pas. Il était ravi de partager de tels moments de complicité, quelque chose qui lui avait cruellement manqué durant son existence. Il se sentait enfin plus qu'un simple dévot protégeant la cause de tout un écosystème : il se sentait comme une personne.

Et si l'exercice réussissait alors Cogneur serait également satisfait. Il comprendrait une partie de la culture du type plante et donc des Blindépique. Il pourrait entendre les arbres qui rouspèteraient à cause du Séisme qu'il avait lancé, il pourrait entendre des remerciements pour ses actions contre les braconniers, il pourrait entendre les arbres fruitiers l'implorer de venir se soigner auprès d'eux, il pourrait entendre exactement la position de Bahia. Il pourrait entendre la voix de la forêt.


Joachim fut légèrement déçu en apprenant la "mollesse" des contre attaques de la jeune femme contre les pilleurs du bois. Il aurait au moins espéré que Cogneur leur passer l'envie de revenir. Endormir quelqu'un pour le mettre dehors ne marchait qu'un temps... Mais il n'allait pas blâmer la pitié de son amie. La bonté d'âme était une qualité rare de nos jours, autant ne pas tenter de la ruiner chez quelqu'un la possédant. Et puis il n'eut pas le temps de vouloir le faire puisque la rousse l'amena sur un des sujets brûlants du moment : l'Aurore. Le doctorant avait des idées bien tranchées à leur sujet et était toujours ravi de plaider en leur faveur.

"Tu veux parler de l'Aurore plutôt... Isis est la grande instigatrice de ce projet fabuleux. Elle incite le peuple à boycotter la Ligue pour instaurer une nouvelle forme de gouvernance responsable par des gens qualifiés ! Le peuple ne sera plus soumis par des dresseurs mégalomanes qui ne savent que combattre et ne connaissent rien à l'économie, la santé, la protection de l'environnement... Regarde ! La Ligue ne fait rien pour arrêter ces braconniers..."
Joachim essayait de taper dans les points sensibles pour tenter de convertir Bahia. Même si c'était inconscient, il était tellement partisan des idées d'Isis qu'il tentait de les faire reconnaitre par chacune de ses connaissances et la rousse ne faisait pas exception. Afin de donner un peu plus de profondeur à son exposé, il raconta aussi sa propre histoire.
"Et de mon côté aussi j'ai souffert de leur présence. Ils m'ont empêché d'avancer dans mon travail de thèse en censurant une grande partie des ruines au public. Ils ne nous ont pas aidés le jour où on s'est rencontrés. Lyndia et Green n'ont pas levé le moindre petit doigt pour me protéger de Sulfura. Pire encore, ils m'ont insulté alors que je leur venais en aide... Et puis à côté je vois ces talents gâchés..."
Il s'arrêta une demi seconde, pensant à son bien aimé qu'il aurait bien aimé voir à un rang social plus élevé que simple enseignant chercheur. Il avait tellement travaillé dans sa vie, écrit tellement d'articles brillants, avait été la pour observer l'étoile. Grâce à ses recherches en histoire, il avait énormément de connaissances sur les civilisations et la politique. Il était très certainement plus qualifié que ces crétins du conseil 4 pour guider les dirigeants dans leurs choix.

"J'ai envie que ça cesse. La Ligue n'a jamais su résoudre un seul conflit depuis leur instauration. Je l'ai vu pendant mes études. Il faut passer à autre chose... T'es pas d'accord ? Un monde enfin plus juste dirigé par ceux qui le méritent plutôt que ceux qui ont obtenu le pouvoir grâce à leurs pokéballs. Un monde où chaque citoyen sera écouté !"
Cela tournait presque au fanatisme. Joachim était fanatique d'Isis. S'il ne trouve pas l'emploi scolaire qu'il désire à la fin de sa thèse, il était quasiment sûr d'offrir ses services à la Zénith Sarl pour travailler dans les bureaux de "propagande", de vérité plutôt, pour exposer les méfaits des ligues à travers le temps. Oui. Se rappelant de la réalité, il regarda son amie, espérant qu'elle ne serait pas terrifiée par son discours ou qu'elle ne partageait pas l'avis opposé.

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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Mar 19 Aoû - 23:25

Un moyen plus artificiel… comme quoi ? Cogneur se gratta le crâne de son autre main, se demandant ce que voulait dire Bruno par-là. Il n’eut pas besoin d’attendre longtemps pour avoir une explication, haussant les sourcils. Entendre à travers lui ? Le Blindépique ne savait pas trop quoi en penser, n’ayant pas le temps d’y réfléchir de toute façon. Bien vite il se retrouva les paumes de mains contre les siennes, écoutant d’un air surpris le reste de ses paroles. Il n’était pas sûr de tout comprendre ce qu’il disait, mais là-dessus il lui faisait confiance. Le marron déglutit et observa le visage de son homologue, un peu gêné de s’approcher autant de lui. Quand il faut, il faut ! Cogneur se racla la gorge et pencha la tête un peu, hésitant quelques secondes de plus. Qu’est-ce qu’il avait à être gêné comme ça ? Sentant l’orgueil remonter dans son esprit, le Blindépique serra les dents et fit le rester du chemin, s’approchant doucement pour ne pas se cogner contre l’autre. C’était… bizarre, un peu. Le chromatique s’appuya légèrement sur son front, leurs museaux assez courts se touchant aussi. Surtout, ne pas le regarder dans les yeux. C’était un peu difficile dans cette position. Cogneur serra les dents un peu plus fort et cligna des yeux quelques secondes, tout proche de ceux de son homologue. Ressentant un certain malaise, il les ferma finalement, essayant d’ignorer le souffle chaud de Bruno sur le reste de son visage. Le chromatique tenta de calmer sa respiration, soufflant doucement. Bon, et maintenant ? Ah oui, Cogneur était en train d’oublier la Balance. Poussant un léger soupir, celui-ci libéra sa grande énergie pour la mélanger à celle de Bruno, chacun reprenant de manière égale l’énergie en question. Le chromatique sentit une légère amélioration du côté de ses côtes, ressentant moins de douleur sur le coup. Ça, c’était une bonne nouvelle. Maintenant il fallait se concentrer sur le reste.

Le chromatique se sentait un peu bizarre, gardant la position malgré tout. C’était l’énergie de Bruno qui lui faisait ça ? Essayant de ne pas trop se concentrer là-dessus, Cogneur tenta de vider de nouveau son esprit. C’était étrange, mais il trouvait cela un peu plus facile. La présence de Bruno aussi près de lui ne le dérangeait plus, au contraire. Le visage toujours proche du sien, le Blindépique se sentait bien. Il devint lentement moins raide et se calma par la même occasion, l’aidant à se débarrasser un peu des pensées qui le parasitaient. Ils restèrent ainsi pendant de longues minutes, Cogneur ne bougeant pas d’un cil. Puis quelque chose d’un peu étrange se produisit. Le chromatique sentit son cœur s’accélérer, essayant de ne pas bouger. C’était lui ou… il avait l’impression de sentir des choses ? Pas dans le sens de l’odorat, mais de l’esprit. Après quelques secondes d’hésitation, le marron se retrouva emporter dans un flot d’information, lui donnant l’impression sur le coup que son crâne allait exploser. Il n’avait évidemment pas l’habitude, se retrouvant subitement agresser par tout ce qu’il y avait autour. Chaque brin d’herbe, chaque arbre, tout ce qui était plante ou vivant lui envoyaient toutes sortes d’énergies ou de sentiments, celui-ci se retrouvant vite noyer dans tout ce qu’il ressentait. Il lâcha les paumes de Bruno d’un coup, reculant son front aussi. Il était de nouveau en sueur et haletait un peu, sa douleur revenant par la même occasion. C’était…

-‘ Je… hum … ‘

Le Blindépique resta un instant stoïque, fixant Bruno dans les yeux d’un air surpris. Puis la surprise se transforma en joie, le marron attrapant le crème dans ses bras pour le serrer contre lui quelques secondes en lui disant merci. Au diable la politesse et la sensation de malaise, Cogneur restait un grand enfant et il donnait à Bruno le même genre d’affection qu’il donnait à Joachim... Comme pas mal d’autres personnes qu’il rencontrait et appréciait beaucoup. Il le relâcha et se releva rapidement, ignorant les cris de douleurs de ses côtes fracturées. D’un air légèrement excité, il se mit en marche, suivant la rive vers la gauche. Pour toute explication il tourna simplement la tête vers son homologue, lui faisant signe de le suivre. Le chromatique voulait vérifier quelque chose tout de suite, il était trop énervé.

-‘ J’ai entendu un truc… voilà ! ‘

Il s’arrêta à côté d’un grand arbre, celui-ci étant plein de fruits. Observant ceux-ci pendant quelques secondes, le Blindépique fit sortir une liane de sa carapace et étira celle-ci, cherchant à faire décrocher un des fruits. C’était une Baie Sitrus, bien connue pour aider à redonner de l’énergie. Le Blindépique connaissait les baies, mais il n’avait pas conscience qu’il y avait un arbre de Sitrus pas loin de là. C’était l’arbre qui lui avait fait sentir sa présence, comme pour l’aider avec ses côtes. Cogneur était incapable de mettre des mots là-dessus, il l’avait senti, c’est tout. Il tendit l’un d’eux à Bruno et en mangea un lui-même, le jus lui dégoulinant un peu sur le menton. C'était trop acide à son goût, mais il sentait le changement que cela faisait. Son corps fut vite parcourut d’une aura de bienfaisance et le chromatique soupira, relâchant la pression sur ses côtes. Ça faisait du bien. Maintenant que son plaisir était légèrement passé, le Blindépique se gratta la tête d’un air gêné, reprenant la parole.

-‘ Je suis désolé, y avait tellement de trucs, ça m’a donné mal à la tête. C’est juste… incroyable ! Dire que j’ai jamais ressenti tout ça…  ‘

Le chromatique souriait, observant Bruno. Il lui avait déjà dit merci, mais il avait l’impression que c’était peu pour ce qu’il venait de faire. Cogneur se mit à réfléchir rapidement, se demandant ce qu’il pourrait offrir à son homologue en retour. Le marron n’aimait pas se faire aider sans donner en retour, il aurait l’impression d’être égoïste. Le Blindépique se rapprocha de lui, cognant son poing dans sa paume ouverte. Lorsqu’il ouvrit sa bouche, sa voix était excitée et amusée, la reconnaissance se voyant dans son regard.

-‘ J’ai pas grand-chose à offrir en retour, hum… y a quelque chose que tu voudrais ? J’sais pas, je peux t’apprendre une nouvelle attaque si tu veux ! ‘

Celui-ci continuait de l’observer, tout sourire. Il adorerait que Bruno accepte à son tour, mais peut-être que celui-ci était un peu moins intéressé que lui sur le type principal de l’autre. Il essayait quand même, regardant sa réaction.



Bahia gardait la tête légèrement basse, écoutant les paroles de Joachim. Elle sourit légèrement, se disant qu’elle avait tapé dans le mille. Le barbu était clairement vendu aux idées de l’Aurore, tentant même de la convaincre. La rousse aurait probablement été plus ouverte à leur première rencontre, mais à présent elle se montrait frileuse devant ce genre d’organisation. Ce n’était pas la Zodiac, c’est vrai. Néanmoins l’handicapée restait hésitante et n’adhérait pas vraiment aux pensées de Joachim,  soupirant légèrement en voyant son Brutalibre s’asseoir à côté d’elle. Celui-ci semblait plus intéressé qu’elle sur les paroles de l’étudiant, écoutant attentivement ce qu’il avait à dire. Évidemment, il parlait de justice et tout, cela rejoignait directement les valeurs de Santo, qui avait passé beaucoup de temps à se battre seul dans les rues pour rétablir un certain équilibre. Il aimait combattre plus que tout, mais ce qui l’intéressait surtout, c’était la paix et l’ordre. La demoiselle se massa doucement le front d’une main, réfléchissant à sa réponse.

-‘ Le problème n’est pas la ligue, Joachim. J’ai l’impression que des jolies enveloppes brunes se promènent du côté de ma profession. ‘

La rousse releva la tête, fixant le barbu. Elle préférait parler du cas des braconniers avant celui des Aurores, voulant régler la question tout de suite. Comment avait-elle pu venir à cette conclusion ? Parce que l’une des personnes qu’elle avait endormie s’était avéré être un botaniste, comme elle. La rousse l’avait reconnue, l’homme faisait partie de ses cours à l’université. En cherchant dans ses vieux livres, elle avait aussi trouvé la femme qui l’accompagnait. Si des botanistes se mettaient à profiter de leurs connaissances pour vendre des morceaux de la forêt, c’est qu’il y avait un problème. Celle-ci soupira et s’appuya la tête contre l’arbre derrière elle, prenant le temps de réfléchir aux paroles du barbu. Après une minute de silence un peu tendue, celle-ci ouvrit la bouche.

-‘ Je peux comprendre que l’envie d’une nouvelle gouvernance soit intéressante, je le crois aussi. Néanmoins, si je peux me permettre… ‘ La jeune femme ferma les yeux, prenant une grande respiration avant de continuer. –‘ C’est juste maintenant que le peuple se décide à se lever ? Je veux dire, accuser la ligue pour ne pas les avoir assez aider… la seule image que j’ai du peuple, ce sont des poltrons qui ont attendu la tête dans le sable que le problème se termine et qui maintenant que c’est passer, montre les dents. C’est une généralité évidemment, ce n’est pas tout le monde. Puis c'est que mon opinion, je peux me tromper. Il est bien que ceux-ci prennent les choses en mains et veulent d’un monde meilleur, mais retirer la ligue… c’est…enfin. Le partage des pouvoirs entre ligue et autre me parait plus juste. Les dresseurs sont loin d’être stupides, c’est un métier comme les autres. Tout le monde doit participer à ce projet. Puis… les paroles trop belles d’espoir, je m’en méfie un peu.  ‘

Le regard de Bahia était empli de lassitude, celle-ci parlant d’une voix plus lente et neutre. Elle en avait assez des conflits et ça se voyait. Elle avait bien assez de ce qui se passait ici en ce moment. La demoiselle avait été au cœur de l’organisation, elle avait vu des choses que d’autres ne sauraient jamais. Cela lui donnait d’ailleurs envie de changer de sujet.

-‘ Le peuple, la société… c’est bien leur faute si la Zodiac a existé, pas la ligue. J’ai vécu avec eux, j’ai appris à les connaitre. Ça ne pardonne pas ce qu’ils ont fait, mais… s’ils avaient eu un peu plus d’attention de la part de leurs semblables, alors ils n’auraient pas été là. Ils avaient besoin d’aide et personne ne leur a donné … sauf la Zodiac. Certains d’entre eux y ont trouvé un foyer, de la nourriture, d’autres personnes à qui se relier. Je passe évidemment par-dessus les cas comme celui du… du… violeur, mais voilà, c’était une minorité sur tout ce que j’ai vu. S’ils avaient eu ce dont ils avaient besoin au départ, ils n’auraient pas été attirés par tout cela. ‘

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Cogneur  *  RubisEl Santo  * Dent Tranchante * Alphonse * Storm
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Berndt Joachim
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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Mer 20 Aoû - 22:06



Attendant patiemment les yeux fermés, Bruno sentit finalement le front de Cogneur contre le sien. Immédiatement, une grande chaleur se propagea dans la tête du Blindépique. Il ressentait à la fois celle de son homologue et celle de son souffle. C'était le même souffle qu'il avait ressenti dans son cou lors de leur précédent affrontement. Bien qu'un peu gêné, l'ancien gardien se sentait bien. Pour quelques secondes. La Balance lui draina une partie de son énergie vitale et spirituelle. Il eut une légère baisse de tension et menaça de rompre involontairement le contact physique en s'écroulant au sol mais il tint bon. C'était toujours aussi désagréable de subir cette attaque quand on y était perdant. A ce prix la, il y avait intérêt que Cogneur capte quelque chose, ça faisait trop mal pour avoir été balancé dans le vide.

Pendant tout ce temps, le crème dut attendre patiemment, méditer à la place de son élève pour que celui ci bénéficie de son écoute. C'était un peu difficile de rester concentré avec la présence d'un corps si chaud qui le balayait régulièrement par la respiration. Malgré tout, la régularité de cette dernière et sa chaleur en faisaient une douce berceuse qui confortait Bruno. Il était content d'être ici et d'apprendre sa culture à Cogneur. Il était enfin parvenu à s'approcher de lui sans s'énerver, c'était suffisamment comblant à ses yeux.

Puis la transe fut rompue. Le marron se retira brusquement, réveillant doucement son professeur qui ouvrit les yeux et le regardait parler. Et l'instant d'après, il était dans ses bras. Le crème ne vit rien venir. Il se tenait la, bêtement, enlacé par celui qu'il avait envie de vaincre il y a même pas une heure. Bruno rougit. Il était affreusement gêné. Son rythme cardiaque s'intensifiait alors qu'il tentait de placer ses bras dans le dos de celui qui le câlinait. Pourquoi se sentait-il si satisfait malgré sa gêne ? Le corps de l'autre était encore légèrement humidifié mais cela n'empêchait pas sa chaleur de se propager dans le corps de l'ancien gardien. Cela faisait trop pour l'égide sylvestre qui commençait à respirer fort. Il se sentait bizarre. Il n'avait jamais ressenti ça auparavant. Une telle chaleur interne et externe qui menaçait de l'étouffer... mais n'était pas désagréable. Une véritable sorcellerie. Qu'est ce que Cogneur avait bien pu me faire se demandait l'Epinarmure.

Puis la douce entrave finit par s'arrêter, sortant Bruno de sa torpeur. Son élève voulait lui montrer les fruits de son apprentissage. Il avait bel et bien entendu la forêt qui lui avait indiqué la présence de Baies Sitrus dans les environs. Le crème suivait avec satisfaction le nouvel initié tout excité qui finit par lui tendre une baie. Bruno accepta avec plaisir, la Balance lui ayant fait perdre un peu de sa superbe. Cela le revigorerait un peu. Il tenta de ne pas rire en voyant l'autre manger comme un cochon tandis que lui le faisait sans bavures. Puis quand ils eurent fini, Bruno se vit offrir une proposition. Il baissa un peu la tête sur le côté avant de répondre.

"Une nouvelle attaque ? J'en n'ai pas véritablement besoin, mais merci... Je suis content d'avoir pu aider. Et pour le retour, tu m'as offert quelque chose de plus précieux qu'une capacité... De la chaleur. Je n'ai jamais ressenti ça auparavant dans ma vie."
En somme toute, ils étaient quittes, chacun avait offert à l'autre quelque chose qu'il n'avait jamais goûté. Même si dans un cas, l'un savait parfaitement ce qu'il avait gagné, tandis que Bruno restait confus. Il ne comprenait pas ce qui lui arrivait quand il était avec Cogneur. Il ne comprenait pas pourquoi il avait envie de rester avec lui. Il ne comprenait pas pourquoi il avait de nouveau envie que l'autre lui donne chaud. C'était gênant de ne pas savoir. Et c'était également gênant car il n'osait pas en parler clairement à son homologue, de peur que ce soit bizarre ou dégradant. Les sentiments et les gardiens, ça faisait deux. Il se retourna ensuite pour rebrousser chemin, perdu dans ses pensées. Il allait prendre un bain de soleil. Ca lui ferait du bien. Se poser sur un gros rocher lisse et chauffé par l'astre du jour l'aiderait sans doute à retrouver ses esprits. Et il n'aurait aucun mal à trouver un tel endroit. Il n'était qu'à une cinquantaine de mètres de leur point de départ à la rivière.


Bahia ne semblait pas du tout convaincue par le discours de Joachim. Il fut même assez contrarié quand la demoiselle prit la défense de la Ligue au détriment du peuple. Elle en venait même aux insultes pour le dénigrer. Des poltrons ? Comment les citoyens pouvaient se protéger sans avoir à entrer dans le cercle vicieux de l'élevage intensif de Pokemons ? Comment se défendre des Zodiacs si on n'a que des Pokemons de compagnie ? C'est le rôle des autorités et de la ligue au final. Elle en venait même à accuser le peuple de la création de la Zodiac. Se rendait-elle compte de la gravité de cette accusation ? Si la Ligue donnait plus d'argent pour aider les défavoriser plutot que pour commander des bijoux badges tout neufs, ca se serait peut être passé autrement. Tout ce maelstrom d'idées tourbillonnait dans l'esprit du doctorant qui commençait à perdre son calme.

"Je ne comprends vraiment pas Bahia... Je ne comprends pas. Comment tu peux les défendre alors qu'ils ne t'ont pas défendu bien que ce soit leur métier ! Des simples citoyens comme toi et moi n'ont ils pas le droit d'être considérés égaux aux autres ? Si la Ligue fournissait les subventions à tous les pauvres plutôt qu'à leurs dresseurs, la Zodiac n'aurait pas existé. Ce n'est souvent pas la faute des familles, des gens, si ça tourne mal. Et dans ce cas, c'est au rôle des autorités de les aider. Ce n'est pas en payant des tournois que les personnes que tu m'as citées iront mieux ! Je ne comprends pas comment tu peux ne pas décrier un tel système qui ne pense qu'à lui même et dénigre les autres. Regarde Isis ! Si ce n'était pas pour elle, Lieucca et Sableye ne seraient pas réparées et Esperantown serait un tas de ruines encore plus infâme qu'actuellement. Et pendant ce temps que fait la ligue ? Elle encourage un blondinet prépubère ou un frigide associal à monter à son sommet pour faire de la politique ! Où va le monde !"
Il frappa la bûche de son poing en finissant sa phrase. Il regretta aussitôt son geste, le secouant pour calmer la douleur. Douleur aussi bien physique qu'intérieure. Il était gravement déçu que son amie ne partage pas ses idées et il sentait que ça allait jeter un froid s'il continuait. Mais bien évidemment, sa personnalité de sang chaud prédominait sur sa réflexion. Il n'arrêterait pas de défendre Isis si facilement, quitte à se fâcher. C'était malheureusement un des défauts du barbu.

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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Mer 20 Aoû - 23:45

-‘ .. euh… okay ! ‘

Cogneur se gratta la tête, ne sachant pas trop quoi dire de plus. Il aurait aimé que Bruno accepte, mais visiblement celui-ci n’était pas intéressé. Un peu déçu, mais comprenant qu’il n’avait peut-être pas le même intérêt, le chromatique se mit à réfléchir à ses paroles. De la chaleur ? Le marron ne comprenait pas du tout ce qu’il voulait dire par là. Il se mit à se tapoter le menton, observant son homologue qui repartait. Hey, il allait où comme ça !? Cogneur continua de réfléchir et se mit à le suivre, ce demandant ce qu’il voulait faire à présent. Peut-être que ce serait une bonne idée de retourner au camp… le combattant préféra se taire là-dessus, sachant que ce n’était pas l’amour fou entre lui et son dresseur. Le Blindépique ne dit rien du chemin, observant Bruno qui marchait devant lui. Il se souvenait de ses paroles et celles-ci finirent par faire un bon chemin dans son esprit, le marron comprenant lentement ce que le crème avait pu penser en disant cela. Cogneur se trompait un peu, mais au final cela se rapprochait de ce qu’il croyait : il était certain que Bruno parlait des moments qu’ils passaient ensemble et de l’amitié qui semblait enfin s’installer comme il faut. Le Blindépique était loin de se douter que c’était plus pousser que cela, souriant tout seul en pensant que cette histoire se terminait plutôt bien pour l’instant.



Il avait l’impression d’avoir oublié quelque chose.

Merde ! Merde merde merde ! Cogneur se frappa le front, se traitant d’idiot. Il avait demandé à Bruno si sa réadaptation fonctionnait bien, mais avait complètement oublié un détail à ce propos. Le chromatique décida néanmoins de se taire pour l’instant, laissant son homologue s’installer avant de lui annoncer la nouvelle. Dire qu’il attendait de le voir juste pour cela et l’oubliait complètement sur le coup. Ils revinrent à leur point de départ et Cogneur observa le crème se placer au soleil, se raclant la gorge.

-‘ Euh, j’ai oublié de te dire un truc… ‘

Ça pouvait paraitre un peu bizarre dit comme cela, mais le ton du Blindépique n’était pas grave. Il se reposa lentement sur ses fesses, la douleur à ses côtes étant beaucoup moins forte. C’était vraiment une bonne chose, ces baies Sitrus. Assis à côté de Bruno, Cogneur observait de nouveau la rivière, reprenant la parole.

-‘ Je me suis occupé du Métalosse. ‘

Pas n’importe lequel, celui qui l’avait mis dans cet état. Le chromatique tourna légèrement la tête vers Bruno, lui souriant. Cogneur avait été bien content de retrouver le Pokémon psy, bien décidé à venger les dégâts qu’avait subi son homologue. Autant dire que le Métalosse avait vu des étoiles, quand la rage prenait la place dans l’esprit du marron, il cognait bien fort. Poussant un soupir, il se recula un peu et s’appuya sur les bras, profitant lui-même du soleil un peu. La chaleur était réconfortante et avec la petite baignade qu’il avait faite, cela faisait du bien. Prenant quelques secondes de silence de plus, il soupira doucement et continua de parler.

-‘ Je l’ai revu à la bataille, tu sais, avec l’étoile. Il a bien failli me griller le cerveau, le salopard. Mais je l’ai eu, j’sais bien que ça retire pas tout ce que tu as du te taper après, mais je l’ai fait pour toi. ‘

Il aurait pu attaquer un autre Pokémon adverse, mais Cogneur avait tenu à déglinguer le Métalosse en premier. Bon, ça c’était dit. Le Blindépique gardait les yeux fermés, respirant doucement. Jusqu’à ce que son ventre se mette à gargouiller de nouveau, assez fort pour que Bruno entende. Se mettant à rire, le marron se redressa et posa les mains sur son ventre, essayant de le calmer. Évidemment, il n’avait presque pas mangé et la baie lui avait ouvert l’appétit. Pour quelqu’un de sa corpulence, une baie ce n’était rien. Il se tourna vers Bruno, lui souriant d’un air amusé.

-‘ Ptain, j’ai encore faim, faudra retourner au camp bientôt. Évite de le raconter, mais je cuisine plutôt bien, t’sais, avec la petite fallait être débrouillard un peu. Je ferais à manger à tout le monde, tiens, les deux autres ils doivent bien avoir la dalle. Hum… au fait… tu veux dire quoi par chaleur ? Les gardiens ils n’ont jamais des moments ensemble, pas d’amis, rien ? ‘

Cogneur était d’un naturel curieux, il posait la question comme ça, fixant les yeux de son homologue. Celui-ci voulait simplement confirmer ce qu’il pensait, juste pour être sûr qu’il ne se gourait pas. En réalité il voulait voir si celui-ci parlerait d’amitié, le marron n’étant toujours pas certain des sentiments de son homologue à ce sujet. Il y a une heure ils se tapaient encore dessus, Bruno considérait-il que c’était bien passer ? Le chromatique espérait que oui, ça ne l’intéressait plus ce genre de chose.



Bahia sentit la tension grimper d’un coup, celle-ci fixant Joachim sans ciller. Il avait beau parler, il avait perdu toute son attention. La rousse était comme ça : si on lui parlait doucement avec des arguments bien construits, elle écoutait la majorité du temps. Le simple fait que Joachim s’énerve et lui parle sur ce ton la déconnectait complètement du sujet en cours. L’handicapée serra les doigts sur sa canne et se mit à se caler la tête entre les épaules, son regard se mettant lentement à glisser ailleurs. Celui-ci migra jusqu’à son Brutalibre, qui s’était mis debout. Ce barbu il allait se calmer sinon c’est lui qui allait s’en écouter, et presto. Doucement la rousse tendit une main, lui caressant du bout des doigts son aile. L’oiseau lutteur tourna la tête, l’air contrarié. Elle fit un léger mouvement de tête, simplement pour lui faire comprendre qu’elle ne voulait pas qu’il s’énerve. Santo souffla du nez, mais ne fit rien pour l’instant, faisant néanmoins craquer ses jointures en signe de menace. Bahia sursauta lorsque l’étudiant frappa la bûche, surprise de son comportement. Il ressemblait à ça lorsqu’il se fâchait ? Il aurait peut-être dû le faire devant les Zodiacs quand c’était le moment, plutôt que devant elle… préférant ne pas se laisser parasiter par des pensées noires ou méchantes, la jeune femme ferma les yeux et se releva lentement, faisant face au barbu.

-‘ D’accord, je vais être vraiment sincère cette fois-ci. Je m’en fous. ‘

Voilà, c’était dit. Elle avait tenté de donner son avis, mais au final, est-ce que le sujet l’importait réellement ? Non. L’handicapée avait voulu se former une opinion, mais le conflit n’était pas intéressant pour elle, pour plusieurs raisons.

-‘ Je m’en fous. Je pensais venir en forêt pour m’éloigner des conflits stupides de la ville. J’en ai trouvé d’autres ici, mais au moins ils me tiennent à cœur. Battez-vous entre vous, faites-vous la guerre, je m’en fiche. J’ai passé quatre longues semaines enfermée dans une prison, à entendre qu’on me libère ou qu’on me tue. J’ai fait des choses horribles, des gens ont souffert parce que j’ai eu peur de mourir ou de faire souffrir mes Pokémons. C’est assez. J’en peux plus. ‘

Son ton de voix c’était brisé à la fin, la jeune femme se mettant à marcher vers l’extérieur du camp. L’handicapée espérait que ses yeux humides n’avaient pas été remarqués par le barbu, bien que c’était difficile à manquer. La jeune femme voulait juste s’éloigner un peu de lui, lui laisser le temps de se calmer et aussi de se détendre de son côté. Elle avait été choquée de sa colère et en parler avait remonté chez elle toute sorte de souvenirs, surtout venant d’un Zodiac en particulier. Allant s’asseoir dans les feuilles, celle-ci sourit en voyant que son Brutalibre l’avait suivi, toujours fidèle au poste. Elle espérait juste que Joachim se calmerait et ne partirait pas, se disant qu’elle lui laisserait quelques minutes pour réfléchir. La demoiselle voulait juste reprendre une conversation normale et si possible, ne plus jamais parler de la Zenith.

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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Jeu 21 Aoû - 22:52


Posé tranquillement au soleil, refaisant son stock de vitamines D, Bruno attendait tranquillement que Cogneur ne le rejoigne. Il l'avait laissé un peu en plan après son aveu qui le mettait un peu mal à l'aise. Il n'eut cependant pas le temps d'y penser plus, le chromatique ramena un sujet plus "épineux" sur la table : Métalosse. Pas n'importe lequel, celui qui s'était occupé de démolir les connexions synaptiques de l'ancien gardien. Même s'il l'avait envoyé en rééducation extrêmement difficile dans laquelle il avait du se farcir son dresseur régulièrement, il lui en voulait moins qu'au départ. C'était depuis son accident qu'il avait pu se rapprocher de l'autre Blindépique sans que ses principes de gardien ne l'empêchent de parler, voire pire, le forcent à être agressif envers l'autre pour ne pas rompre les gages qui le liaient. S'il n'avait pas été entièrement démoli psychologiquement, Bruno ne se serait jamais ouvert à Cogneur comme il l'avait fait à l'hôpital. Et au vu de ce qui venait de se passer ces dernières minutes, l'Epinarmure ne regrettait rien. Il était néanmoins reconnaissant que son homologue se soit occupé de celui qui l'avait fait souffrir. Habituellement, c'était son rôle à lui de protéger, de venger les faibles et les innocents. C'était une sensation extrêmement étrange mais agréable que de se retrouver à leur place et de se voir protégé par un autre. Et le plus beau étant qu'il se justifia par "je l'ai fait pour toi". C'était de l'altruisme pur, comme celui des gardiens de la forêt. Une valeur qui touchait beaucoup le déserteur et qui le fit fermer les yeux et sourire de satisfaction.

"Merci. Tu aurais fait un bon gardien si tu étais né ici..." dit-il simplement.
Il n'y avait pas grand chose d'autre à dire. Ce n'était clairement pas son genre de sauter de partout pour exprimer sa gratitude. Sa vie passée avait instauré dans son esprit une sobriété omniprésente qui contrastait avec le côté extraverti du Blindépique de Bahia. Là où l'autre faisait des gestes très forts pour remercier, Bruno se contentait de simples remerciements sincères. Il espérait qu'ils suffiraient à Cogneur, en particulier au vu du compliment qui lui avait été soufflé. Mais les sujets plus "importants" comme la bouffe finirent par passer devant.

"Cuisiner ? C'est le truc que font les humains avant de manger ?" demanda-t-il.
L'égide sylvestre n'avait pu deviner le sens du mot qu'en voyant Joachim charcuter des aliments et les mettre dans une poêle pour ensuite les manger. A vrai dire, il existait aussi des formes de cuisine au sein des Pokemons mais le gardien n'en avait juste aucune idée. Il avait l'habitude de chercher sa nourriture seul depuis qu'il était tout petit de par son apprentissage. Il ne trouva jamais l'idée ou le temps pour faire des arrangements subtils entre diverses baies et épices pour les rendre meilleures. Il mangeait cru, c'était tout. Quelques rares plats étaient servis lors des réunions de Blindépiques gardiens mais il ne s'était jamais véritablement demandé comment les baies avaient pu devenir des mets si raffinés. Tout ce temps, il croyait qu'il existait un arbre qui faisait tomber ces plats tout prêts dans les écuelles d'écorce. En parlant de réunions entre gardiens, ce fut également un sujet posé sur la table par Cogneur. Il semblait avoir une idée plutôt sectaire de leur ordre, mais en même temps il ne le connaissait pas.

"Si si, on se voit entre nous parfois. Des rapports d'amitié collégiale. Mais c'est tout ce qui nous est permis. On n'a pas le droit de se lier avec d'autres Pokemons qu'eux. Mais avec mes anciens collègues, je n'ai jamais ressenti cette chaleur à l'intérieur et surtout pas quand ils me prenaient dans leurs bras... C'est bizarre... Hum. On y va?"
Il se releva finalement, satisfait d'avoir pris un peu la lumière du jour au milieu de cette forêt tamisée. Il n'était pas spécialement content d'avoir à revoir son dresseur et sa clique mais il ne pouvait pas passer sa vie en forêt avec Cogneur éternellement non plus. Ce dernier lui même voulait revoir son humaine de compagnie. Il tenta de retrouver la direction du campement en demandant son chemin à la voix de la forêt puis se mit en route, menant la danse.


Les choses se gâtaient du côté de Joachim. Le piaf timbré menaçait de le frapper à nouveau et Bahia commençait à se fermer elle aussi à la discussion. Elle lui avoua en pleine figure qu'elle en avait rien à faire, ce qui brisa un peu l'étudiant sur le moment. Comment pouvait-on s'en foutre ? Elle ne pensait qu'à ses propres petits soucis sylvestres. Et l'homme ne voyait pas en quoi son enlèvement par la Team Zodiac était un argument pour s'en foutre. C'était difficile de rétorquer quoi que ce soit à cette assertion par ailleurs. Toute remarque serait mal placée au vu de l'expérience que la jeune femme avait subie. Bien que sur les nerfs, le doctorant n'était pas assez énervé pour vouloir avoir le dernier mot et décida donc de ne rien répondre à la fuite de la rousse. Il bouda un petit moment. C'était tout. Elle faisait bien pareil après tout.

"Oh me regarde pas comme ça toi..." dit-il à son Nidoran qui lui faisait un regard méchant.
Ce n'était pas la première fois qu'il lui reprochait d'être aussi fanatique de la Zénith Sarl. Il aurait pu avoir la classe s'il utilisait plus de piquant dans ses mots, mais l'homme était d'une platitude extrême selon le petit baragon. Ennuyé par son attitude, le barbu le poussa doucement et continua de grommeler à voix basse dans son coin pour se calmer.

"Jmenfou, je t'en mettrai des jmenfou... C'est pas possible..."

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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Ven 22 Aoû - 14:47

Lorsque Bahia revint au camp, ce ne fut pas pour s’excuser au barbu. En fait, elle tentait de marcher rapidement et passa devant lui sans même le regarder, se glissant dans sa tente et refermant les pans derrière elle. Deux minutes passèrent, du mouvement se voyant à l’intérieur. Le Brutalibre attendait impatiemment à côté, jetant de temps en temps des regards ennuyés vers le barbu. L’oiseau avait vraiiiment envie d’aller lui en coller une, mais il savait bien que l’handicapée ne lui pardonnerait pas, même si elle était en froid avec l’étudiant. Détournant son regard de Joachim, il soupira en voyant que la demoiselle sortait de la tente. C’était toujours un peu bizarre de la voir dans cette tenue, elle était méconnaissable. Bahia s’était complètement changée, portant à présent sa tenue de chasse. Celle-ci était d’abord composée d’un plastron rappelant les vestes pare-balles, celui-ci étant en métal. Deux lanières de cuir formaient un X sur le devant, contenant ses fioles avec tous ses poisons, ses paralysants et ses somnifères. Elle avait le même genre de lanières accrochées aux cuisses, plus rapide à dégainer. La jeune femme portait des bottes en cuir rappelant l’armée et une cape brune, avec capuche et manches longues. La capuche sur la tête, il ne manquait qu’à la jeune femme son masque en forme de Corboss, qui était toujours devant Joachim. S’approchant de lui, Bahia se pencha légèrement et tendit les doigts, ceux-ci se refermant sur le masque à gaz. Se relevant rapidement, la jeune femme posa l’autre main sur sa hanche, toisant du regard l’étudiant. Ce n’était pas la tenue qui était le plus étonnante là-dedans, non. Deux choses avaient disparu depuis qu’elle était sortie de sa tente et lorsqu’elle s’était approchée de Joachim, sa démarche avait d’abord était incertaine, puis ensuite presque normale.

Et pourtant, elle n’avait ni canne, ni attelle.

Bahia marchait sans aucun support et lorsqu’elle leva son regard sur Joachim, il pouvait apercevoir le seul signe visible qu’elle était possédée par le spectre : ses iris. Plus de vert, plus de bleu. Juste du noir. C’était la première fois que Bahia regardait de manière voulue un humain alors qu’elle était sous le contrôle du Noctunoir, sachant que Nath était en crise de schizophrénie lorsqu’elle l’avait été et que les deux autres étaient morts. La demoiselle s’était déjà vue dans un miroir et la vision qu’elle avait eu lui avait fait peur, malgré cela elle n’hésitait pas à recourir aux services du spectre. Ne voir que le noir et le blanc dans ses yeux pouvait être flippant un peu, mais au final elle faisait presque exprès, voulant voir comment l’étudiant allait réagir. Sans un mot, la rousse posa son masque sur son visage et l’attacha, complétant le tableau. Elle sortit des gants en cuir de sa poche arrière de jean et les enfila, rappelant Santo dans sa Pokéball. Il y eut un craquement de branche et Bahia tourna légèrement la tête, observant au travers des verres teintés de son masque. Joachim pouvait à présent apercevoir la raison de son équipement. Un jeune Bulbizarre se tenait là, frissonnant un peu et gardant son regard rivé sur la jeune femme. Le pauvre Pokémon plante était encore essoufflé de sa course et la demoiselle ne voulait pas le faire attendre. Alors qu’elle ruminait ses pensées plus loin, il était arrivé en courant et lui avait fait part d’un problème non loin de là. La rousse était intimement liée avec les troupeaux de Florizarres qu’il y avait ici, ils acceptaient qu’elle soit sur leurs territoires et les étudie et en échange, elle les aidait en cas de problème. La voix un peu étouffée par son masque, la demoiselle se décida enfin à adresser la parole au barbu.

-‘ Tu m’excuseras, j’ai du boulot. Puisque tu es trop peureux pour réellement t’attaquer aux conflits, garde donc mon camp, nos Blindépiques devraient revenir bientôt. Chay… '

-‘ Madame ? ‘


Il était apparu comme ça, sans donner d’avertissement. Bordel ce qu’elle détestait cela quand il se téléportait à côté d’elle. Le Kadabra avait probablement senti qu’elle avait besoin de lui et était revenue près du camp. C’était un mercenaire plutôt calme, il faisait son boulot, mais ne se mélangeait pas vraiment avec le groupe, méditant plus loin. Le Pokémon psy ne porta pas vraiment attention à Joachim, sentant la tension qu’il y avait entre sa patronne et lui. De toute manière il n’avait pas le temps, celle-ci avait besoin de ses services maintenant. Lévitant à quelques centimètres du sol, il tendit sa main à la demoiselle et demanda rapidement.

-‘ Et Cogneur ? '

-‘ Laisse-le, on est capable de faire le boulot sans lui. On y va. ‘

La demoiselle était visiblement désireuse de montrer qu’elle était capable de se débrouiller toute seule. Le Kadabra ne chercha pas plus que cela à la convaincre d’amener son meilleur atout avec elle, sachant que ce n’était pas de ses oignons. Il était payé et faisait ce qu’elle demandait, point. La jeune femme fit signe au petit Bulbizarre qui s’avança jusqu’à elle, la rousse l’attrapant dans ses bras. La seconde après, elle avait disparu, téléportée par le mercenaire.



Bruno ne savait pas ce que c’était que de cuisinier ? Eh bien, les gardiens ne mangeaient que des baies et des racines, ou quoi ? Cogneur sourit légèrement et se releva, se disant que ce serait une bonne chose de montrer à son homologue que mélanger des choses entre elles pouvait donner des saveurs et des mets intéressants. Le chromatique avait dû s’habituer à travailler dans une cuisine, parfois Edward partait et étant considéré comme le deuxième papa de service, il avait dû apprendre à faire à manger pour sa petite fille. Il avait fini par développer un certain intérêt, mais d’habitude il hésitait un peu avant d’en parler. Le marron ne croyait pas que Bruno se moquerait de lui à ce sujet et il avait visiblement raison, ce qui était un peu normal vu que visiblement il n’y connaissait pas grand-chose. La cuisine ça passait, par contre, parler du fait qu’il était capable de tricoter ou de coudre… ça c’était hors de question. Seule la famille le savait et Bahia était mieux de ne pas en parler, sinon il lui mettrait une fessée comme quand elle était adolescente et le contrariait sur tout. Cogneur était debout, écoutant le reste des paroles de Bruno. De la chaleur quand il le prenait dans ses bras ? … Un instant, il avait bien entendu ? Le chromatique fronça les sourcils et se gratta la tête, ses pensées se mettant à tourbillonner dans son esprit. C’était …. Euh … bizarre à entendre ? Pendant quelques secondes, Cogneur fixa son homologue se lever et commencer à partir, restant là où il était. Non non, c’était impossible, il se faisait des idées. Comment avait-il pu penser à cela ? Secouant la tête rapidement, le Blindépique renvoya dans son esprit les dernières paroles de son homologue et se mit à le suivre, conscient que celui-ci devait parfaitement savoir où il allait. La sensation de malaise était de retour, mais c’était un peu différent. Gardant la bouche close, Cogneur préféra se concentrer sur ce qu’il pourrait cuisiner en arrivant. Le chemin se déroula en silence, le chromatique accélérant le pas en voyant son campement. Ils arrivèrent à peine quelques minutes après que Bahia se soit téléporté, Cogneur observant d’un air surpris autour de lui.

-‘ Où est Bahia !? ‘

Il se tourna vers Joachim, le regardant avec des points d’interrogation dans les yeux. Le barbu ne semblait pas le comprendre…  tout de suite il se dirigea ver s la tente de la demoiselle, fouillant celle-ci pour voir si son équipement était toujours là. Il avait… disparu !? Sentant l’inquiétude et la colère monter en lui d’un coup, Cogneur ressortit de la tente et appela Chayton, qui ne répondit pas. À coup sûr elle était partie sans lui régler quelque chose. Le Blindépique frappa du poing le sol, reprenant son comportement agressif de plus tôt. Il lui avait fait promettre de ne pas s’éloigner ou de combattre les braconniers sans lui. Qu’arriverait-il si elle se faisait blesser et qu’il n’était pas présent ? Même avec la présence du spectre elle restait faible et surtout trop prompte à réagir sur le coup. Ce n’était pas rare qu’elle faisait des erreurs dans ces cas-là, sauf que d’habitude il était là pour la rattraper. Que pouvait-il faire ? La demoiselle pouvait s’être téléportée à des kilomètres de là et vu que Chayton n’était plus là, Joachim ne pourrait pas comprendre s’il tentait de lui parler. Lui pouvait comprendre ce que lui disait le barbu, mais la communication à un sens était compliquée. Le chromatique se tourna vers Bruno, le regard brûlant de rage.

-‘ Elle est partie ! Bordel, elle est partie toute seule s’attaquer aux braconniers, comment tu veux que… ‘

Cogneur se tut subitement, fixant son homologue. Il avait aussi oublié de lui parler des braconniers. Prenant une grande respiration, il se mit à se frotter le crâne, jetant un coup d’œil à Joachim. Il n’avait donc pas tenté de la retenir ? Probablement qu’elle s’était téléportée sans même lui en donner la chance. Il était loin de se douter que ce n’était plus lui et Bruno qui étaient en froids, mais bien les deux humains. Il reprit rapidement la parole, prenant un ton de voix un peu plus calme.

-‘ Écoute Bruno, depuis quelques semaines  y a des humains qui se baladent dans la forêt et foutent un bordel pas possible. Bahia et moi on essaie de les contenir un peu et… je crois qu’elle est partie les voir. Tu… tu penses être capable de la retrouver avec… tu sais… la forêt ? Je peux pas la laisser toute seule comme ça, tu comprends ? J’ai besoin… de ton aide. ‘

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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Ven 22 Aoû - 23:49



Alors que Joachim continuait à se calmer en murmurant des choses incompréhensibles, la jeune femme changea d'attitude du tout au tout pour passer de la victime à la méchante. Elle alla s'enfermer dans sa tente pour ressortir complètement transformée. On aurait cru un antagoniste de jeu vidéo. Son armure improvisée regorgeait de divers flacons dont l'homme préférait ne pas connaitre le contenu. Bien que largement fourni en antidotes, il ne préférait pas avoir à en utiliser un. Et le plus étrange était qu'elle arrivait à se mouvoir parfaitement sans sa canne. Avait-elle menti à propos de son handicap ou quoi ? Ce n'était clairement pas humain de pouvoir bouger avec une telle facilité si on devait se trimballer avec un exosquelette et une canne.

"Wow putain !" s'écria-t-il, levant le bras à hauteur de son cou sous la surprise.
Il n'y avait pas que sa démarche qui n'avait rien d'humain. Ses yeux aussi avaient perdu toute trace d'humanité. Les couleurs vaironnes avec laissé leur place à un noir plus sombre que ceux d'Ebenelle. Ca y est ! Le doctorant comprenait ! Bahia était un succube venu des enfers pour semer la dévastation sur la planète ! Ne perdant aucun instant, il se releva en tenta de marcher vers l'arrière avant de rapidement se rendre compte que la buche elle n'avait pas bougé de place.

*Et merde et merde, elle va me bouffer maintenant. Ptin, pourquoi j'ai du la fâcher comme ça !* pensait-il en paniquant.
Il avait trop peur pour oser la quitter des yeux, craignant qu'elle ne lui saute dessus pour lui voler son âme et l'envoyer dans le royaume des ombres. Mais en faisant ça, il tombait aussi dans sa carte piège "Ombre des yeux" qui l'intimidait tout autant. Le Bulbizarre passa donc inaperçu. Mais il eut une chance inouïe. Bahia ne voulait pas le manger. Non non, juste lui rappeler qu'il n'était pas la personne la plus courageuse du monde. La démone avait en partie raison, mais elle ne devait pas oublier que le doctorant avait tenu tête à Sulfura et à l'Ophiucus. Il n'était plus aussi peureux depuis la bataille finale, bien que l'apparition satanique de son amie lui avait filé les boules. Il reçut l'ordre de veiller sur le campement pendant qu'elle allait faire caca derrière les buissons. Oui. Ca devait être ça. Elle faisait genre elle comptait bosser mais en fait si elle était aussi pressée et frustrée c'était parce qu'elle pouvait enfin faire caca après trois jours de constipation ! C'était la seule explication possible ! Et un instant plus tard, la démone disparut, téléportée par un Kadabra.

"Mais qu'est ce que c'était que ce truc ! Elle est foooooolle !"
Le doctorant se relâchait enfin du stress qu'il avait accumulé ces dernières minutes. Il respirait très fort et regardait avec panique ses petits Pokemons qui se racontaient leur vie autour d'un champignon. Il n'avait qu'une envie : se barrer loin et rapidement. Il ne voulait pas affronter la colère de Bahia si jamais elle n'avait finalement pas pu faire caca au loin. Il commença à rempaqueter ses affaires avant de comprendre qu'il ne pouvait pas partir tout de suite. Il y avait encore Bruno qui trainait dans les bois. Il resta donc au campement, priant pour que son Blindépique arrive rapidement.

Ce qu'il fit quelques minutes plus tard, accompagné de Cogneur qui semblait aussi en stress quand il remarqua l'absence de la jeune femme. Il pestait divers mots dans une langue que l'homme ne pouvait pas comprendre. Il haussa les épaules pour lui faire comprendre que non il ne savait pas parler le Blindépique et prit la ball de Bruno pour tenter de le rappeler.

"Allez viens, on se barre."
Il tendit l'orbe de capture en direction de son Pokemon avant qu'un Vent Féérique de son Granivol ne la fasse tomber par terre. Il la ramassa en pestant pour comprendre via les signes de tête de son ami qu'il ne fallait pas le rappeler tout de suite. Il avait entendu le speech de Cogneur sur les braconniers et jugea que c'était à régler en priorité avant de prendre la poudre d'escampette. Bruno, quant à lui, s'indigna directement en entendant ce que son homologue venait de lui apprendre.

"Et voila. Encore une fois ces humains. Ils ruinent tout et ne savent rien faire d'autre ! Que les autres gardiens ne les aient pas encore éliminés..."
Il se renfrogna et se posa au sol aussitôt pour convoquer les énergies sylvestres pour répondre à la demande de Cogneur. Il était encore plus conforté dans son idée qu'il aurait pu faire un bon gardien au vu de son engagement pour protéger le bois des braconniers. Un véritable gâchis qu'il ait été élevé par les humains. Il devait surement avoir trop d'empathie pour eux pour endiguer leur pitoyable existence destructrice. De manière permanente. Mais visiblement ces braconniers la étaient plus malins et réussissaient à échapper à la vindicte de son peuple. Ca ne se passerait pas ainsi cette fois. Bien que démis de ses fonctions, l'ancien gardien voulait continuer à les exercer officieusement. Il retrouverait les pilleurs et s'occuperait de leur cas.

"C'est bon. Ils sont dans le territoire des Florizarre. C'est pas la porte à côté, mais on peut y être rapidement si on se débrouille bien."
Il attrapa alors son dresseur et le posa ventre contre l'épaule. Joachim se débattit en demandant à être posé immédiatement au sol. Mais le Blindépique n'écouta rien. Il voulait lui montrer de quoi il était réellement capable afin de calmer un peu les pulsions autoritaires de son dresseur. Bruno demanda ensuite aux petits Pokemons de l'étudiant de rentrer gentiment dans leurs balls en attendant la suite, ce qu'ils firent.

"Il y a un nichoir à Natus pas loin. Ils pourront nous y téléporter. Allez on y va !"
Et il partit aussitôt en courant. Il n'allait pas faire son tour de force de vol plané dans les arbres. L'homme ferait une crise cardiaque sur le coup et Cogneur serait incapable de suivre. Une fois qu'ils seraient arrivés au nichoir, il expliquerait la situation aux oiseaux psychistes qui venaient dans la forêt pour élever leurs petits quand il faisait trop chaud dans les falaises. Ils auraient bientôt rattrapé Bahia.

HRP:
 

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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Sam 23 Aoû - 12:24

Cogneur était bien content d’avoir Bruno à ses côtés, il n’était pas du tout surpris de voir que celui-ci voulait l’aider à s’occuper des braconniers. Au final, c’était son ancien métier, non ? Rien ne l’empêchait de continuer de protéger la forêt s’il en avait envie. Les gardiens étaient plus rares ici, les risques qu’ils tombent sur d’autres Blindépiques voulant s’occuper d’eux ensuite était assez mince… quoique présent. Les Florizarres qui vivaient ici avaient décidé qu’ils voulaient protéger eux-mêmes leurs territoires, ne s’entendant visiblement pas sur certaines méthodes utilisées par les gardiens. Leurs présences étaient tolérées, mais ils ne venaient pas ici pour faire leur loi, sous peine d’être repoussés par les troupeaux. Le chromatique le savait et c’était parce qu’il avait discuté avec l’un des plus vieux Florizarres du coin, qui avait décidé de prendre en charge une bonne partie du territoire. Cogneur n’était pas difficile à reconnaitre du tout et lui n’avait aucun mal à circuler dans leur bout de forêt. Tant qu’il restait près de Bruno, celui-ci n’aurait aucun problème avec eux. Le chromatique hocha la tête à ses paroles et se mit en route, suivant son ami d’un pas lourd. Ah tiens, il avait visiblement décidé d’amener Joachim avec lui. Aussi étonnant que cela puisse paraitre, Cogneur ne fit rien pour le libérer. Il laissait son ami géré la situation et au final, n’aidait pas le barbu parce qu’il voulait avoir la présence de Bruno encore un moment. Dire qu’au départ c’était lui qui l’avait aidé à le remettre dans sa Pokéball… et que maintenant il voulait aider l’autre à ne pas y rentrer… Il sourit pour lui-même, content au final que la situation ait drastiquement changé. Bon, c’était moins drôle pour l’étudiant, mais Cogneur n’agirait que s’il était en position de se blesser.

D’ailleurs le Blindépique ne pouvait s’empêcher de trouver le barbu bizarre, ayant tout le loisir de l’observer derrière Bruno. Est-ce que quelque chose s’était produit pendant qu’ils étaient partis ? Cogneur serra les dents et essaya de se convaincre que non, bien qu’un détail important venant de lui revenir en tête. Et si Nocturne avait… Si c’était le cas, le problème était plus grand que ce qu’il croyait. Évitant d’y penser pour l’instant, Cogneur vit alors le nichoir dont parlait son homologue. Le marron l’observa d’un air impressionné, c’était probablement le nid le plus gros qu’il avait vu de sa vie. S’approchant avec Bruno de l’immense arbre où ils siégeaient, l’un des Xatu descendit de son perchoir, mais pas pour attaquer. Évidemment, il avait dû sentir qu’ils ne venaient pas ici pour leur faire du mal, juste pour un peu d’aide. Le chromatique laissa son homologue s’en occuper, il s’y connaissait mieux et avait un langage plus soutenu que lui, le marron ne cachait pas le fait qu’il manquait parfois de diplomatie. Comme quoi ils se complétaient plutôt bien. Tentant de calmer son impatience derrière, il fut content de voir l’oiseau psychique hocher la tête en signe positif. Ça lui enlevait déjà un poids important. Sous les commandes de Xatu, Cogneur s’approcha de Bruno et attrapa sa main, tentant d’ignorer dans son esprit les paroles de son homologue qui tournaient en boucle. Avoir de la chaleur quand je suis dans tes bras. De la chaleur. Merde, espèce de débile, Bahia est peut-être en danger, oublie tout ça !

-‘ Allons-y. ‘

Il se racla la gorge d’un air gêné, resserrant sa prise sur la main de Bruno. La seconde avant ils étaient proches du nid, la seconde après ils étaient dans un environnement complètement différent. Le Blindépique dû prendre le temps de respirer quelques secondes, lâchant la main de son homologue. Il détestait toujours autant la téléportation, ça lui refilait la gerbe. Essayant de ne pas vomir le peu qu’il avait mangé – sérieusement avec tout ça il n’avait toujours pas cassé la croûte, allait-il enfin avoir le temps de bouffer correctement !? – Cogneur lança un regard circulaire autour de lui. Bahia était censée être proche de là… et c’était le cas. Le chromatique poussa un cri de colère en voyant que la jeune femme était couchée au sol, visiblement inconsciente. Pris de peur, il remercia rapidement l’oiseau et s’élança vers elle, attrapant la demoiselle dans ses bras. Cogneur soupira lorsqu’il se rendit compte que celle-ci était toujours réveillée, tirant doucement sur son masque pour le retirer. Oh non. Il aperçut son regard et sentit la colère revenir aussi vite qu’elle était partie, prenant une grande respiration pour ne pas se fâcher contre elle. S’il n’avait pas eu aussi peur pour elle, il lui aurait probablement collé une petite fessée. Partir comme ça sans lui, où avait-elle la tête !? Et surtout, SURTOUT, pourquoi est-ce que Nocturne était dans son esprit ? Le chromatique lui avait fait promettre de l’utiliser le moins possible, elle aurait dû attendre d’avoir des problèmes avant de lui demander de son aide, pas avant. Depuis combien de temps était-il là ?

-‘ Sors de Bahia tout de suite ou je te défonce. ‘

Pas de réaction. La demoiselle continuait de le regarder d’un air à demi endormi, ses iris restant bien noirs. Cogneur n’avait pas trop de patience en ce moment et d’un air fâché, attrapa d’une main la bonne jambe de sa fille et… la mit à l’envers. La rousse pendait dans le vide, uniquement retenu par le bras puissant de son Blindépique. Celui-ci secouait un peu, comme pour inciter le spectre à lâcher prise. D’habitude cela fonctionnait, il suffisait d’insister un peu et de le mettre dans une position inconfortable pour qu’il décide de partir. La rousse avait peu de réactions, se laissant faire sans rien dire. Le marron n’aimait pas cela du tout, c’était la deuxième fois qu’il la voyait dans cet état. Il n’eut pas le temps d’y réfléchir longtemps, le Noctunoir semblait déranger et lentement, il se mit à se glisser hors du corps de la jeune femme. Il gardait une teinte semi-transparente, les gens devaient porter attention pour bien le voir. Lorsqu’il fut complètement détaché du corps de la demoiselle, il devint plus matériel, se tenant devant Bruno et Joachim. Le spectre semblait être intéressé par le jeune homme, fixant celui-ci de son œil unique. Il sentait en lui des sentiments néfastes et ce genre de chose était exactement ce qu’il recherchait. Néanmoins, il doutait que le jeune homme lui ouvre la porte de son esprit juste comme cela, il devait travailler un peu pour y arriver… et vu qu’il était entouré de deux Blindépiques plus puissants que lui, il valait mieux pour le Noctunoir de ne pas se montrer trop gourmand. Cogneur déposa doucement la jeune femme au sol, ses yeux reprenant leurs teintes habituelles. Il se tourna ensuite vers le spectre, qui flottait sans rien faire, ne lâchant pas le barbu du regard. Le marron leva le poing et celui-ci était à présent recouvert d’écorce et d’épines, signe d’un Martobois. Le Noctunoir ne chercha même pas à l’éviter, se prenant celui-ci avant de disparaitre complètement. Cogneur grogna en sentant les épines s’enfoncer dans son poing, mais était au final rassuré : cette attaque était assez puissante et il était sûr que le spectre ne reviendrait pas de sitôt.

-‘ Et un problème de régler. Ça va, princesse ? ‘

Pas de réponse. Bahia semblait… vide. Le spectre lui permettait de marcher, mais le prix à payer était fort : il la vidait de son énergie, lui laissant juste assez pour survivre. Cogneur faillit se coller un coup de poing à lui-même, regrettant son geste. Il savait bien que le spectre tentait toujours de prendre le contrôle quand il n’était pas là et pourtant il était parti loin d’elle, oubliant complètement la présence de celui-ci. Il s’était rendu compte avec le temps que le Noctunoir en profitait un maximum quand il était éloigné, allant jusqu’à influencer les pensées de celle-ci, même s’il ne la possédait pas. C’était devenu facile pour lui, dès que Bahia avait quelque chose qui la contrariait un peu, il le sentait et tentait de lui souffler d’autres pensées noires, ce disant que si elle se fâchait pour de bon, la porte de son esprit s’ouvrira plus facilement. Au final il avait raison, la demoiselle manquait de contrôle et il finissait par avoir ce qu’il voulait. Le chromatique s’en était rendu compte rapidement parce que Bahia agissait de manières bizarres, il la connaissait très bien et dès qu’il voyait un changement dans son comportement, le lui faisait remarquer pour éviter qu’elle se laisse avoir. Joachim ne connaissait pas assez Bahia pour le voir, l’influence du spectre avait commencé bien avant le moment où elle s’était changée. Ses idées tranchées, les sentiments noirs et la confusion qui se glissait parfois dans ses réponses étaient des signes que l’étudiant n’avait visiblement pas vus. C’était amusant pour le Noctunoir de mettre la zizanie dans ses relations personnelles et ce n’était pas la première fois qu’il essayait. Si Cogneur et Bruno étaient restés au camp, cette situation ne se serait probablement jamais produite. Le Blindépique appuya le dos de celle-ci contre un arbre, inquiet sur son état. Il n’était plus fâché contre elle, juste contre lui-même. Sa simple présence tenait le spectre tranquille et il avait failli à son devoir.

-‘ Cogneur ? ‘

C’était la voix de Chayton, le Kadabra passant entre deux arbres pour les rejoindre. Cogneur avait bien envie de lui coller son poing dans la figure, mais ce n’était pas le moment. Il aurait aimé que le Pokémon psy aide un minimum sa patronne, mais l’exorcisme ne faisait pas partit de son contrat. Il restait loin de lui, sentant la colère de celui-ci à son égard.

-‘ Les braconniers sont plus loin et… ‘

-‘ C’est bon, on s’en occupe. Reste ici avec Bahia et Joachim. ‘

Le Kadabra tenta de parler de nouveau, mais le regard du Blindépique n’incitait pas à continuer. Celui-ci fit signe au barbu, voulant qu’il surveille Bahia le temps qu’ils s’occupaient des humains. Ce n’était pas pour être méchant, mais Cogneur croyait qu’il servirait plus ici et que là-bas. Il y avait très peu de chance que le spectre revienne, pas après le coup qu’il lui avait donné. Un vrai masochiste, celui-là. Il aimait la douleur sous toutes les formes… Se retenant de faire la grimace, le marron fit signe au crème : il était temps pour eux de régler le cas des braconniers. Cogneur semblait plus ou moins sa douleur aux côtes à présent, il allait devoir faire attention pour ne pas se prendre un coup à cet endroit.

-‘ On y va ? Ils sont peut-être en train de fuir, faut se dépêcher. ‘

Le Blindépique reprit donc sa course, sans attendre Bruno, sachant bien que celui-ci suivrait. Cogneur n'avait même pas pris la peine de demander ce qui avait bien pu mettre Bahia dans cet état, à part le spectre. Avait-elle réussit à voir les braconniers ? Il était excité pour le combat pour y réfléchir et vu l'état de la demoiselle, elle n'était pas en état de répondre. Le Kadabra lui avait pointé une direction et il savait que son homologue saurait se diriger aussi. Chayton était mieux de bien protéger la petite parce que, contrat ou pas, il allait lui faire voir des étoiles. Il espérait aussi que Joachim ne ferait rien d’idiot, il n’avait aucune idée du froid que le spectre avait poussé pendant qu’il était parti.

Bahia était toujours appuyée contre son arbre, son visage reprenant lentement des couleurs. Son corps tremblait légèrement et lentement, ses yeux se mirent à bouger, glissant d’abord pour regarder le sol. Sa jambe était douloureuse et il était à présent impossible pour elle de se tenir debout, probablement même avec une canne. Où était-elle ? Ses yeux croisèrent la présence du Kadabra et celui-ci, voyant que Bahia semblait reprendre un peu de conscience, s’approcha d’elle doucement. La rousse tentait de dire quelque chose, ouvrant légèrement les lèvres. Rien n’en sortait malgré ses efforts, elle n’avait même pas l’énergie pour prononcer les mots. Même son cerveau avait du mal à suivre, celle-ci se concentrant sur une seule et unique chose. Ouvrant les lèvres de nouveau, le Pokémon psy se pencha vers elle et lui fit signe de les refermer.

-‘ Pensez-le. ‘

La rousse ferma les yeux et la bouche, respirant doucement. Le Kadabra se concentra, cherchant à comprendre ce qu’elle voulait dire.

* D… des… des… Bl… Blin…. Dééé … pi…piii… *

Hey le barbu:
 

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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Sam 23 Aoû - 23:10



"Bruno pose moi tout de suite ! Tu saoules !" s'écriait Joachim alors qu'il faisait le sac à patates trimballé par le Blindépique.
Bien qu'énervé, il arrêta rapidement de se plaindre, constatant que son Pokemon n'en avait rien à faire et en riait presque. A tous les coups ça devait faire des mois qu'il attendait de trainer son dresseurs là où il le désirait, comme s'il le tenait dans une Pokeball. Une petite vengeance personnelle en somme. L'étudiant laissait échapper quelques "aie" quand il se prenait la carapace sur le menton ou la joue lors des sauts trop aventureux. Il se demandait vraiment où est ce que son Blindépique pouvait bien l'emmener avec une telle hâte. Sa réponse arriva rapidement : un nichoir de Natu et Xatu. Il reconnaissait ces Pokemons qui vivaient non loin de Mauville dans les Ruines d'Alpha qu'il avait maintes fois visitées. Et il savait, de fait, également leurs facultés dont la téléportation. Cela lui rappela des mauvais souvenirs de jeunesse dans lesquels un groupe de ces oiseaux psychistes s'étaient amusés à téléporter Joachim comme une balle entre eux pour jouer. Il avait vomi après. Depuis il cherchait à s'éloigner de tout ce qui avait le potentiel de le dématérialiser pour l'envoyer à un autre endroit. Il poussa un "nooon" plaintif en voyant que c'était bien ce qui allait se passer et se prépara à renforcer ses organes internes en les crispant.

Bruno quant à lui négocia le voyage avec la tribu volante. Il n'eut aucun mal à obtenir ce qu'il désirait étant donné qu'il connaissait les oiseaux pour avoir sécurisé leur territoire plus d'une fois. Ils furent juste étonnés de ne pas l'avoir vu depuis un moment, ce à quoi l'Epinarmure ne répondit rien. Il réitéra simplement sa demande de téléportation qui fut une nouvelle fois acceptée. L'instant d'après Cogneur lui prenait la main sans qu'il ne s'y soit préparé, provoquant une certaine réaction de surprise, comme celle d'un enfant pris sur le fait. Ce n'était clairement pas agréable de se faire prendre au dépourvu d'une telle manière. Un peu plus et il aurait été rouge comme une baie Tamato.

Et voila. Disparus dans une myriade d'étoiles verdoyantes parsemées de rares blanches et rouges, couleurs emblématique du psychiste. Et l'instant d'après, ils étaient dans un endroit totalement différent. Bruno était toujours aussi stoïque alors que son dresseur était crispé et fébrile. Il n'avait pas apprécié le voyage mais avait fait de son mieux pour tenir. Cogneur se précipita sur sa dresseuse et la secoua comme une bouteille de jus de fruit afin de mélanger la pulpe. Mais au lieu de secouer des organes, il secouait un être fantomatique qui s'était emparé du corps de l'humaine. Rapidement, la forme glauque du Noctunoir fit son apparition, toisant d'un oeil avide le popotin du doctorant, seule partie de lui visible avec les jambes, le reste étant masqué par Bruno. Le gardien regardait d'un air mauvais le spectre. Il n'appréciait pas du tout ces espèces qui en possédaient d'autres pour mettre le boxon et s'en délecter après. Combien de fois avait-il du régler des différends causés par des bouffonneries spectrales ? Trop souvent. C'était dans de tels moments qu'il aurait aimé avoir quelques sels purificateurs pour brûler l'oeil de la chose. Mais finalement ce fut un Martobois qui exorcisa le spectre. Une bonne chose de faite.

Le chromatique s'en alla soutenir quelques instants sa dresseuse avant d'être rappelé à l'ordre par le Kadabra. Bruno feinta de ne pas avoir entendu de laisser Joachim sur les lieux. Il avait bien trop envie de voir comment il réagirait une fois qu'il lui aurait montré l'étendue de ses capacités et la teneur de sa merci. A la place, il tacla le sac à dos du paquet gémissant qu'il tenait encore sur son dos.

"Bruno, arrête tes conneries ! Si ça continue, euh... hum... Arrête !" s'écria une nouvelle fois le doctorant.
Il voyait ses balls tomber. La Speed Ball de son Granivol, la Copain Ball de son Teddiursa et la Parc Ball de son Nidoran. Il n'eut les réflexes que pour récupérer une seule d'entre elles : la Lune Ball de son Okeoke. Il la tint fermement contre lui pour ne pas qu'elle finisse au sol avec les autres et fut finalement emporté par la course de l'Epinarmure qui suivait son homologue. Le barbu vit alors le corps allongé et presque inerte de son amie au sol. Il ne comprenait pas ce qu'il lui était arrivé mais s'en voulait un petit peu. S'il avait été plus conciliant, peut être qu'elle n'aurait pas cherché à "fuir" en prétextant le travail et du coup elle n'aurait rien eu. Il baissa la tête et se laissa tomber contre la carapace de celui qui le trimballait.

La jeune femme eut néanmoins de la chance, lors de leur chute une des balls était tombée sur le mécanisme d'ouverture, ce qui libéra Bismuth le Nidoran. Il regarda d'un air étrange son dresseur se faire enlever par le Blindépique et fit un petit signe de la patte pour lui dire au revoir. Il alla ensuite libérer ses deux autres amis qui apparurent et tournèrent autour de la rousse, le regard intrigué. Pissenlit comprit bien qu'elle était mal en point et commença à diffuser un parfum exquis dans l'atmosphère. Aromathérapie. Grâce à ça, la possédée devrait retrouver ses esprits plus rapidement. Ca ne lui rendrait pas d'énergie, mais au moins ca chasserait le mal de tête et la sensation de mal être. Ils n'étaient pas connectés au réseau cérébral du Kadabra et ne pouvaient donc pas comprendre ce qu'il se disait, ni en saisir la gravité. Au lieu de ça, ils tiraient un peu sur ses vêtements pour l'embêter. Il n'y avait rien de tel pour faire reprendre connaissance entièrement à quelqu'un. Testé et approuvé sur Joachim. Les matins difficiles, il n'y avait qu'à tirer sur les draps ou le pyjama pour qu'il entre dans une colère noire au bout de deux minutes et qu'il ne veuille plus dormir.

Bruno lui, ralentit brusquement sa course pour s'arrêter illico presto. Son regard était terrifié et sa bouche grande ouverte. Il avait entendu la forêt. Il l'avait entendue lui dire que ses collègues étaient sur le coup. La nouvelle eut l'effet d'une Cage Eclair sur le Blindépique qui était maintenant complètement paralysé. Il n'osait pas continuer, de peur d'avoir à se confronter à ses anciens collègues. Mais dans ce cas, comment l'annoncer à Cogneur ? C'était assez rabaissant pour que l'orgueil de l'égide sylvestre l'empêche de prononcer les mots adéquats. Puis il réfléchit deux secondes. Si le bois avait dit à Bruno que son ancien clan était présent, il y avait tout à parier que ses collègues savaient aussi qu'ils étaient la. Dans tous les cas il était foutu, il s'était trop approché des gardiens et se ferait coincer.

"Cogneur, attends... Je... Les gardiens sont la bas. Hum... Ils n'apprécient pas vraiment qu'on... déserte. Si tu vois où je veux en venir."
C'était dit. Difficilement, mais ça l'était. Il espérait que son homologue comprenne son dilemme sans qu'il n'ait à expliquer qu'il était forcément grillé. Après les braconniers, il serait le prochain sur la liste des gardiens. Ca ne serait surement pas un jugement aussi expéditif et radical, mais nul doute qu'il prendrait cher s'ils le retrouvaient.

"Je vais quand même y aller. Mais, eum... Me laisse pas seul..."
Deux heures plus tôt, Bruno se serait pendu plutôt que de prononcer des mots synonymes d'une telle faiblesse. Une humiliation. Mais sa vanité était laissée de côté pour le moment. Il avait besoin du soutien du marron et il était obligé de le demander, non sans rougir de gêne voire de honte. Le grand gardien réduit à demander sa protection à autrui. C'était moche à voir. Evitant de perdre trop de temps, il reprit alors la marche pour tenter de cacher ses yeux plissés par la frustration d'avoir à se confronter aux autres. Et voila que les Florizzares étaient en vue droit devant...

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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Dim 24 Aoû - 0:10

Cette odeur, c’était… tellement agréable. Bahia ouvrit doucement les yeux, sentant son corps bouger sans sa permission. Que ce passait-il ? Pendant un instant elle crut que Nocturne avait repris le contrôle de son corps. Bougeant très légèrement la tête, la rousse aperçut alors les petits Pokémons de Joachim, qui tiraient sur ses vêtements. Que faisaient-ils là ? La botaniste serra les dents et tenta de bouger, sans trop de succès. Néanmoins elle fut capable de mouvoir encore un peu la tête, juste pour montrer qu’elle était réveillée et qu’ils n’étaient plus obligés de tirer sur sa cape. C’était… tellement bizarre. Elle se souvenait juste d’avoir été en froid avec Joachim, le reste était complètement flou. Bahia ne se souvenait même pas ce qui s’était passé et pourquoi elle était dans cet état, jetant un regard circulaire autour d’elle. Pas de trace du barbu. Que pouvait-il donc être en train de faire, il n’avait quand même pas envoyé ses Pokémons venir la chercher ? La rousse leva la main très lentement, frôlant le sol pour caresser avec douceur le petit ourson à côté d’elle. Sa fourrure était douce et c’était réconfortant, la botaniste sentit son pouls se calmer un peu. Elle aperçut alors le Kadabra, qui revenait auprès d’elle. Il tenait dans ses mains des baies Oran, essayant de faire manger l’handicapée un peu. Celle-ci étant incapable de la prendre dans ses mains, le Pokémon psy fut obligé de laisser le reste de son chargement au sol pour la nourrir à la main, se disant que les autres en mangeraient peut-être un peu. Bahia avala avec difficulté, mais ressentit immédiatement une différence, levant doucement sa main pour manger le reste toute seule. La demoiselle avait l’impression de sortir d’un cauchemar et au final c’était le cas : elle avait laissé son Noctunoir prendre le dessus. Comment avait-elle pu être aussi faible ? Ce n’était pas la première fois que cela arrivait et à chaque fois elle se disait que la prochaine ne serait pas aussi catastrophique. Avait-elle dit des choses méchantes au barbu ? Est-ce que c’était pour cela qu’elle se souvenait l’avoir vu en colère ?

-‘ Ch… chay…to ? ‘

Le Kadabra s’approcha d’elle, se penchant pour la regarder de plus près. Son corps avait subi des dégâts, même si cela ne se voyait pas. Malgré les baies Oran la rousse manquait d’énergie et surtout, elle n’avait pas sa canne. Il aurait aimé pouvoir se téléporter pour aller la chercher, mais il commençait lui-même à saturer. Le Pokémon psychique allait devoir attendre un petit moment avant de pouvoir se servir de cette attaque à nouveau. Jamais Bahia ne serait capable de se déplacer dans cet état, sa jambe en avait assez supporté pour aujourd’hui. Le Kadabra transmit toutes ses pensées à la demoiselle, lui permettant de comprendre un peu ce qui se passait. Cogneur était parti avec Bruno, qui tenait Joachim ? Pourquoi ? Les braconniers. Son cœur se remit à s’emballer, celle-ci essayant de se relever… retombant pathétiquement au sol. Les Blindépiques, elle devait leur dire pour les Blindépiques ! La botaniste gémit et fit signe au Kadabra.

-‘ Tu.. tu… peux… m’aider ? ‘

-‘ Ça va vous coûter un peu plus. ‘

Celle-ci serra les dents et faillit lui crier qu’elle n’en avait rien à foutre, mais étrangement ses mots lui faisaient bizarre, comme si elle les avait déjà dits avant. Le Pokémon comprit le message et s’approcha de la demoiselle, attrapant ses bras pour l’aider à se remettre debout. Il se servait de ses pouvoirs de télékinésies pour se faciliter la tâche, faisant flotter la demoiselle à un centimètre du sol. Celle-ci s’agrippa à ses épaules et soupira, jetant un coup d’œil aux petits Pokémons de Joachim. Elle ne pouvait pas les laisser là, hors de question. La rousse ne pouvait pas laisser le froid qu’elle avait créé durer entre elle et le barbu, il fallait qu’elle s’occupe d’eux. Demandant un autre service à son mercenaire, celui-ci ouvrit la Pokéball du Brutalibre, qui avait été enfermé tout le long du voyage. Celui-ci ouvrit grand la bouche en l’apercevant, s’approchant de la demoiselle pour vérifier qu’elle n’était pas gravement blessée.

-‘ Chica, tu as vu ton état !? Que s’est-il passé, bon dieu ! ‘

-‘ Pas… pas le temps… Santo. Aide… moi… avec les… petits. ‘

Celui-ci n’était pas vraiment que Bahia lui cache pour l’instant ce qui s’était produit, mais celle-ci lui promit de lui en parler lorsque le moment serait opportun. L’oiseau soupira et se tourna vers les trois autres, leur faisant signe de suivre le Kadabra qui s’éloignait avec son chargement sur les épaules. La demoiselle tourna d’ailleurs la tête dans leur direction alors qu’il avançait, souriant doucement aux Pokémons de Joachim.

-‘ Merci… de vous être occupé de moi. Venez… on va aller trouver Joachim.'

Et les deux Blindépiques, elle espérait.



Cogneur marmonna en voyant que Bruno avait amené Joachim. Sérieusement, que voulait-il faire avec ce chargement ? Il risquait de mettre l’humain en danger plus qu’autre chose. Sans parler qu’il aurait aimé que le barbu surveille la jeune femme… le marron hésita pendant quelques secondes, ralentissant sa course. Peut-être était-il mieux de laisser tomber les braconniers et retourner auprès de sa fille. Seulement, la colère était trop grande. Il devait se défouler sur les personnes qui lui avaient fait subir cela. De toute manière, Chayton avait probablement téléporté la demoiselle loin d’ici, ça ne servait à rien de retourner sur ses pas. Il allait reprendre sa course lorsque Bruno l’interrompit, le chromatique se retournant pour le regarder. Quoi !? Il était sérieux !? Ce serait la première fois que Cogneur verrait des gardiens… s’il oubliait le déserteur, bien sûr. Il ne savait pas trop quoi en penser, vu ce que son homologue disait, ils ne seraient pas contents de le voir. Il se fichait bien de se faire ennemi de sa propre espèce, si c’était pour protéger Bruno de leurs colères. Celui-ci lui demandait d’ailleurs de venir, visiblement gêné. Le chromatique sourit pour toute réponse, posant la main sur son épaule libre.

-‘ Hey, t’inquiète pas prof, je couvre tes arrières. Y a que moi qui a le droit de te foutre une branlée. ‘

Cogneur cachait parfaitement le fait qu’il était nerveux, blaguant comme à son habitude. Oui, le fait de voir d’autres Blindépiques lui retournait aussi l’estomac. Seulement il ne voulait pas le montrer à Bruno, pour éviter de lui mettre une couche de stress de plus. Il le suivit sans un mot de plus, jetant un coup d’œil à Joachim. Le pauvre, il devait avoir hâte de descendre. Le chromatique espérait que la vue de l’humain ne fâcherait pas trop ses homologues, sinon ça risquerait d’être plus compliqué. Le marron aperçut au loin les Florizarres et se mit à accélérer le pas, se demandant ce qui se passait. Ils débouchèrent tous les deux dans une petite clairière, les Florizarres d’un côté et… les Blindépiques de l’autre. Ceux-ci se fixaient, chacun toisant l’autre avec colère. L’apparition du géant chromatique et de Bruno jeta un froid dans la rencontre, les deux clans tournant la tête vers eux. Cogneur croisa le regard de ses homologues et serra les dents, tentant de garder le contrôle de ses émotions. La surprise passa dans le regard des autres, probablement à cause de sa couleur et de sa taille. Sans un mot le Blindépique s’avança vers les Florizarres, qui l’avaient reconnu. Ils le laissèrent s’approcher et le chromatique se tourna vers les autres membres de son espèce, restant droit à côté des Pokémons graines. Il avait fait signe à Bruno de venir près de lui, voulant éviter qu’il se retrouve trop loin de lui. Le marron ne se pardonnerait pas si son nouvel ami se faisait avoir par son ancienne bande. Croisant les bras sur son torse gonflé par une nouvelle Gonflette, le chromatique prit la parole.

-‘ On peut savoir ce que vous faites ici ? Ce n’est pas votre territoire, retournez d’où vous venez. ‘

La tension était trop grande pour que Cogneur prenne le temps de demander aux Florizarres où étaient passés les braconniers. Pour l’instant le seul humain en vue était Joachim, le Blindépique se demandait ce qui s’était produit avant qu’ils n’arrivent. Enfin pour l’instant ils devaient régler ce problème-ci avant, le chromatique attendant une réponse de la part des gardiens. Il jeta un coup d’œil à Bruno, espérant que celui-ci n’était pas trop effrayé par la présence de ceux-ci.

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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Dim 24 Aoû - 22:21



L'aromathérapie prit rapidement effet et le manoeuvres de réveil doux trouvèrent également leur succès. La rousse avait repris connaissance au plus grand plaisir de la bande de Pokemons. Ils ne touchèrent néanmoins pas aux baies Oran, s'était déjà allègrement servis sur les arbres environnants durant leur escapade. Ils ne voulaient pas être grondés parce qu'ils avaient grossi sans que leur dresseur ne comprenne pourquoi. Joachim n'était pas spécialement avenant envers les cachoteries de son équipe. Bien que tenté, Berend le Teddiursa finit par se taper la main pour se dissuader de piocher. Sa motivation ? Se dire qu'il aurait plus intéressant à la maison, comme du miel.

Après avoir reçus les remerciements de la dame flottante, les petits se réjouissaient d'aller retrouver leur dresseur et ami. Ils ne traînaient donc pas et menaient même la marche. Pissenlit n'avait aucun mal à suivre les traces des Blindépiques. Bien que moins spirituel que Bruno, la petite graine réussissait tout de même à entendre la forêt. Après tout, c'était ainsi qu'il avait réussi à trouver la clairière de ses tuteurs les Meganium. Il voletait à environ cinq mètres du sol afin d'avoir une vue plus panoramique pendant que Bismuth gonflait ses pics avec Puissance tout en suivant son trajet. Berend lui courrait maladroitement à deux pattes avant d'être blasé et de se mettre sur ses quatre pattes. C'était beaucoup plus confortable et plus rapide pour courir mais pas pour marcher. La vie d'un Teddiursa n'est pas facile : devoir réfléchir pour savoir quand changer de position était un véritable casse pied. Mais finalement toute la troupe avançait bien.


Bien que lui ayant assuré sa protection, Cogneur se montrait trop entreprenant pour Bruno. Il bougeait de trop et provoquait les Gardiens ouvertement tout en invitant le déserteur à rejoindre ses côtés. C'était maladroit, vraiment maladroit. Mais le Blindépique n'avait guère le choix, il devait rejoindre son homologue. Il bougea doucement en évitant le regard de ses anciens camarades qui le toisaient d'un air mauvais. Ils le considéraient comme un "échec" voir un traître. Il s'était laissé capturer par un humain et avait donc failli à sa mission sacrée. La disgrâce siégeait dans son ciel et sur celui de sa famille qu'il avait à peine connue. Puis l'un des gardiens s'avança pour répondre aux provocations du chromatique soutenues par les Florrizares.

"Notre territoire ? Nous n'avons pas de territoire. Nous ne faisons que protéger la forêt dans son intégralité. Que cela plaise ou ne plaise pas à vos amis."
Regardant de haut le groupe, il posa finalement son regard sur Bruno et eut un rictus. oui. Cela le faisait rire de voir son ancien collègue déchu trembloter comme une feuille morte. Ou était passé son courage ? Avait-il peur du châtiment ? Le meneur regarda rapidement ses troupes avant de reprendre une nouvelle fois les provocations.

"Quand à toi Erable... Ca fait longtemps que les arbres ne nous ont plus parlé de toi ! Imagine ma surprise quand j'ai ressenti ta présence ! En tout cas, je vois que tu n'as pas perdu de temps pour te trouver un humain de compagnie. Et regarde le, il a aussi peur que toi !"
Eclat de rire généralisé chez les gardiens. Bruno les regardait d'un air dépité tout en constatant qu'effectivement son dresseur n'était pas rassuré. Bien qu'il ne voyait pas les forces de la forêt, il les entendait et cela ranimait les souvenirs de sa rencontre avec son propre Epinarmure. De très douloureux souvenirs. Si un seul de ces Pokemons pouvait faire aussi mal, que pouvait faire une armée d'entre eux qui ne semblaient pas contents ? Mais surtout, ce qui énerva le plus le crème était son apostrophe. Erable. Ce nom lui rappelait beaucoup trop sa vie passée. Vie qu'il avait au départ regrettée amèrement, puis petit à petit il perdit espoir et finit par la défausser. Il resterait captif de l'humain et le savait. Se focaliser sur le passé n'aurait fait que le blesser plus.

"La ferme..." répondit-il.
"La ferme Epicea !" réitéra-t-il avec plus de force.
"Tu fais le malin parce que t'es accompagné ! Nous savons tous les deux qui a le dessus en duel. Maintenant dis nous ce que t'as fait aux humains !"
Bien que terrifié, Bruno gardait sa fierté. Ses paroles étaient provocantes et à la hauteur de sa colère. Il ne supportait pas la vanité d'Epicea. Il avait toujours été un peu trop fier de ses prouesses bien qu'il n'ait jamais réussi à vaincre Erable. Mais le Blindépique en face ne semblait pas impressionné par les demandes de son ancien collègue et soupira avant de répondre.

"Tu crois peut être qu'on va discuter avec un traître à notre ordre ? Tu connais le châtiment qui t'es réservé n'est ce pas ?"
Il ricana à nouveau. Il attendait le moment opportun pour demander à ses collègues de se saisir de Bruno. Les braconniers lui étaient sorti de l'esprit pour le moment, il avait d'autres priorités. A moins qu'on ne lui force à revoir l'ordre de ses envies. C'était éventuellement la que Cogneur entrait en jeu. Le crème savait d'avance que son discours serait voué à l'échec. Il lâcha son dresseur au sol et se prépara à éventuellement être attaqué. Joachim quant à lui fut satisfait d'avoir enfin retrouvé le contact protecteur de la terre. Mais il était moins content de se retrouver entre deux feux. Il tenta donc de se cacher un peu plus loin dans un buisson... qui contenait un Blindépique embusqué. Il fut attrapé et câliné pour éviter qu'il s'enfuit. Il hurla un juron et se sentait persécuté. Ce n'était pas les câlins de Cogneurs. Ceux la étaient plus durs et donnés avec des intentions moins chaleureuses. Usuellement les gardiens n'ont que faire des promeneurs normaux, mais cet homme avait capturé l'un des leurs. Il était autant coupable que celui qui avait fini dans ses balls.

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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Lun 25 Aoû - 1:15

Bon okay, c’était décidé, Cogneur détestait ce Blindépique. Sérieusement, il se prenait pour qui ? D’ailleurs, c’était qui, Érable ? … Un seconde. Bruno s’appelait Érable avant ? Évidemment, ça avait du sens. Ça devait être Joachim qui lui avait donné un prénom aussi… humain. Gardant toujours les bras croisés sur sa poitrine, le chromatique se retenait de marmonner, n’aimant pas du tout où cette conversation allait. Les Florizarres non plus, d’ailleurs. Les énormes Pokémons à quatre pattes commençaient à perdre patience, se jetant des coups d’œil frustrés. Le marron le remarqua, mais ne dit rien, préférant laisser la parole à ceux-ci. Les Pokémons fleurs restèrent silencieux au début, essayant d’éviter un peu le conflit. Mais les paroles sèches du meneur en face eurent raison de leurs calmes, la colère du plus vieux explosant d’un coup. Le plus gros s’avança aux côtés de Cogneur, les yeux plissés par la frustration. Vraiment, ils voulaient jouer à cela ? Il rugit avec force, ses compagnons faisant de même. Ils allaient regretter leurs comportements.

-‘ Vos méthodes de protection sont abjectes ! Nous ne voulons pas de vous ici, nous protégeons nous même cet endroit et ce n’est pas parce que votre clan s’est autoproclamé maitre des lieux qu’il fait ce qu’il veut ! Dégagez d’ici pour de bon ou vous subirez notre colère. ‘

Rugissement de plus. Les Florizarres ne rigolaient pas, ils étaient prêts à se battre contre les autres. Les pachydermes étaient loin d’avoir peur d’eux, s’ils croyaient être les seuls à être capable de comprendre la forêt, ils se gouraient. Sans parler que leurs types les avantageaient sur celui des Blindépiques, ne souffrant ni des attaques plante, ni des attaques combats. Ils étaient tout aussi puissants qu’eux et n’hésiteraient pas à les attaquer jusqu’à ce qu’ils partent. Cogneur vit Bruno poser Joachim au sol et serra les dents, n’étant pas certaine que ce soit une bonne idée. Il n’eut pas vraiment le temps de se concentrer là-dessus, laissant celui-ci aller se cacher… sans se rendre compte qu’il avait été piégé dans son buisson. Le chromatique reposa son regard sur ses homologues en face, dégoûté de leur comportement. Dans une autre situation, il aurait aimé avoir un autre contact avec eux, mais le simple fait qu’ils voulaient punir Bruno les faisait devenir ennemis. Hors de question de leur donner cette satisfaction, Bruno était le seul ami Blindépique qu’il avait et il acceptait même de lui donner des informations sur son clan, il ne voulait pas perdre tout cela. Le marron remarqua alors que le Florizarre à côté de lui semblait un peu nerveux. Surpris, il regarda dans la direction que celui-ci lui pointait. Que… quoi !? Ce n’est qu’à présent que le Blindépique se rendait compte que les Florizarres avaient quelque chose de leurs côtés : des humains. Bruno s’était trompé de cible. Ceux-ci étaient en retrait sous les arbres plus loin, derrière le groupe. Ils étaient ligotés fermement par deux Florizarres, ceux-ci gardant férocement leurs otages. Les braconniers avaient été coincés et avaient visiblement perdu, seulement les Blindépiques en face voulaient probablement les avoir pour les punir correctement, chose que les Florizarres ne voulaient pas. Ils étaient pacifiques et la mort n’était pas une option pour eux, même si les braconniers faisaient du mal à leur terre natale. Cogneur grogna pour lui-même, reposant son regard sur le groupe en face, le Pokémon graine reprenant la parole.

-‘ Nous gardons les humains, que cela vous plaise ou non. Vous les voulez ? Venez donc les chercher. ‘

-‘ Faudra me passer dessus si vous voulez Bru… Érable. Alors, vous attendez quoi ? ‘

C’était le son de cloche pour lancer les hostilités. Cogneur rugi de toutes ces forces, celui-ci résonnant dans la forêt autour. Rien à voir avec le petit cri de peur qu’il avait fait en tombant de l’arbre, il reprenait ses bonnes vieilles habitudes, à savoir un cri profond et grave, assez puissant pour donner envie aux Pokémons à côté de se boucher les oreilles. Qu’ils viennent un peu chercher Bruno, pour voir. Frappant ses deux poings ensemble, le marron espérait juste ne pas recevoir des coups dans les côtes. Et hop, une Gonflette de plus, pour bien rigoler ! Le chromatique était au sommet de sa puissance, ces muscles étaient bien gonflés et il avait la même expression que lorsqu’il s’était fâché contre Bruno à cause de sa chute. Ces petits malins allaient voir ce que cela donnait quand un Blindépique poussait le combat au maximum. Il n’avait pas peur des relations de ses homologues avec les bois, il avait les Florizarres avec lui et il suffisait qu’il en agrippe un pour lui faire regretter d’être né. Levant les bras d’un air moqueur, Cogneur sentait qu’il allait bien s’amuser. Le combat, c’était sa vie. Restait à voir si ses ennemis avaient le crâne aussi dur que le sien.

-‘ Okay bande de fillettes, qui a envie de se faire défoncer la gueule le premier ? ‘

Nouveau rugissement de la part des Florizarres, qui lançaient les uns après les autres des Croissances. Dès qu’ils eurent fini, quelques Bomb’Beurk se mirent à voler, fonçant tout droit vers le clan en face. Cogneur était déjà en marche, le géant s’avançant vers ses homologues. Le marron avait toujours tendance à impressionner ses adversaires, il était un véritable monstre lorsqu’il se boostait au bout et était en mode rage. Il s’attendait à des attaques dans le même genre que Bruno et restait attentif le plus possible, son poing légèrement relevé. Celui-ci suintait d’une substance étrange et mauve. Un grand sourire sur le visage, le bras cassé était prêt à écraser son poing dans le premier qui s’approchait, de quoi lui faire mal avec un Direct Toxik. C’était l’attaque qu’il avait appris et qu’il avait voulu montrer à Bruno, sachant pertinemment que celle-ci était efficace contre lui et ses homologues. Peut-être aurait-il été content de la connaitre à ce moment-ci… tant pis, c’était trop tard. Le combat était commencé et Cogneur espérait que son ami se défendrait un minimum, il fallait qu’ils montrent à ses idiots qu’il valait mieux que cela.

-‘ Je m’appelle Cogneur et laissez-moi vous dire que vous allez vous en rappelez pendant longtemps ! ‘

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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Mar 26 Aoû - 23:51



Stupides Florizarres. Ils n'avaient jamais accepté que la forêt choisisse les Blindépiques plutôt qu'eux afin de créer l'ordre des gardiens il y a des centaines de générations. Ils n'avaient jamais accepté que les méthodes des Blindépiques étaient celles que la forêt elle même demandait. Et c'était bien parce que les crapauds végétaux ne voulaient pas être la main de la vindicte s'il le fallait qu'ils n'avaient pas été retenus par le bois. Encore une fois, cette rivalité sans fondement entre les deux espèces mettait en danger la mission de protection des bois. Mais d'un autre côté, Epicea restait un gros crétin comme à son habitude et son comportement justifiait presque le retour. Une bataille fratricide entre voisins démarrait, faisant voler les Bomb Beurk de toutes parts. Bruno était dégouté de constater encore une fois l'étroitesse d'esprit de ses camarades à quatre pattes. S'ils étaient moins fiers et moins rancuniers tout ce serait passé à peu prêt correctement concernant les braconniers.

Mais pour le cas de Bruno c'était plus compliqué. L'ancien gardien savait ce qui l'attendait au bout du compte et ne pouvait pas blâmer les Florizarres de le protéger implicitement. Il en allait de même pour Cogneur qui s'était à nouveau extrêmement gonflé pour le plus grand plaisir de son homologue. Il se sentait un peu plus en sécurité avec une telle égide vivante pour le protéger. Quel dommage tout de même. La présence d'Epicea et d'Erable avaient envenimés les relations entre le chromatique et des membres de sa propre espèce sans même qu'ils ne se connaissent. Le crème ne savait pas si ça le peinerait. Il n'était toujours pas vraiment certain des sentiments du marron sur les habitants sylvestres. La seule chose dont il était sûr était que quelques uns d'entre eux finiraient cognés. Toujours était-il qu'Epicea se moquait presque du lien entre Bruno et Cogneur. Un ancien gardien obligé de se cacher derrière un élevé par les hommes ? Risible.

"Alors Erable, on a besoin d'un nouveau bouclier ? Entre ça et ton humain, on dirait bien que la mollesse te guette !" provoqua-t-il.
Et il avait de quoi provoquer. Les Blindépiques n'eurent que faire du bombardement empoisonné adverse. Quelques uns d'entre eux postèrent leurs PareBalles d'une telle manière que leur combinaison forma une bulle protectrice durable et imperméable autour de l'intégralité des gardiens. Le tout fut également supplanté par d'innombrables racines et branches qui consolidèrent le bouclier et l'empêchèrent de céder à ce bombardement. Bien que bloquant entièrement l'intégralité des projectiles ennemis, la formation restait sensible aux attaques directes... pour peu que les attaquants ne se prennent pas les pieds dans les racines enchevêtrées autour du champ de force de Pare Balles. Et au centre de ce dôme lumineux et vert se trouvaient quelques autres Blindépiques en méditation totale. Ils cherchaient à influencer la végétation elle même pour qu'elle se retourne contre les Florizzares. De nombreux Fouet Lianes sortirent du sol à proximité des crapauds pour les saisir et les plaquer contre l'humus. Bien entendu, il suffisait d'interrompre la méditation des gardiens pour que les attaques venant de la nature elle même stoppent.

Et Cogneur fut accueilli par Epicea lui même. Le gardien se faisait une joie de briser le rempart de défense de son ancien collègue qu'il n'avait jamais apprécié. Il se jeta en direction du chromatique à l'aide d'une liane pour le survoler au moment même où il devait se prendre le Direct Toxik et termina sa suspension aérienne dans le dos du protecteur de Bruno. De là il pensait avoir toutes les cartes en main pour lancer un premier assaut puissant. Comme un Plaquage par exemple. Mettre l'autre ventre au sol pour que les gardiens en méditation puissent l'y ligoter semblait une bonne idée aux yeux du probable leader du bataillon de Blindépiques dépêché sur place.

Bruno lui ne savait pas vraiment quoi faire. Il était partagé quant à l'idée de se battre contre ses anciens amis. Bien que ces derniers voulaient le mener à la justice, le déserteur ne pouvait se résoudre à affaiblir les gardiens. Sauf Epicea qui avait toujours été un véritable bouffon envers Erable. Celui-ci méritait toute la véhémence de l'Epinarmure de Joachim. Pour avoir maintes fois combattu contre lui, il connaissait parfaitement ses stratégies et donc leurs défauts. Alors que la bataille faisait rage, le crème s'assit au sol et se mit dans sa position de méditation. Alors que l'autre crétin essayait de frapper Cogneur dans son dos, Bruno jugea opportun de le gêner en convoquant lui même une racine qui le ferait trébucher dans son mouvement. Il ne s'attendrait surement pas à voir que la stratégie de son ordre se retournerait contre lui et le laisserait lui même ventre au sol à la merci de Cogneur.

"Qu que ?" s'étonnait-il déjà en tombant au sol.
Bruno eut un sourire de satisfaction en coin. Ca apprendrait à l'autre à se moquer de lui comme ça. Mais il avait oublié un détail important. En entrant dans cette position et dans cet état spirituel, son corps était vulnérable à une attaque discrète et rapide. Il n'aurait pas le temps de s'en défendre le temps de se relever. Et ce fut exactement ce qu'il se passa. Les gardiens n'avaient que faire des attaques futiles des Florizarres. Leurs deux objectifs étaient Erable et les braconniers. Alors qu'il était vulnérable, un véritable cocon des plantes se forma autour du déserteur qui était maintenant presque momifié dans les végétaux. Dépassaient quelques doigts, les yeux et la truffe.

"Mpppph !" s'étouffait-il presque.
Il tentait de se débattre en vain. Et les plantes qui le tenaient semblaient ne pas vouloir le lâcher non plus, comme si la forêt elle même souhaitait que celui qui l'avait désertée subisse les règles. Maintenant qu'ils tenaient Joachim et Bruno, les Blindépiques n'auraient plus qu'à récupérer les pilleurs des bois pour que leurs objectifs soient atteints et ne battent en retraite. Erable se sentait stupide d'avoir été piégé aussi facilement. Il regardait Cogneur se battre pour lui avec des yeux presque implorants sa victoire. Il suffirait qu'Epicea morde la poussière pour qu'éventuellement les autres lâchent l'affaire. Le déserteur reconnaissait de nombreux visages familiers parmi les gardiens et savaient qu'ils étaient prêts à faire semblant de ne pas l'avoir vu ce jour la... pour peu que celui qui se proclamait leader soit humilié et donc destitué.

"Lâchez moi !" répétait une n°ème fois le barbu prisonnier.
Joachim observait la scène impuissant dans les bras de son capteur. C'était chaud et doux malgré l'étreinte extrêmement douloureuse. S'il n'était pas témoin d'une bataille il aurait presque pu apprécier l'instant. Il ne se rendait pas compte de ce qui risquait de lui tomber dessus s'il se laissait faire. De toutes façons, il n'avait pas vraiment d'autres choix. Le Pokemon le tenant était bien trop puissant pour qu'il puisse se libérer de ses bras en se secouant un peu. Alors qu'il était juste légèrement stressé, la neutralisation complète de Bruno fit monter la tension d'un cran. Il ne comprenait pas un tel acharnement sur son Pokemon en particulier. Et d'ou pouvaient bien venir ces lianes ? Personne ne les avait lancées, ce n'était pas logique. Il baissa la tête et soupira, tentant de percevoir un miracle qui le sauverait, mais rien pour le moment.

"Mais qu'est ce que vous faites à Bruno la ! C'est quoi ces conneries ! On a rien fait ! Lâchez moi !" reprit-il de plus belle en s'agitant.
Il ne voulait plus du câlin du Blindépique mais n'avait guerre le choix. Son geôlier serra plus fort et gronda pour le faire taire. Tout pour lui faire comprendre qu'à la prochaine complainte il le suivrait mais en étant assommé. Et l'homme repensa alors à ses autres Pokemons. Si Bruno ne les avait pas fait tomber, il aurait pu avoir du soutien... Il ne lui restait que Wynaut qui ne ferait qu'empirer les choses à tous les coups. Il soupira une dernière fois avant d'espérer de tout son coeur que les Epinarmures aient envie de se barrer sans lui.

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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Mer 27 Aoû - 2:06

La petite troupe continuait tranquillement son chemin, Bahia sentant lentement ses forces lui revenir. Pas assez pour marcher, loin de là, mais cela la rassurait. C’était la première fois qu’elle dépassait autant les limites, elle espérait simplement que cela ne laisserait aucune séquelle permanente à son corps. Fermant les yeux, la rousse sentit une main se poser sur sa cuisse, probablement celle de Santo. Le Brutalibre était inquiet, mais il était hors de question pour la botaniste de partir dans l’autre sens. Joachim était là-bas et Bahia souhaitait racheter les problèmes qu’il vivait en ce moment, considérant que c’était un peu de sa faute. Elle voulait surtout lui faire oublier son comportement, même si elle ne se souvenait pas complètement de ce qu’elle avait fait. Lorsque Nocturne décidait de s’amuser, si Cogneur n’était pas dans le coin, elle était presque complètement à sa merci. Les problèmes qu’elle avait rencontrés pendant la bataille et la boule de tristesse qui restait au fond de son esprit étaient ce qui ouvrait la porte grande ouverte à son spectre, celui-ci jouant avec ses sentiments et ses pensées. Même s’il mettait la zizanie dans ses relations lorsqu’elle baissait trop sa garde, la botaniste ne voulait pas complètement le chasser. C’était stupide et faible, elle en était consciente. Seulement… elle avait besoin de lui, même s’il en profitait un maximum. Cette histoire était en train de faire du chemin dans ses pensées, la jeune femme se disant qu’elle ne pouvait pas continuer comme cela. Joachim était quelqu’un qu’elle appréciait beaucoup, le perdre pour un tel sujet ne ferait que mettre une couche à ce qu’elle ressentait.

Bahia ouvrit les yeux et regarda autour d’elle, ses yeux se posant ensuite sur son oiseau, qui l’observait toujours. Qu’allait-elle faire si l’être fantomatique la poussait à dire/faire des choses méchantes contre des personnes encore plus proche d’elle ? L’handicapée n’était pas prête à accepter cela. En contrepartie, elle allait devoir lâcher prise sur des sujets… ou plutôt des personnes qu’elle était incapable de complètement enterrer de son esprit. Temps qu’elle les garderait en mémoire et se ferait mal avec, le spectre aurait de quoi l’influencer pour son plaisir. C’était… trop tôt. Bahia ne voulait pas lâcher prise. C’était têtu et con, mais même en se le répétant encore et encore, il y avait des évènements qu’elle ne pouvait pas digéré. La seule chose qui lui restait à faire, c’était d’espérer qu’elle ne perdrait pas le contrôle de nouveau avant d’avoir été capable de faire la paix avec elle-même. Et cette pensée la rendait malade.

-‘ Madame, Blindépiques droit devant. Je sens la présence de l’homme. Il est… possiblement en danger. ‘

Possiblement ? Bahia grogna et rejeta sa réflexion au fond de son esprit, relevant un peu plus la tête pour voir ce qu’il y avait plus loin. Pour l’instant la demoiselle ne voyait rien, ils étaient trop éloignés. Néanmoins ils entendaient beaucoup de bruit et ce n’était clairement pas bon signe. Avaient-ils engagé le combat ? Les chances que ce soit le cas étaient assez élevées… sentant son cœur s’accélérer sous le stress, la jeune femme fit signe à son Kadabra de s’approcher doucement de l’endroit où était Joachim. La rousse ouvrit grand les yeux en l’apercevant de loin, un Blindépique inconnu le retenant contre lui. Et ce n’était pas Bruno. En d’autres mots, c’était la merde. Pour éviter de se faire repérer directement, la botaniste fit arrêter le mercenaire et lui demanda de la faire descendre. La demoiselle fit soulever par les pouvoirs de télékinésie et Chayton la fit approcher d’un arbre, se disant que celui-ci pourrait servir d’appuis. Bahia sentit ses pieds se poser au sol et… se retrouva sur les fesses, malgré sa tentative de s’agripper à l’arbre. Son corps n’avait tout simplement pas l’énergie et la force de supporter son poids,  même s’il n’était pas très élevé. Comment pouvait-elle bien aider Joachim dans cet état ? La demoiselle avait honte et elle se tourna vers son Brutalibre, qui faisait semblant de ne pas voir.

-‘ Écoute Santo, je sais qu’il a voulu te mettre un coup de pied… ‘

-‘ Il m’a zouzouter ! ‘

-‘ Il est en danger, Santo. Fais ce que tu fais de mieux. ‘

Le lutteur masqué se tourna vers la jeune femme et resta un instant sans rien dire, visiblement hésitant. Puis il hocha simplement la tête, les paroles de la demoiselle rejoignant ce qu’il était vraiment. Il s’était fâché contre le barbu parce qu’il lui avait manqué de respect et que cela touchait son honneur, mais il ne pouvait pas le laisser subir des blessures alors qu’il pouvait y changer quelque chose. C’était son code personnel et il n’allait pas commencer à l’ignorer quand cela lui plaisait. Avant qu’il ne s’envole, la demoiselle posa une main sur son aile, lui murmurant doucement.

-‘ Fais attention. ‘

-‘ Pour qui tu me prends, Chica ? Je suis un professionnel ! ‘

La demoiselle sourit et le laissa partir, tournant la tête vers les petits Pokémons. Elle espérait que Santo réussirait à leur ramener leur dresseur sans un bras en moins… leur faisant signe de s’approcher d’elle, Bahia restait assise dans l’herbe, trop épuisée pour faire quoi que ce soit.

Le Brutalibre s’était envolé rapidement, planant au-dessus de la cime des arbres pour se rapprocher du Blindépique qui tenait en otage l’étudiant. Attaquer par les airs était la meilleure idée, la forêt risquait moins de sentir sa présence et cela n’alerterait le Pokémon qu’à la dernière seconde. En réalité cela n’aurait pas changé grand-chose, les Blindépiques concentraient toutes leurs énergies sur le contrôle des racines et celui qui tenait Joachim était trop concentré ailleurs pour réellement faire attention. Ils monopolisaient l’énergie de la forêt ailleurs et cela allait leur porter préjudice. Santo regarda bien sa cible et après deux ronds au-dessus de lui, décida que c’était assez comme ça. Il plongea d’un coup sec, fonçant directement vers sa proie. Le Blindépique se prit le Flying Press en plein sur le crâne, étant trop occupé à essayer de contrôler Joachim.  Il tomba à la renverse, amenant le barbu avec lui dans sa chute. Le coup avait été dur et l’oiseau était lui-même un peu étourdi, se retrouvant coucher lui aussi sur la pelouse. La bonne nouvelle était que le Blindépique était visiblement assommé, les yeux fermés et ne bougeant plus. Néanmoins cet état pourrait vite changer et Santo ne voulait pas prendre de chance. Il se releva d’un coup et attrapa le bras de Joachim, tirant un peu pour le faire bouger. Il piaillait et pointait du doigt plus loin, espérant que le jeune homme accepterait de s’éloigner de là. S’il marchait dans la direction qu’il avait montrée, il tomberait sans problème sur Bahia et le reste de son équipe. Santo s’envola ensuite de nouveau, regardant de loin si son attaque avait attiré l’attention. Non, aucun des Blindépiques en position ne semblait avoir remarqué sa présence. Évidemment, ils étaient trop concentrés sur les Florizarres en face. D’ailleurs ceux-ci semblaient en mauvaise posture…

-‘ Désolé Chica, tu vas devoir te débrouiller un moment sans moi. ‘

Se marmonna-t-il à lui-même, voyant que certains des Blindépiques dans le lot semblaient en train de méditer, ne bougeant presque pas. Qu’arriverait-il s’il s’amusait à mettre la pagaille là-dedans ? Un large sourire éclaira son visage et l’oiseau se mit à voler vers le groupe, une idée en tête.

Les Florizarres furent pris de cours, regardant leurs projectiles se cogner aux boucliers de leur adversaire. Ils n’avaient même pas le temps de réagir que des racines se mirent à sortir du sol, leur agrippant les pattes. Quoi !? Ils osaient utiliser la forêt pour s’occuper d’eux !? Le plus gros du groupe se retrouva couché au sol, les racines tentant d’englober son corps. C’était… honteux. Hibiscus n’arrivait pas à en croire ses yeux, les Blindépiques étaient réellement en train de soumettre les bois à leur envie. Car non, il ne croyait pas la forêt capable d’accepter un tel combat. Elle était censée être neutre et rester en dehors des conflits, surtout si cela était entre ses enfants. Essayant de garder son calme, le Florizarre cria à ses compatriotes de ne pas bouger et de se calmer immédiatement. Si les gardiens en face croyaient qu’ils étaient les seuls à détenir la possibilité d’entendre et de comprendre la forêt, ils se gouraient. Malgré la menace qui planait sur eux, les Pokémons à quatre pattes fermèrent les yeux et ne bougèrent plus, laissant les racines prendre le dessus. Ils se mirent dans un état ressemblant à ceux qui méditaient derrière, leurs fleurs se mettant à briller alors qu’ils récoltaient l’énergie du soleil pour aider à leur concentration. C’était difficile pour eux d’enrayer la menace alors qu’elle était déjà sous le contrôle des autres, si les Blindépiques relâchaient cette puissance, ils pourraient s’en libérer.

Cogneur de son côté ne parut pas vraiment surpris de voir que l’autre préférait se sauver et se mettre dans son dos plutôt que de goûter à son poing. Le chromatique se retourna d’un coup et fut étonné de l’apercevoir à terre, se demandant si celui-ci était assez idiot pour se casser la gueule tout seul. Puis le marron remarqua la racine sortie de terre, son regard glissant jusqu’à Bruno, qui était visiblement en train de méditer comme tout à l’heure. Se pouvait-il que ce soit lui ? Le Blindépique n’avait pas vraiment le temps de le remercier, il fallait qu’il règle le cas de cet imbécile avant qu’il ne devienne vraiment désagréable. D’un mouvement rapide et lourd, le chromatique se retrouva avec son pied sur la tête d’Epicea, lui enfonçant avec un plaisir non cacher sa truffe dans la terre. Un combat comme ça, c’était tellement… relaxant, pas vrai ? Cogneur avait le sourire fendu jusqu’aux oreilles, trop concentré sur son adversaire pour se rendre compte que Bruno était en train de se faire avoir à son propre jeu. Il était hors de question de s’arrêter là, le chromatique avait encore beaucoup à faire.

-‘ Enchanté, tête de gland. ‘

Ça lui faisait un bien fou de pouvoir se défouler comme ça, après la frustration qu’il avait ressentie le matin. D’un geste rapide, il frappa d’un Marto-poing la cible qui tentait de se relever et de le ligoter avec ses lianes, frappant entre son épaule et sa tête. Le craquement entendu et le cri de douleur venant de l’autre venaient probablement de sa clavicule, qui avait cédé sous la puissance du géant. Il aurait mieux valu pour lui de rester loin de sa cible, Cogneur était facile à toucher, mais s’il vous attrapait … c’était dur pour les os. La douleur fit plier le genou à son adversaire le chromatique ne se gêna pas pour lui enfoncer un autre Marto-poing sur le menton, le faisant tomber à la renverse. Cogneur s’approcha de lui et attrapa sa carapace de chaque côté, ses lianes ressortant de sa carapace pour contrer celles d’Epicea, qui tentait de se défendre. Bandant les muscles, Cogneur sentit lui-même un éclair de douleur le traverser, essayant de l’ignorer le plus possible. Aller, un petit effort. Il souleva littéralement Epicea, les bras bien droit au-dessus de sa tête. Ce n’était pas vraiment étonnant qu’il en soit capable, il était bien plus gros que lui et c’était entrainer longtemps en soulevant des voitures, s’en servant comme haltère. Il décida de regarder Bruno et… quoi !? Que ce passait-il, il était recouvert de végétaux ! Cogneur n’en revenait pas, ses idiots étaient prêts à pratiquement l’étouffer pour pouvoir l’avoir. La colère monta en flèche et le chromatique cria à Bruno de tenir bon, essayant de trouver une solution. Il lui avait dit qu’il le protégerait, pour l’instant, ce n’était pas encore au point. Cogneur ne voulait pas perdre la confiance qu’il avait gagnée, il devait faire vite. Déjà, se débarrasser de la merde qu’il avait sur les bras. Le Blindépique voulut l’envoyer en face, mais il entendit un cri au-dessus de sa tête.

-‘ Hey, crâne d’œuf, juste derrière ! ‘

Hein ? C’était la voix de Santo, qui passait juste au-dessus de lui. Le chromatique se tourna et le vit qui fonçait sur les Blindépiques. Bordel, il était complètement fou !? Visiblement oui, parce que l’oiseau descendait en piqué droit sur eux. Il ne pouvait pas le laisser faire tout seul, il fallait qu’il l’aide à déconcentrer les gardiens. Il avança de plusieurs pas, son chargement sur les épaules. D’un mouvement fluide, il envoya  Epicea dans leur direction, espérant que son petit boulet allait se cogner contre les Blindépiques en face. L’oiseau tomba au milieu de ceux-ci, frappant l’un des Pokémon en méditation. Ça commençait à être la pagaille et c’était parfait. Les Blindépiques rompaient la formation et surtout, perdaient du contrôle. Le trouble-fête fut vite assailli par les attaques de ses adversaires, tombant sous les coups sans être capable de s’envoler de nouveau. Cogneur cria en voyant le Brutalibre ce retrouver attaquer de toute part, incapable de se défendre, pour finalement s’évanouir en moins de quelques secondes. Hors de question de laisser son ami se faire blesser gravement, il devait en profiter aussi. Il était très proche des autres gardiens et décida de foncer dans le tas, déployant son propre bouclier. Si Epicea en voulait encore, il en aurait.

C’était ce dont avaient besoin les Florizarres pour reprendre le contrôle. La zizanie qui régnait de l’autre côté était assez pour que les racines relâchent la pression, les quadrupèdes les suppliant de retourner dans le sol, de là où ils venaient. Celles-ci échappèrent au contrôle des Blindépiques et retournèrent sous terre, les Florizarres gardant leur position. C’était une guerre silencieuse qui s’engageait à présent entre les deux clans : l’un tentait de les attaquer en influençant la forêt et l’autre la repoussait, la convaincant de ne pas les attaquer. Ils étaient tout aussi concentrés et seul deux d’entre eux ne participaient pas à cette méditation, s’avançant vers les Blindépiques pour les attaquer directement. Les racines qui enfermaient Bruno étaient moins serré, influencer par les demandes des Florizarres. Peut-être serait-il capable de s’en débarrasser lui-même avec un peu de concentration, mais si ce n’était pas le cas, Cogneur s’était promis de le sortir de là dès qu’il aurait fini.

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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Mer 27 Aoû - 23:15



Le désarroi du doctorant toucha rapidement à sa fin. La même sorte de piaf enragé qui l'avait fichu au sol il y quelques temps venait à présent assommer le Blindépique qui le retenait. En un instant, le doctorant se retrouva ventre face contre terre avec l'Epinarmure dans son dos. Une expiration sourde après le choc, l'homme chercha à s'extraire du corps qui le retenait au sol. Pour la première fois de la journée, le succès l'accompagna. La bête était un peu plus petite et moins massive que lui, il n'eut donc aucun mal à se trainer hors de son emprise, non pas sans se salir, pour finalement être accueilli par le Brutalibre et sa troupe de petits Pokemons qui sautaient dans tous les sens. Ils étaient particulièrement excités par le combat qui se déroulait devant eux, ayant peur de finir comme cible d'une balle perdue. Ils couraient dans tous les sens pour finalement se cacher derrière les jambes de leur dresseur.

"Mais qu'est ce que vous faites la vous ? Vous m'avez suivi ?" questionnait-il.
Son Teddiursa ainsi que le catcheur lui pointèrent la direction des fourrés d'où ils venaient. Ils avaient fait tout le chemin non pas seuls mais accompagnés par Bahia. C'était donc bel et bien l'oiseau qui l'avait malmené qui venait de le sauver. A la vue de la rousse, l'homme ne savait pas vraiment comment réagir. Elle l'avait certes sauvé de soucis certains mais d'un autre côté il se sentait encore en froid avec elle à cause de leur différend d'il y a quelques minutes. Il baissa un peu la tête et se gratta le bras avant de la regarder à nouveau.

"Hum. Merci de m'avoir sorti de la."
Il ne savait pas vraiment quoi dire d'autre. Ce n'était clairement pas le moment pour faire des excuses à propos de leur dispute. L'atmosphère était beaucoup trop tendue pour se laisser aller à de telles effusions "sentimentales", d'autant plus que Joachim se considérait comme la "victime" de l'offense bien qu'il avait quelques torts à son actif. Il fit alors signe à son équipe de le suivre pour se mettre à l'abri derrière un buisson où des feuilles pour sortir du champ de vision des belligérants. Il avait été une fois pris par un Blindépique, ça lui suffisait. Et hors de question qu'il finisse saucissonné comme Bruno. A tous les coups ça bousillerait ses lunettes et il ne voulait pas avoir à payer une telle facture alors que les fins de mois étaient déjà difficiles. Son salaire de chargé de TD lui suffisait pour vivre et payer les factures mais la nourriture des Pokemons et les évènements imprévus qui nécessitaient des dépenses supplémentaires pouvaient le mettre financièrement en danger. Bien qu'il ne doutait pas que son amant l'aiderait, il préférait ne pas avoir à lui demander de l'argent. Même en relative sécurité, l'historien ne savait pas trop quoi dire à son amie et s'inquiétait plus pour le déroulé de la bataille. C'était à croire que la jeune femme était maudite. Chaque fois qu'il la croisait, Joachim tombait dans des situations improbables et douloureuses.


Epicea avait pris particulièrement cher en affrontant Cogneur et il était au bord de l'évanouissement. Il n'eut pas la lucidité nécessaire pour amortir son vol plané et finit au milieu de ses camarades, inconscient. Il avait été vaincu par un autre Blindépique. Et selon les lois des gardiens, la défaite d'un chef qu'il soit d'une escouade ou de toute la confrérie signifiait qu'il n'était plus apte à tenir ce rôle. Seule la forêt décidait de l'issue du combat en intervenant pour protéger les mains qu'elle estimait. Epicea avait été odieux inutilement et plus ou moins provoqué ce combat fratricide. La forêt ne voulait plus de lui. De par sa défaite, il était démis de ses fonctions. Les Florizarres tentaient aussi de dissiper la colère du bois déchainée par ses gardiens. La forêt étant plus empathique que critique, ils n'eurent aucun mal à la calmer avec l'aide de Santo qui interrompait les requêtes des Blindépiques. Ces derniers étaient privés de leurs atouts et avaient perdu leur leader tyrannique. Il n'y avait aucune raison pour eux de continuer une telle bataille.

"Les arbres ne sont pas contents qu'on se batte comme ça." annonça l'un des gardiens
"On vous les laisse pour cette fois. Mais si on les rechope, ils paieront le double. Et quant à toi Erable... Assure toi juste de ne plus revenir. Tu n'es plus le bienvenu. La prochaine fois, on n'hésitera pas même si Epicea n'est plus la."
Et ils partirent tous, emportant leurs blessés avec eux. Que les Florizarres ne s'imaginent pas avoir gagné pour autant. Si les gardiens l'avaient véritablement voulu, ils se seraient emparés avec discrétion des braconniers en faisant une frappe chirurgicale sur les crapauds les retenant et fuyant dans les arbres. Mais la volonté de leur mère protectrice qu'était la forêt les dissuadait de le faire pour cette fois. A croire que les crimes des braconniers étaient pardonnables pour une première fois mais au prochain coup ils paieraient cher. Le bois n'était indulgent qu'une seule fois.

Bruno ne remarqua même pas que ses lien avaient été distendus. Il n'avait d'yeux que pour Cogneur qui s'éloignait de plus en plus. N'était-il pas sensé le protéger ? Bien qu'il l'encourage moralement, son homologue ne faisait que s'éloigner de plus en plus de lui pour aller taper du Blindépique. C'étaient deux points de vue de la protection qui s'opposaient. Là où Bruno restait discipliné et proche de son escorte, Cogneur prenait les devants et empêchait tous les ennemis devant d'atteindre son protégé... le laissant ouvert à toutes les attaques par derrière ou sur le côté. Le déserteur se sentait en danger dans son cocon de lianes mais ne cherchait plus à s'en libérer. Il se pensait cuit et était trop stressé pour entrer en méditation. Il n'espérait plus qu'une chose : être libéré rapidement. Et de préférence par celui qu'il regardait. La fuite de ses anciens collègues et leur mise en garde le soulagea. Il soupira fort par sa truffe. Non, il ne repasserait plus par ici. Il savait que son impunité ne marcherait également qu'une fois, comme les braconniers. Il remarqua alors que ses liens étaient faibles et savait qu'il pouvait s'en délier mais ne fit rien. Le crème pensait que s'il se détachait de lui même Cogneur aurait l'impression qu'il n'aurait servi à rien pour le protéger. Il fallait lui laisser la satisfaction du travail bien fait se disait-il. Mais il y avait une autre raison latente. Bruno voulait son attention. C'était tout. Bien qu'au combat loin de lui le marron n'avait eu de cesse de le regarder pour s'assurer de son bien être et le crème en était satisfait. Les moments où son homologue détournait le regard étaient plus difficiles. La c'était exactement pareil. Il voulait que l'autre le regarde et le libère pour avoir plus que son attention visuelle.

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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Jeu 28 Aoû - 0:50

Cogneur regarda les Blindépiques partir, frappant ses poings l’un dans l’autre. Et s’il les suivait et leur mettait quelques coups de plus, ce serait amusant, non ? Non. S’il partait seul, il risquait de se faire avoir une deuxième fois. Le chromatique souffla du nez avec force et s’approcha rapidement de l’endroit où Santo avait atterri pour emmerder les Blindépiques en méditation. Bordel, le pauvre avait pris cher. Le marron se pencha rapidement et l’attrapa dans ses bras, se retournant pour rejoindre ensuite Bruno. L’oiseau avait les yeux faiblement ouverts, marmonnant pour lui-même dans une langue que le chromatique ne comprenait pas. Vu la tête qu’il faisait, ce n’était probablement pas quelque chose de joli à entendre. Santo était amoché, mais plutôt solide, il bougea un peu les bras, signe qu’il n’avait rien de cassé dans cette partie. Cela rassurait un peu Cogneur, qui se promit de lui faire un sermon à ce sujet. Quoique, c’était un peu difficile, vu qu’il avait tendance à lui-même foncer dans le tas sans réfléchir… Le chromatique posa son regard sur son homologue et poussa un cri de surprise, se rappelant subitement que Bruno était momifié dans la végétation. Il se mit à courir dans sa direction, s’arrêtant devant lui en respirant rapidement. Cogneur déposa l’oiseau à côté dans l’herbe, celui-ci soupirant et se laissant faire. De toute manière il était un peu comme Bahia, il avait mal partout et manquait d’énergie. Santo observait donc les deux Blindépiques sans rien dire, voyant Cogneur qui tentait de libérer l’autre de sa prison. Le marron se sentait mal d’avoir laissé Bruno aussi longtemps dans cette position, voulant se rattraper le plus possible. Le combattant espérait que son ami n’en avait pas trop souffert, stressé à l’idée qu’il se fâche de nouveau contre lui à cause du manque de protection. Quand Cogneur faisait des promesses, il tentait de les tenir au maximum, même si parfois le résultat n’était pas très concluant. Il posa les mains sur les racines, juste au niveau de ses épaules. Un instant. Et s’il essayait quelque chose ? Le géant resta un instant à observer son homologue, réfléchissant à toute allure. Puis il se laissa simplement retomber sur les fesses.

-‘ J’essaie juste un truc, je te promets que je te sors de là rapidement si ça ne fonctionne pas. ‘

Le marron regarda dans ses yeux si cela allait et se mit alors en position de méditation, comme son professeur lui avait appris. C’était un peu difficile parce qu’il était énervé, mais l’envie de bien faire supplantait le reste. Il prit une grande respiration et se mit à tenter d’effacer toutes pensées de son esprit, même Bruno. Et même les Florizarres. Les Pokémons à quatre pattes étaient en train de s’éloigner, emportant avec eux leurs otages. Cogneur savait ce qu’ils faisaient d’eux et ne s’inquiétait pas, Bahia travaillait étroitement avec eux et risquait de revenir les voir après avoir repris des forces. La douleur était minime à comparer de tout à l’heure, ce n’était plus une source de distraction, heureusement. Au départ ce fut compliqué, mais le Blindépique se rendit compte qu’il s’améliorait, continuant ses efforts. Il tentait de reproduire les mêmes conditions que lorsqu’il avait entendu à travers Bruno, sentant que son corps cherchait à y accéder. Ça avait été difficile la première fois parce qu’il ne savait pas vraiment quoi faire, la démonstration avec son professeur avait été particulièrement utile à ce niveau. Après un petit moment de silence où le marron ne bougea pas du tout, les racines et la végétation qui s’accrochaient à son homologue se mirent à lâcher prise, retournant lentement dans la terre. Cogneur faisait de son mieux pour maintenir le contrôle, mais le simple fait de sentir les racines et leur demander de libérer Bruno l’excitait un peu. Il perdit la maitrise alors que celles-ci étaient à mi-chemin, le bas du corps du crème étant toujours sous l’emprise végétal. Le marron soupira et ouvrit les yeux, incapable de reprendre sa méditation. Il avait mal au crâne et considérait que c’était assez pour aujourd’hui, se levant pour attraper de ses bras le reste et tirer dessus pour que Bruno puisse reprendre le contrôle de ses jambes. Cogneur se gratta la tête d’un air gêné, penchant celle-ci pour pouvoir regarder son homologue.

-‘ Hey, désolé pour ça. Fin tu as vu, j’y suis arrivé un peu ! ‘ Il se mit à rire et se pencha pour attraper Santo, qui avait à présent les yeux clos, essayant de récupérer un peu. –‘ N’empêche ce Blindépique c’est un vrai couillon, ça m’a fait du bien de lui botter le cul. Falloir faire attention la prochaine fois… ‘

Il se tut et vit alors au loin le Kadabra de la jeune femme, qui flottait vers eux. Surpris de le voir là, Cogneur tapota sur l’épaule de Bruno comme pour l’encourager à bouger et se remit en marche, tenant l’oiseau contre lui d’un seul bras. Le Pokémon psychique lui fit signe de venir et le Blindépique accéléra le pas, ayant comme qui dirait un mauvais pressentiment. Il entra sous le couvert des arbres et ouvrit les yeux en apercevant Joachim et surtout Bahia, qui était toujours assise contre un arbre. Le marron s’approcha à grands pas d’elle, la jeune femme relevant légèrement la tête pour le regarder de ses yeux à demi fermer. La rousse n’avait rien dit en voyant Joachim arriver, la gorge sèche et sentant encore la tension entre eux deux. Ces paroles l’avaient réchauffé un peu, mais elle avait gardé la bouche close, hochant légèrement la tête aux remerciements du barbu. Pour éviter d’aggraver l’état du Brutalibre, Cogneur le fit entrer lui-même dans sa Pokéball, la prenant à la ceinture de la jeune femme. Il la reposa ensuite, regardant la rousse en croisant les bras.

-‘ Je croyais que tu serais repartie au camp. Il faut que tu te reposes, Bahia. Chayton ? ‘

-‘ Je manque de force. Je peux téléporter les deux humains, mais vu votre taille, je vais devoir me reposer là-bas et revenir pour vous ensuite. ‘

-‘ Ça va, Bruno et moi on va se débrouiller en attendant. Vérifie qu’elle prend bien ses médicaments, d’accord ? ‘

Le Kadabra hocha simplement la tête, le marron faisant signe à Joachim de rappeler ses Pokémons pour pouvoir être téléporté au camp avec la jeune femme, qui était trop faible pour argumenter avec son protecteur. Lorsque tout le monde fut prêt, le Pokémon psychique posa les mains sur les deux humains et les ramena à leur point de départ, Bahia se retrouvant couchée dans l’herbe, proche de son feu et de sa théière. Le Kadabra était essoufflé et menaçait de tomber, se laissant écraser au sol pour reprendre des forces. La rousse soupira doucement et releva les bras, mettant ses mains derrière sa tête. Elle était contente d’être revenue ici, elle se sentait déjà plus en sécurité. Elle avait encore du mal à comprendre ce qui s’était passé, mais pour l’instant, la jeune femme ne voulait même pas y penser. La botaniste devait régler quelque chose avant, qu’elle considérait plus important en ce moment. Quelque chose qui lui trottait en tête depuis que Joachim était revenu près d’elle. Il eut un moment de silence, l’handicapée fixant le ciel au-dessus de son camp. Puis sa voix perça celui-ci, encore un peu enroué.

-‘ Je suis désolée. ‘

C’était dit. Bahia n’osait pas regarder le jeune homme, préférant se concentrer ailleurs, honteuse. Oh elle considérait qu’elle n’était pas la seule à devoir porter le chapeau, Joachim avait eu une réaction exagérée, mais elle souhaitait se libérer de cette tension de son côté. Elle ouvrit la bouche de nouveau, la voix faible.

-‘ Tu aimes quelqu’un, Joachim ? ‘

La question était bizarre dans ce contexte, mais dans la tête de Bahia, c’était très clair. Cela donnait la drôle d’impression qu’elle changeait complètement de sujet, mais elle voyait déjà la conclusion au bout. La rousse se tut et laissa la parole à son homologue, se demandant si celui-ci accepterait de répondre. Elle le verrait bien assez tôt.



Et c’est ainsi que les deux Blindépiques se retrouvèrent de nouveau seuls. Cogneur observa la jeune femme disparaître et ce tourna alors vers Bruno, conscient qu’ils allaient devoir s’occuper un peu, le temps de pouvoir y aller eux aussi. À moins que son homologue ne connaisse un autre nid de Xatu. Pour l’instant le marron était un peu fatigué de son combat et sa faim grandissait encore, celui-ci se promettant de faire à manger en revenant à la maison. Il se laissa doucement retomber sur les fesses, observant son homologue avant de finalement prendre la parole.

-‘ Dit, vous avez l’air de tous vous donnez des noms de végétaux, nan ? Ah, je me demande comment vous auriez pu appeler ma sale gueule si j’étais né ici. ‘ Il se mit à rire, s’appuyant le dos de sa carapace sur un arbre. –‘ Euh… tu veux que je t’appelle … Érable ou Bruno ? Je demande hein, si t’aime pas Bruno j’essayerais de retenir l’autre. ‘

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Ven 29 Aoû - 23:46



Cogneur se précipita d'abord pour sauver son ami Brutalibre dont le sacrifice avait fait pencher la balance du combat en leur faveur. Une attente qui paraissait interminable pour Bruno toujours prisonnier de ses liens. Pendant un moment il avait presque eu l'envie de s'en défaire de lui même. C'était très inconfortable de rester dans une telle position mais surtout il était jaloux du piaf. Il ne savait pas pourquoi mais il l'était. Alors qu'il allait se décider à demander aux racines de partir, le chromatique se tourna enfin vers lui. Il courut même. Un sourire de satisfaction caché par les racines se dessinait sur le visage du prisonnier. C'était à son tour d'être sorti du pétrin. Mais le Blindépique massif ne voulait pas arracher les plantes. C'était bizarre, usuellement c'était ce à quoi Bruno s'attendait qu'il fasse. Mais il restait la, à vouloir tenter autre chose. Le crème ne comprit qu'au moment où il vit son homologue se mettre dans la fameuse position qui permet d'assimiler plus facilement la voix de la forêt. C'était plus qu'étonné que le prisonnier observait la scène. Les chances que l'autre arrive à le libérer étaient extrêmement faibles, cela prenait du temps pour arriver à de tels résultats. Que croyait-il accomplir ? Briser les records de temps nécessaire à l'assimilation de l'énergie sylvestre ?

Contre toute attente, ça fonctionna. Bruno était sur le cul. Les racines le quittèrent petit à petit, le laissant prisonnier de ses jambes uniquement. Il avait la bouche grande ouverte et regardait l'autre avec l'étonnement le plus extrême qu'il était possible de voir sur un visage. Il tentait de répondre quelque chose aux dires de Cogneur, mais il n'arrivait pas à trouver les mots bien que sa bouche bouge dans tous les sens tentant de les cracher. Alors que le cerveau du libéré était concentré sur le fait que son sauveur soit un prodige, il fut temporairement déconnecté par la tape sur l'épaule de ce dernier. C'est vrai. Il fallait partir maintenant. Il était inutile de trainer plus longtemps par ici. Encore sous le choc, l'ancien gardien se releva, ne prêtant même pas plus que ça attention à la tape sur l'épaule et à son environnement. Il suivait bêtement le chromatique en se demandant comment il avait pu réussir aussi rapidement à communiquer avec la forêt sans l'aide de personne. Un prodige. Il ne comprenait vraiment pas. Bruno avait mis beaucoup de temps avant même d'avoir pu faire bouger une seule racine quand il était jeune. Il avait certes les problèmes de concentration associés à son jeune âge mais en contrepartie il avait l'entrainement rigoureux des gardiens. Peut être était-ce parce qu'il avait partagé son énergie avec Cogneur que ça avait pu marcher aussi facilement ? Personne ne savait. Si ça se trouve, le chromatique avait juste suffisamment aidé le bois pour que celui ci ait eu envie de lui rendre ses grâces.

Pendant ce temps, les humains et le reste des Pokemons avait été téléporté plus loin, sans que le crème n'y fasse attention. Quand Cogneur posa ses fesses prêt de lui pour lui reparler, il remarqua finalement qu'ils étaient seuls. Stupéfait par son inattention, il se dit finalement qu'il valait mieux qu'il arrête de se tourmenter l'esprit... ou du moins pas autant qu'il le faisait auparavant. L'Epinarmure marron lui demanda quel nom il voulait qu'il utilise à son égard. Il était vrai que maintenant que Cogneur connaissait son nom originel, il chercherait à savoir lequel convenait le plus à son homologue.

"C'est comme tu veux... Mais Erable c'est celui à qui tu as parlé lors de notre première rencontre. Tu ne l'aime pas beaucoup je crois." dit-il d'un ton presque morne.
Il se remettait tout doucement de son choc, mais lui demander de parler avec émotion était encore un peu trop pour lui. Quelque part il était fier que son élève ait réussi, mais d'un autre côté il était extrêmement jaloux de sa progression rapide et se sentait mauvais de ne pas avoir réussi à faire de même.

"Comment on aurait pu t'appeler ? Je sais pas. Peut être Ebène à cause de ta couleur. En tout cas, les noms d'arbres sont propres aux gardiens. Les Blindépiques "normaux" peuvent avoir des appellations bien plus exotiques. Je m'en souviens d'une jeune Marisson qui s'appelait Châte comme châtaigne contracté. Elle n'avait pas l'air contente d'avoir un tel nom et se faisait appeler Teigne à la place... Va savoir pour quoi."
Il s'assit aussi et regarda celui à qui il parlait droit dans les yeux, prêt à changer brutalement de sujet. Les considérations triviales qu'étaient les apostrophes n'intéressaient pas vraiment Bruno.

"Dis moi. Comment tu as réussi ? Je veux dire. Ca nous prend des mois et toi tu y arrives en l'espace d'une journée... Pfff. Et dire que je viens de perdre mon seul avantage sur toi."


Joachim, quant à lui, était revenu au campement qu'il avait quitté. Il était tout retourné d'avoir eu à subir à nouveau une téléportation. De tels désagréments ne le mettaient pas vraiment de bonne humeur mais il était content d'être en sécurité, loin de tout Pokemon hostile. Bon, il restait toujours Bahia avec qui il ne se sentait pas vraiment à l'aise mais c'était bien mieux que d'être dans les bras d'un Blindépique aux intentions non bienveillantes. Mais il ne rumina pas longtemps. Des excuses vinrent aussitôt. C'était aussi facile que ça ? Il la regardait d'un air étonné et se décida aussi à répondre.

"Ah ben euh oui. Moi aussi... Sans toi je sais pas ce que ces Blindépiques m'auraient fait."
Il n'eut pas le temps de tergiverser plus longtemps sur leur embrouille. Une question fort mal placée arriva. S'il aimait quelqu'un ? Il eut un mouvement de recul, se demandant s'il avait bien entendu. C'était gênant. Bien sûr que oui il aimait quelqu'un, beaucoup même, mais ce n'était pas une liaison qui serait bien vue aux yeux de tous tant que ses études ne seraient pas terminées. C'était difficile de devoir la cacher, mais l'homme était obligé. Il fallait qu'il trouve des mensonges et vite. Extrêmement confus, il se mit à gesticuler tout en parlant.

"Euh moi ?" se montrant du doigt.
"Non !... Bien sûr que non ! Pourquoi poser, hum cette question ? J'ai pas le temps ! Et euh, j'ai ma thèse à faire et tout ! Et puis tu m'as vu ? Je suis pas statisticien mais même si j'aimais quelqu'un, il y a 99,99% de chances que ce soit pas réciproque !"
Il osait espérer que sa confusion passerait pour de la frustration de l'éternel célibataire. Mais il fallait dire que son tempérament ne jouait pas avec sa sécurité, il n'était pas assez calme et posé dans les situations ardues pour mentir correctement. Si Bahia n'était pas stupide, elle se douterait de quelque chose même si elle ne pouvait être sûre de rien.

"Et puis c'est quoi cette question la ! Moi je t'ai pas demandé de trucs comme ça ! On sort tout juste d'une bataille et tout et puis tout ce qu'il y à discuter ce sont les amours ? Non non, je suis avec personne. Mais laisse moi un peu le temps pour récupérer avant de me poser d'autres questions intimes s'il te plait."
Il ôta ses lunettes et expira un grand coup. Que c'était dur de mentir quand on en avait pas envie et qu'on était pas doué. La meilleure façon de ne plus en parler était d'esquiver le problème et la conversation. Il fit mine d'essuyer ses verres tandis qu'il tentait de reprendre son calme et son équilibre mental. Il n'aimait pas être dans un tel état d'instabilité, il finissait toujours par faire des bêtises après.

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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Sam 30 Aoû - 1:39

-‘ C’est pas vrai… euh… pas que je l’aime pas, s’juste que… je te préfère comme ça, bon. ‘

Cogneur se gratta la tête d’un air gêné, ne sachant pas trop quoi dire de plus. Même si son homologue avait voulu qu’il l’appelle Érable, le marron aurait eu du mal à ne pas se tromper à chaque fois avec l’autre prénom. Au final c’était une bonne chose, Bruno c’était un beau nom, juste qu’il avait une connotation… plus humaine. Au final le sien l’était aussi, bien qu’il ne fût pas vraiment commun parmi eux. Le Blindépique ferma les yeux et ramena doucement ses bras derrière sa tête, pensif. Ses côtes c’étaient calmés à nouveau, mais son estomac quant à lui, pas vraiment. Celui-ci montra sa colère en se mettant à grogner, Cogneur ouvrant les yeux d’un air surpris. Ce combat expéditif lui avait creusé l’appétit encore plus. Il bougea un bras et se tapota le bedon, comme pour calmer les plaintes de celui-ci. Il mangerait dès qu’il le pourrait, espérant que cela serait bientôt le cas. Huh ? Le chromatique était trop concentré sur l’appel de son ventre, il était en train de décrocher de ce que disait Bruno. Ébène ? C’était joli comme prénom. Il sourit simplement aux restes de ses paroles et ne dit rien, observant son homologue s’asseoir devant lui et changer brusquement de sujet. Cogneur se sentit encore un peu gêné en l’entendant parler, regardant ailleurs. C’était… une très bonne question. Le marron ne savait pas vraiment comment il avait fait, en réalité. Il savait juste qu’il voulait vraiment libérer son ami et que sa prière avait fini par être exaucée. Il n’allait quand même pas lui dire ça… de l’autre côté, il était incapable de mettre des mots sur ce qu’il avait ressenti. Cogneur n’était pas le Blindépique le plus reconnu pour ce qui était d’exprimer ses sentiments ou ses pensées, on le prenait plus pour la brute épaisse avec un QI moins élevé que la moyenne. Il était vrai qu’il pensait plus souvent avec ses muscles, mais il n’en restait pas moins quelqu’un d’assez intelligent pour se débrouiller dans certaines situations. Il avait accepté depuis longtemps l’image qu’il dégageait et faisait avec, ce fichant bien des avis des autres sur sa personne. Il fallait avouer que ce qu’il aimait bien de Bruno c’est qu’il ne semblait pas vraiment le voir de cette façon, bien que cela pouvait n’être qu’une façade. Une chose était sûre, Cogneur se sentait mal à l’aise à présent. Peut-être était-ce le ton de voix de Bruno ou sa manière de parler, mais le marron avait l’impression que son exploit lui plaisait plus ou moins. Essayant de rattraper la situation avant que cela dégénère de nouveau, le chromatique tenta de son mieux de mettre de l’eau dans le vin.

-‘ … Euh… Enfin… T’sais, je suis ptet pas un gardien, mais je me suis entrainé autant que vous et pendant très longtemps. Huh, je sais pas tu as quel âge, mais moi j’aurais 40 piges cette année. Ouais, j’suis ptet un vieux con, mais j’ai pas développé des muscles en acier en restant assis à rien faire. ‘ Il étira ses bras, souriant d’un air amusé alors qu’il contractait ses pectoraux encore saillants. –‘ J’ai l’habitude de pousser mon corps à bout. Okay, je me suis entrainé pas mal côté combat, mais j’ai amassé une certaine puissance globale. Je veux dire, tu as du commencer ça alors que tu étais tout jeune, c’est normal au final. ‘

Cogneur ferma la bouche et fit un signe de la main, semblant dire ‘attends une minute’. Le géant se remit alors en position de méditation, reprenant une respiration lente et profonde. Il resta comme cela de nombreuses minutes et… rien ne se passa. L’énervement et le besoin immédiat d’agir avaient eu des influences sur sa maitrise et maintenant qu’il tentait de le faire juste comme cela, il ne sentait rien de nouveau. Même lorsqu’il avait demandé aux racines de libérer Bruno, il n’avait pas ressenti la même sensation que lorsqu’il avait entendu au travers de son homologue. Il fallait avouer qu’il s’y était attendu, ce n’était pas parce qu’il avait réussi presque au hasard qu’il pouvait le refaire comme ça. Il ouvrit les yeux et soupira doucement, s’appuyant de nouveau le dos sur l’arbre. D’une voix légèrement déçue, il reprit la parole.

-‘ Je sais pas comment j’ai fait et je ne crois pas pouvoir le refaire maintenant, sincèrement. Puis même si j’y arrivais un peu, c’est loin de ton niveau. Je pense que j’ai encore du chemin à faire avant de pouvoir contrôler mes Tirs de Boues, haha. ‘

Il espérait que cela réconforterait un peu son homologue, se sentant mal d’empiéter sur son terrain de jeu à lui. Ils avaient chacun leurs styles de combat, même si Cogneur était content d’en apprendre sur lui-même et son espèce, il ne croyait pas se servir de ses nouvelles connaissances pour combattre. Le Blindépique sourit à Bruno, essayant encore de se rattraper un peu alors qu’il reprenait la parole.

-‘ Tu sais, ça ne me dérange pas si tu préfères garder tout ça pour toi. C’est gentil de ta part de m’en parler même si je viens pas d’ici. Comme ça tu garderas ton avantage sur moi en combat… ‘ Il déglutit, son ventre exprimant encore une fois son désaccord. Il se mit à regarder ailleurs, reprenant la parole. –‘ Enfin… par contre… si ça te dérange pas vraiment… On pourrait ptet refaire le truc… t’sais, avec les fronts collés. ‘

Quoi qu’il dise, il était évident que celui-ci avait vraiment envie que Bruno continue son apprentissage. Il ne dirait rien si celui-ci refusait et décidait de ne plus le faire, mais le marron le considérait réellement comme son professeur et se verrait déçu que la seule porte sur sa terre natale se ferme d’un coup sec. Continuant de regarder ailleurs d’un air faussement détaché, le marron attendait la réponse de son homologue. Oui il trouvait cela gênant de se coller aussi près du crème, mais vu le résultat, il ne pouvait pas s’en empêcher. Il voulait essayer de le refaire et de tenir plus longtemps, il voulait savoir ce que les arbres du coin avaient à dire en ce moment. Le marron se racla la gorge et posa son regard sur Bruno, attendant de voir sa réaction.



Hum. La demoiselle fronça les sourcils et tourna légèrement la tête vers le doctorant, ne le lâchant pas du regard. Sa réaction était… assez bizarre. Avait-elle mis le doigt sur quelque chose qu’elle aurait dû ne pas toucher ? La rousse se mordit la lèvre, sentant étrangement une envie de rire lui prendre d’un coup. Le voir gesticuler comme ça était assez drôle en soi, mais elle savait bien que cela risquait de le vexer si elle se mettait à rire de lui. Tentant de garder un visage parfaitement neutre, la botaniste l’écoutait attentivement, jetant parfois des regards en coin à son Kadabra. Celui-ci lui fit simplement un clin d’œil et s’éloigna ensuite, allant se reposer plus loin, au calme. Le Pokémon psy n’avait pas fouillé dans la tête de Joachim, c’était malpoli de le faire dans une telle situation. Néanmoins il sentait le changement de comportement et d’émotion chez lui, ce qui lui portait à croire qu’il y avait de bonnes chances qu’il mente. Bahia soupira et le laissa terminer sa tirade, son regard contemplant le ciel. La rousse avait l’impression d’avoir encore fait une bourde, mais cette fois-ci elle ne pouvait pas le mettre sur le compte de Nocturne, qui devait être encore bien blessé du Martobois qu’il s’était pris. Pouvait-elle encore reculer ? Non, elle se sentirait mal d’avoir confronté le barbu sur un sujet gênant pour ensuite s’enfuir de celui-ci. Elle avait parlé, maintenant elle devait assumer jusqu’au bout.

-‘ Tu mens assez mal, Joachim. ‘ L’handicapée tourna légèrement la tête vers lui, l’observant d’un air doux. –‘ Mais je suis désolée de l’avoir posée et je ne pousserais pas plus loin. ‘

C’était la moindre des choses, vu sa réaction. La demoiselle soupira et se glissa sur le côté, restant couchée dans l’herbe, dos au barbu. Celle-ci caressa quelques secondes les brins de gazon qu’il y avait sous elle, prenant le temps de réfléchir à ce qu’elle allait dire. À part Cogneur, personne ne le savait. Enfin, c’était ce qu’elle croyait. Bahia ne se souvenait pas qu’elle avait avoué à Nath ses sentiments, la drogue qu’on lui avait injectée étant particulièrement forte. L’aimait-elle seulement pour vrai ? Avant, oui. À présent… c’était plus compliqué. Une partie d’elle-même voulait l’enterrer six pieds sous terre et l’autre partie ne voulait pas décrochée, même si elle ne l’avait pas revu du tout. Si quelqu’un lui demandait franchement si elle avait toujours des sentiments pour lui, la seule réponse qu’il recevrait serait un haussement d’épaules. Elle était prête à tourner la page si elle trouvait quelqu’un capable de lui faire oublier, mais pour l’instant elle était très bien comme cela.

-‘ Je suis tombée amoureuse d’un Zodiac pendant mes… vacances à la base. ‘

Et vlan, direct. La rousse ne voulait pas tourner autour du pot, c’était inutile. Une certaine honte se ressentant dans sa voix : quelle femme était assez stupide pour être amoureuse de son geôlier ? Elle était stupide à ce point-là, visiblement. Bahia toussota un peu à cette pensée, préférant se concentrer sur autre chose.

-‘ Je l’ai revu à la bataille finale. J’ai cru… j’ai cru bêtement qu’il changerait de côté. Y a le violeur de la dernière fois et un autre Zodiac qui sont arrivés… et c’est devenu infernal. J’ai… j’ai … tuée le violeur… ‘

Cet aveu était beaucoup plus dur à dire que l’autre. Elle l’avait tué, c’est vrai, mais c’était uniquement par légitime défense. La rousse ne se souvenait même pas de la scène et au final c’était une bénédiction, elle s’épargnait beaucoup de cauchemars ainsi. Cela n’empêchait pas qu’elle se sentait mal et que cette noirceur la grignotait de l’intérieur, offrant un terrain de jeu particulièrement agréable pour le Noctunoir, qui entrait par cette voie comme dans un moulin à vent. Sentant un frisson la traverser, Bahia continua rapidement, voulant se débarrasser de tout cela.

-‘ Et le Zodiac est parti. En me laissant dernière, toute seule. J’étais… conne de croire qu’il pouvait réellement… s’intéresser à moi. Depuis tout ça, j’ai l’impression… j’ai l’impression que le spectre se sert de ça pour m’avoir à l’usure… il profite de mes faiblesses. Dès qu’il y a quelque chose, je le sens au fond de mon esprit. Il me fait de la pression et je finis par le laisser faire… ‘ La demoiselle se glissa de l’autre côté, faisant à présent face au doctorant. Son regard était morne et il y avait une petite pointe de peur qui brillait au fond. –‘ Ça finissait toujours mal. Mais pas autant qu’aujourd’hui. ‘ Son regard s’embruma, celle-ci tentant de garder un minimum de contrôle. –‘ Vraiment, je suis désolée, je voulais pas. C’est juste que… il me permettait de faire des choses… des choses que je ne peux plus faire depuis longtemps. Alors je le gardais près de moi quand même. Je me disais que je finirais par être celle qui lui contrôlerait. Visiblement… j’ai tort. ‘ Elle leva les mains et les posa sur son visage pour se cacher, essayant de se calmer. Il ne lui restait qu’une dernière chose à dire, après ce serait enfin fini. –‘ Mais je ne suis pas prête à accepter de détruire mes relations avec les autres pour être capable de marcher normalement. Je te promets que je ferais ce que je peux pour le garder en dehors de ma tête…

Et je te promets que j’irais voir la Zénith de plus près. ‘


Quoi ? Elle était sérieuse ? Oui. Si cela lui permettait de recoller les morceaux avec Joachim, alors elle était prête à le faire juste pour lui. Il était vrai que celle-ci ne portait pas vraiment attention aux Aurores et préférait s’occuper des conflits qu’elle avait ici, mais la rousse se disait qu’elle pouvait toujours en apprendre plus sur eux et se forger une idée plus stable, sans le grain de sel de Nocturne. Elle ne changeait pas d’avis sur certains moments mollassons du peuple, mais si celui-ci se levait à présent et avait des idées intéressantes, elle était prête à les entendre. Respirant rapidement, celle-ci n’osait pas trop poser son regard sur le jeune homme. Allait-il se fâcher encore ? La jeune femme espérait que non, sinon elle aurait eu l’impression d’avouer tout cela pour rien. C’était beaucoup pour elle et la rousse était rouge de honte et de gêne, ce qui jurait un peu avec ses cheveux.

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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Dim 31 Aoû - 23:48


Cogneur tenta de justifier son succès à l'aide de sa puissance globale. Bruno haussa un sourcil, étonné que l'autre n'ait pas compris qu'il ne s'agissait pas de puissance mais de clairvoyance. Taper n'ouvrait en rien les portes de ces techniques plus spirituelles. Il fallait néanmoins admettre qu'il mettait le doigt sur un argument intéressant. Les Marissons apprennent à communier avec la végétation très jeunes, d'où la lenteur de l'apprentissage. A la manière des humains qui apprennent à lire, cela ne se fait pas en un jour et demande de la concentration, chose difficile quand on est jeune dans un environnement aussi stimulant.

"Probablement oui. Tu dois avoir raison... Tout le monde chez nous commence dès le plus jeun âge, l'échec semble plus justifié. Je connais pas les résultats d'apprentissage de Blindépiques aussi mûrs que toi étant donné qu'ils ont déjà tous maitrisé la technique depuis des décennies... Ca et peut être que tu étais vraiment motivé pour m'aider. Les arbres sont généralement très réceptifs aux demandes empathiques puisque étant donné que c'est leur nature même. Si c'est le cas, hum... Merci"
Bien que la seconde raison semblait plus probable aux yeux de l'ancien gardien, il n'osait pas vraiment l'affirmer devant son homologue qui semblait retenter l'expérience de méditation. Par ailleurs, ça gênait un peu Bruno de faire de telles suppositions. Il avait bien demandé à Cogneur de le protéger mais il aurait pensé que ses motivations auraient résidé dans l'honneur, l'envie de taper ou le sens du travail bien fait. L'empathie était un synonyme de rapprochement possible entre les deux et le déserteur avait encore du mal à digérer qu'il ait rompu ses gages de ce côté la. Du moins son côté Erable avait du mal, le côté Bruno s'en fichait. Il était même content d'avoir obtenu les faveurs de son homologue et faisait son maximum pour écraser son autre personnalité. Le "merci" étant déjà un bien grand pas. Après la tentative ratée du marron, ce dernier essaya à nouveau de passer de la pommade au crème en montrant bien que son succès n'était pas une preuve qu'il maitrisait son nouveau savoir.

"Pas besoin de vouloir me le laisser... De toutes façons, au vu de ton nouvel essai, tu as encore bien du chemin à parcourir avant de pouvoir utiliser ces techniques en combat ! Et si on s'affronte en dehors du domaine boisé, mes facultés ne seront d'aucune utilité."
Puis le choc. Cogneur voulait réitérer l'expérience de la Balance. Bruno eut un mouvement de recul et rougit de gêne à la demande de son élève. Il avait accepté une fois pour lui faire entendre une première fois et avait bien constaté le résultat. Durant la méditation, il se sentait étrange à l'intérieur de lui. Il n'était pas sûr d'avoir envie de ressentir à nouveau la même sensation. La circulation sanguine et les battements du coeur qui s'intensifiaient n'étaient en général pas de bonne augure aux yeux du crème qui les voyait comme une perte du contrôle de soi. Mais il y avait aussi cette chaleur particulière qui elle était plus agréable et dépassait même le petit désagrément sus cité. Le dernier petit souci étant que de tels stimulis risquaient de briser la concentration de l'Epinarmure, ce qui risquait de créer des interférences avec la voix de la forêt. Il risquait même de ne plus pouvoir méditer, étant trop troublé par la proximité avec Cogneur. Il serait néanmoins mal vu de refuser une telle demande, surtout que Bruno ne saurait pas trouver de prétexte correct pour refuser. Il détourna un peu le regard, la bouche à demi ouverte et la peau rougie bien que son pelage cache en très grande partie sa gêne.

"Hum... Oui. Je sais pas si je vais réussir à aller jusqu'au bout par contre parce que euh je fatigue un peu. Allez, tu te souviens comment ça marche donc ?"
Bruno se remit en position de méditation, fermant ses yeux au point de les crisper et tendant doucement ses mains pour que l'autre puisse les attraper. Il avait également la bouche crispée, déjà préparée à recevoir les décharges émotionnelles suivant le contact. C'était tout nouveau pour l'ancien gardien et il lui fallait un temps d'adaptation, son petit coeur n'étant pas habitué à tourner à ce régime. Il tentait de vider son esprit, mais rien à faire, l'idée que Cogneur le touche d'aussi prêt le mettait dans tous ses états. Il osait espérer que la Balance lui ôterait ses préoccupations. Il espérait également que son élève ne récupérerait pas ses troubles en utilisant la technique. Il ne manquerait plus qu'il comprenne ce qu'il se tramait dans la tête à Bruno. En théorie ça ne devrait pas arriver étant donné que la Balance échangeait les énergies mais l'ancien gardien n'était lui même pas maître de cette capacité. Il était trop tard pour reculer de toute façons, il suffisait d'espérer que ça ne foire pas.

Alors qu'il était encore en train d'essuyer ses verres, Joachim fut perturbé par l'affirmation de Bahia. Elle savait qu'il mentait. Il se mordit les lèvres discrètement et baissa un peu plus le regard, tentant de ne pas le crisper. Elle promettait de ne pas fouiller plus loin, mais c'était déjà de trop. Elle savait qu'il avait une relation et il n'était pas difficile de deviner avec qui il pouvait les entretenir étant donné ses justifications passées. Il s'était lui même mis dans le bourbier. Heureusement que ce n'était qu'une amie, qui en plus de ça était déconnectée de la faculté, qui découvrait son secret. Et de toutes façons, même s'il n'y avait pas cet enjeu pour ses études, cela restait une relation difficile à avouer. L'homme ne savait pas si la rousse était en bons termes avec l'homosexualité. Joachim avait déjà un peu de mal à vivre avec malgré son amour pour son professeur, d'où des difficultés supplémentaires à avouer.

Bahia changea alors de personne et parla de ses propres déboires amoureuses. Le doctorant fut choqué en apprenant qu'elle avait eu des sentiments pour un Zodiac. Il comprenait maintenant pourquoi elle les avait défendus si ardemment auparavant. Ses doutes se portaient néanmoins sur la cause de cet attachement : il craignait en effet que ce soit un syndrome de Stockholm plus qu'un amour véritable. Mais il n'eut pas le temps de pondérer plus, Bahia ajoutant que ses sentiments n'étaient vraisemblablement pas partagés et surtout qu'elle avait tué son agresseur au même moment. Le visage du barbu se referma lorsqu'il entendit ça. Il se rappelait ce qu'ils avaient subi et un goût amer se prononçait dans sa bouche. Bien que content d'avoir été vengé, l'homme avait du mal à admettre qu'il ait fallu que la mort s'invite sur la table pour protéger son amie.

Puis ce fut au tour du spectre de passer sur la table. Expliquant les pouvoirs qu'elle gagnait en l'utilisant, la jeune femme détaillait aussi ses inconvénients. Dès qu'elle ne faisait pas attention, elle se laissait dévorer l'âme par son hôte en échange de capacités physiques. Cela rappelait à l'historien de nombreuses légendes et faits réels relatant les possessions de spectres et leurs effets sur les humains qu'ils piégeaient. Ce n'était rien qu'on pouvait souhaiter à une personne à qui on tient. Il prit un air sévère en regardant celle qui parlait, comme s'il allait tenter de la sermonner, ignorant même sa promesse sur la Zénith. Dans d'autres circonstances, il se serait réjoui, mais les aveux étaient trop graves pour qu'il se préoccupe d'autre chose.

"C'est super dangereux ce que tu fais ! J'ai lu pas mal de choses sur les interventions de spectre et je peux t'assurer que ça ne finit jamais bien si on les laisse prendre le dessus ! En le voyant je pensais que c'était un esprit farceur du bois mais si tu me dis l'utiliser sciemment... Un Noctunoir en plus ! Ce truc la adore peupler le monde des esprit !... Sois plus prudente s'il te plait. Il faudrait pas qu'un jour il prenne le dessus pour de bon. Tu devrais aller voir des mystiques pour qu'ils t'aident à contrôler sa présence."
Il ne pouvait se résoudre à l'engueuler de bout en bout. Il se contenta de lui faire une leçon de morale en la conseillant sur des méthodes alternatives. Sa voix grave donnait une impression de sévérité exacerbée par rapport à ses intentions, il espérait cependant ne pas effrayer Bahia et que son conseil prouverait sa "bonne foi". Il ne savait rien des mystiques de l'île mais connaissait ceux de Mauville qui traquaient les Fantominus pour empêcher qu'ils n'aillent s'inviter dans l'esprit d'une mamie fragilisée psychologiquement. Il n'avait jamais observé leurs rites ni même leurs méthodes, mais ils arrivaient à endiguer la menace fantomatique. L'homme jugeait bon que la botaniste aille y jeter un oeil. Marcher sans douleur ne valait pas d'être à la merci d'un Noctunoir. Il se releva alors tout doucement et remit ses lunettes avant de s'étirer. Il était encore un peu courbaturé de son câlin avec le Blindépique et il fallait qu'il détende son corps. Il se sentait également fébrile et affamé. Son escapade avait été plus physique que prévu et l'heure actuelle avait grandement convergé vers l'heure du repas. Légèrement énervé par l'état de fait, il changea de sujet rapidement mais était prêt à revenir au précédent après qu'il ait fini de se plaindre.

"Qu'est ce qu'ils fichent les Blindépiques la ? Je sais pas si on était partis loin, mais ils en mettent du temps... J'ai faim en plus..."

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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Lun 1 Sep - 2:00

Cogneur se mit à sourire dès qu’il entendit les paroles de Bruno. Oui, il était content d’avoir la chance de pouvoir réessayer une autre fois. Cette histoire de voix de la forêt lui tenait à cœur et ça se voyait, il avait l’impression de retourner dans le temps, quand il était petit et qu’il apprenait à combattre. Le marron aurait pu être déçu de ne pas avoir de bonnes relations avec le reste de son espèce, mais il avait un lien avec Bruno et cela lui suffisait. Si ses semblables étaient comme la partie ‘Érable’ de son homologue, il valait mieux pour lui de ne pas trop essayer de les comprendre. Le crème était là et grâce à lui il pouvait en apprendre un peu plus sur ses origines, ce qui était assez pour lui. Il n’aurait jamais cru qu’après tout ce qui s’était passé ils pourraient bien s’entendre, mais plus le temps passait, plus le crème semblait à l’aise. Avait-il une certaine influence sur lui ? Peut-être. Il était le seul Blindépique avec qui il entretenait des relations à présent, ce serait dommage pour lui qu’ils ne s’entendent pas. Pour Cogneur les problèmes étaient enfin mis de côté, il se disait que les chances qu’ils se tapent sur la gueule de nouveau étaient assez minces. Enfin, avec un peu de chance. Le chromatique sourit à cette pensée et écouta le reste des paroles de Bruno, hochant la tête. Si ça ne fonctionnait pas, tant pis, il en avait déjà profité un peu. Voyant que celui-ci se mettait en position, le marron hésita un peu, comme la première fois. Il avait remarqué que cela gênait son homologue aussi, sans deviner les vraies raisons derrière. Cogneur ne voulait pas le forcer non plus, ce n’était pas son genre. Enfin il avait accepté, il ferait en sorte que ça ne dure pas trop longtemps, surtout si l’autre était fatigué en plus. Prenant une grande respiration, il mit de côté sa gêne et son malaise, s’approchant doucement de l’autre Blindépique. Bon. Le marron tendit les mains et attrapa celles de Bruno, posant ses paumes sur les siennes. Le plus dur, maintenant… Cogneur déglutit et se retint de marmonner pour lui-même, approchant sa tête de celle du crème. Il faillit se cogner le front contre le sien, sursautant un peu quand son museau toucha le sien. Il avait la truffe humide. Crispant de la mâchoire, le marron s’excusa de sa maladresse et s’appuya le front rapidement, voulant oublier cette erreur de sa part. Sur le coup il avait presque voulu laisser tomber, gêné. La seule chose qui l’avait empêché de le faire c’est qu’il aurait dû trouver une raison pour refuser finalement, ce qu’il aurait eu du mal à faire. C’était lui qui avait demandé, qu’il assume maintenant. Cogneur garda un instant les yeux ouverts, observant le visage de Bruno. Il avait l’air aussi à l’aise que lui. Comme ça, ils étaient deux.

-‘ Je commence. ‘

Cogneur soupira et ferma les yeux, relançant une Balance. Il essayait de faire vite, pour éviter que Bruno n’en souffre trop longtemps. Lorsqu’il sentit que l’énergie était rétablie, le chromatique se calma lentement. Il devait essayer de se concentrer, sinon il risquait encore plus de rater. Les mains légèrement moites, il tentait de ne pas bouger, ce qui était un peu difficile pour lui. Après quelques minutes de silence, le marron se débarrassa finalement de la drôle de sensation qui trainait dans son esprit, celui-ci s’habituant encore une fois à présence très proche de l’autre. Au final ce n’était pas plus gênant que lorsqu’il montait des prises de lutte à d’autres, c’était stupide qu’il s’en fasse autant pour cela. Soufflant doucement du nez, il se laissa aller, cherchant à entrer en contact avec la voix au travers de Bruno.



Bahia se remit sur ses fesses, les jambes bien étirées devant elle. La rousse s’attendait à plus de colère de la part du doctorant, croyant qu'il serait peut-être effrayé par son aveu de meurtre. Enfin, était-ce vraiment un meurtre ? Pour l’handicapée, c’était le cas, même si c’était de la légitime défense. Au final c’était un peu la faute du blond, en la droguant avec une substance aussi forte, elle avait été incapable de réfléchir correctement avant d’agir. L’instinct avait pris le dessus sur le coup et… elle lui avait enfoncé sa lame dans le dos. C’était ce que Cogneur lui avait dit, en tout cas. La demoiselle écouta attentivement les paroles du barbu et étonnamment, cela ne la fâchait pas de se faire sermonner ainsi, au contraire. La rousse sourit doucement, observant le visage de Joachim. Elle était contente de voir que leur relation semblait être de nouveau à la normale, cela lui réchauffait le cœur. Ils avaient vécu des choses difficiles ensemble et la simple idée de le perdre lui faisait plus de peine que ce qu’elle pouvait avouée. Au final Bahia n’avait pas une foule au niveau ami et Joachim était important à ses yeux. Alors elle écouta son sermon sans rien dire, hochant simplement la tête. Le simple fait qu’il lui demandait d’être prudente effaçait tout le reste. Par contre un détail la surprit… les mystiques ? C’était quoi, ca ? L’handicapée n’eut pas vraiment le temps de lui poser la question, il repartait déjà sur un autre sujet. Les Blindépiques ? Ce n’était pas eux le problème, c’était Chayton qui devait aller les chercher. Le Kadabra avait probablement entendu les pensées de Bahia car il apparut de nouveau, s’approchant des deux humains. La rousse se tourna vers lui, souriant toujours.

-‘ Tu as repris assez de force pour aller chercher nos deux énergumènes ? ‘

-‘ C’est bon, j’y vais. ‘

Et il disparut dans un claquement de doigts.



Rien. Le vide. Cogneur attendit encore quelques minutes, mais rien ne venait. Le pauvre Bruno devait réellement être fatigué, ils semblaient manquer tous deux de concentration. Vu ce qui venait de passer, ce n’était pas étonnant. Le combattant était un peu déçu, mais ne le montra pas, c’était déjà gentil de la part de son homologue de bien vouloir le refaire. De son côté il commençait à s’habituer un peu et ce n’était pas plus mal, si cela fonctionnait comme cela dans son peuple, il était content de le partager avec Bruno. Le marron était un peu surpris de sa propre joie, mais ne fit rien pour la réfréner, conscient que son orgueil ne lui avait attiré rien de bon dans sa relation avec Bruno jusqu’à maintenant. Il était avec un autre membre de son espèce, il n’avait pas gardé sa carapace aussi rigide. C’était probablement ce qu’il aimait le plus avec le crème, il se sentait comme avec Bahia, c’est-à-dire lui-même. Lentement le chromatique ouvrit les yeux et observa son homologue, ouvrant la bouche pour lui demander si cela allait. Il fut néanmoins dérangé pour un bruit bizarre à côté d’eux. Surpris, le marron recula sa tête et tourna celle-ci, gardant ses mains posées sur celles de Bruno. Il sentit son cœur s’accélérer d’un coup en voyant le mercenaire, qui s’était téléporté tout près d’eux. Celui-ci faisait une drôle de tête, observant les deux Blindépiques un en face de l’autre. Un sentiment de honte et de gêne monta rapidement dans l’esprit de Cogneur, qui sentit sa mâchoire se crisper de nouveau. Ce sentiment ne fit que grossir lorsqu’il entendit les paroles de Chayton.

-‘ Huh… je vous dérange pas trop dans votre tête-à-tête ? Vous préférez que je revienne plus tard ? ‘

Pour une raison que le marron ignorait lui-même, la gêne fut vite remplacée par la colère. Un, c’était foutrement gênant d’être vu proche de Bruno comme ça. Deux, il considérait que ce que le Blindépique lui apprenait était privé, les autres n’avaient pas à le savoir. C’était un secret entre eux et il voulait que cela reste ainsi. Le Kadabra n’eut même pas le temps de voir venir le coup, les lianes de Cogneur sortirent de sa carapace et s’agrippèrent à lui, le mercenaire n’osant pas trop bouger. Il fut ramené proche du combattant et celui-ci se retrouva à deux millimètres de son visage, légèrement tremblant alors que le Blindépique en colère ouvrait la bouche, menaçant.

-‘ Si j’apprends que tu as parlé de ce qui se passe ici, je te ferais voler jusqu’à la lune, compris ? C’est entre Bruno et moi, alors ferme ta gueule. ‘

Le Kadabra savait très bien que Cogneur était puissant et ne voulait pas perdre sa paye, il se dépêcha donc de hocher la tête sans rien dire. Le marron se rendit compte que sa phrase pouvait être mal tournée, mais c’était déjà sorti de sa bouche, tant pis. Chayton allait se taire ou il allait se prendre son poing dans la gueule, point final. Relâchant sa prise sur le Pokémon psy, le chromatique marmonna et se releva d’un coup, faisant signe à Bruno. Il était temps pour eux de retourner au camp, ce qui étrangement, le réjouissait plus ou moins. Bien sûr il allait pouvoir vérifier l’état de Bahia et retourner près d’elle, mais de l’autre côté il ne pourrait plus vraiment discuter tranquillement avec son homologue. C’était peut-être mieux ainsi, vu ce qui venait de se produire. Essayant de tout renvoyer dans le font de son crâne comme d’habitude, le marron souffla à nouveau du nez et posa sa main sur l’épaule de Bruno, faisant signe à l’autre de les téléporter. Ce qu’il fit rapidement, effrayé par les menaces du chromatique.



Bahia ferma doucement les yeux et sourit en entendant les bruits de pas à côté. Cogneur et Bruno étaient revenus avec le Kadabra, ils étaient de nouveau tous réunis. Avant de reprendre la discussion avec le barbu, la demoiselle ouvrit les yeux et les posa sur son grand frère… qui avait croisé les bras et la fixait d’un air peu amusé. Oh oh. La rousse cala la tête entre les épaules, espérant que Cogneur allait se retenir de lui faire aussi un sermon devant tout le monde. Le Blindépique remarqua le comportement de celle-ci et soupira, se disant que ce n’était pas une bonne idée de l’engueuler tout de suite. Cela n’empêchait pas qu’elle ne s’en sauverait pas, dès que Joachim serait parti, ils auraient une discussion tous les deux. Le chromatique tentait de mettre de côté ses pensées à propos de la méditation, essayant de reprendre un comportement normal malgré sa gêne. Il jeta un regard en coin à Chayton, qui s’éclipsa rapidement. Tant mieux, il ne voulait pas l’avoir dans les pattes. Le combattant s’étira un peu et posa ses mains sur sa tête, essayant de prendre un air plus détendu. Le Kadabra avait relié tout le monde entre eux, permettant ainsi à Joachim de comprendre lui aussi ce que Bahia et Cogneur se disaient entre eux.

-‘ Ça a été ? ‘

-‘ Ouais ouais. Je crève la dalle, par contre.’

-‘ Ça tombe bien, Joachim a faim aussi. On pourrait peut-être faire à diner, non ? ‘

-‘ On ? Nan nan. Je m’en occupe. Reposez-vous tous les deux et laissez-moi faire. ‘

-‘ Oooh, alors tu as envie de cuisiner ? Étonnant. ‘

-‘ Hey, tu sais que je cuisine très bien. Juste que je manque de motivation des fois. ‘

La demoiselle se mit à rire, le Blindépique souriant à son tour. La bonne nouvelle était que sa fille ne se rendait pas compte qu’il était un peu crispé. Le chromatique soupira et se tourna alors vers Bruno, posant la main sur son épaule en faisant une légère pression, pour le faire avancer avec lui. Cogneur ne voulait pas que celui-ci le remarque non plus et lui fit un clin d’œil, reprenant son comportement habituel.

-‘ Tu pourrais m’aider un peu, si tu veux. Tu vas voir, ça va être super. ‘

La jeune femme regarda les deux Blindépiques s’éloigner un peu, Cogneur allant chercher des provisions. Il revint avec de nombreuses choses, les posant à terre devant le feu éteint. Première des choses, le rallumer. Le chromatique remit du bois mort et attrapa un briquet, allumant le tout. Ensuite, préparation des aliments. Il attrapa des aubergines et les tendit à Bruno, avec un couteau.

-‘ Tu veux bien me les couper en lanière ? ‘

Et c’était parti. Bahia avait confiance en Cogneur, il avait su prouver de nombreuses fois qu’il savait faire autre chose que simplement cogner. Il savait coudre aussi, mais elle évitait de le dire devant d’autres personnes. La rousse était surprise, mais contente, les deux Blindépiques semblaient miraculeusement s’entendre. C’était agréable de les voir travailler ensemble, cela changeait du reste. La jeune femme se releva avec l’aide de sa canne et se rapprocha de Joachim, voulant éviter que les deux autres entendent. Elle restait debout à côté de lui, penchant la tête de sa direction.

-‘ Ils ont l’air de bien s’entendre, finalement. C’est une bonne chose. ‘ Celle-ci resta silencieuse quelques secondes, l’air pensive. –‘ Je te promets d’être prudente. Tu veux bien me parler des mystiques ? C’est la première fois que j’entends ça. ‘

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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Lun 1 Sep - 23:35


Le rapprochement fut encore plus troublant pour Bruno que le premier. Les mains ça allait encore, il s'y attendait. Néanmoins le contact des truffes n'était pas dans son programme préparatoire et chamboulait toute sa concentration qu'il maintenait sur un échafaudage précaire. Il ouvrit grand les yeux, perturbé. Seule la blancheur de ses poils masquait sa teinte carmin. C'était fini, il ne pourrait plus méditer dans de telles conditions et sous le tourment de ses questions intérieures et existentielles. Il tentait tant bien que mal de comprendre pourquoi ça lui faisait aussi bizarre d'être aussi prêt de Cogneur et surtout pourquoi un simple contact de la truffe le mettait dans tous ses états. Il crispa à nouveau ses paupières, attendant que le contact des fronts eut lieu. L'instant redouté était moins pire que l'accident et il réussit à rester stoïque jusqu'à la Balance. Elle était bien moins douloureuse que la première, l'écart de santé étant bien moins creusé cette fois ci, voire à peine remarquable. C'était surtout au niveau mental que le crème avait du mal. Tous ses tourments venaient de disparaitre d'un coup, laissant place à un gros vide, une grande fatigue. Son cerveau avait tourné à plein régime et venait tout à coup de "planter" pour redémarrer tranquillement. L'ancien gardien manqua de tomber à la renverse et de s'évanouir quelques secondes à cause de la chute d'activité cérébrale brutale. Dans cet état, impossible de partager quelconque énergie sylvestre avec son symbiote provisoire. Bruno n'entendait que des murmures et avait du mal à en percevoir l'intégrité alors pour Cogneur ce serait le blanc absolu. Trop fatigué et troublé, il finit par expirer fortement et baissa le regard. Il n'osait pas dire à son élève qu'il n'y arrivait pas, de peur d'avoir à invoquer les raisons.

Heureusement ou malheureusement, le Kadabra arriva et mit fin à son plaisir physique et à son agonie mentale. L'intrus perturba encore plus le crème qui lâcha immédiatement les mains de Cogneur et se laissa tomber sur le ventre plus loin. Il se reposait un peu de sa fatigue tout en ruminant la honte qu'il venait de subir avec l'arrivée du psychiste. Que penserait-on de lui si ça s'apprenait ? Ou passerait Bruno l'inflexible si Joachim venait à entendre le moment privé qu'il venait d'entretenir avec son homologue Blindépique ? Et surtout, il ne se sentait pas à l'aise sachant qu'un autre pensait qu'il avait un "tête à tête". Il avait parfois entendu cette expression chez les Pokemons qu'il sauvait et généralement elle était employée quand les deux avaient un lien assez fort, très fort. Et la partie Erable du Blindépique n'appréciait guère d'avoir été assimilé à un tel concept avec son rival. Est ce qu'il pouvait réellement avoir des sentiments ? Il n'en était pas sûr, ne les ayant jamais ressentis auparavant. Il savait juste que ce qu'il se passait entre lui et Cogneur était une expérience nouvelle.

Ainsi couché et à nouveau tourmenté, Bruno ne prêta aucune attention à la gueguerre entre son homologue et le psychiste arriviste. Il fut juste surpris par le changement brutal de décor et le malaise de la téléportation qui accentua encore un peu son mal de crâne. Il se laissa complètement aller, fermant les yeux et tenta de déconnecter même s'il n'arrivait pas à chasser les images de ce qu'il venait de vivre avec Cogneur de son esprit.

En parlant d'esprit contaminé, Joachim fut désagréablement surpris par les voix qui venaient s'inviter dans sa tête. Il poussa une onomatopée de surprise désagréable, tentant de comprendre ce qu'il lui arrivait avant de voir le Kadabra. Bon dieu qu'il détestait la télépathie. Heureusement que son Okeoke semblait dépourvu de tels pouvoirs même s'il compensait avec sa Marque Ombre plus que vicieuse. Néanmoins les sujets discutés le réchauffèrent un peu. Ca parlait de bouffe et il crevait la dalle, sa curiosité affamée lui donnait un intérêt soudain à la conversation télépathique. Quand il sut que ce serait le Blindépique aux fourneaux, l'homme eut un moment d'appréhension. Ce n'était pas tous les jours qu'il tombait sur des Pokemons capables de cuisiner et il ne voyait pas Cogneur comme l'un d'entre eux. Les apparences peuvent être trompeuses comme le dicton dit.

Légèrement reposé par sa micro sieste, Bruno se releva douloureusement grâce au soutien psychologique de son homologue. La tape sur l'épaule avait mis un rayon de soleil dans ces quelques minutes difficiles. De plus, il était impatient de voir ce qu'était la cuisine. Il comprendrait enfin comme ses compères avaient réussi à faire autre chose avec les baies données par la nature. Et première découverte, première interrogation. Que devait-il faire avec cette arme humaine ? Le couteau qu'il tenait dans sa main ne lui inspirait rien de bon, les seules fois qu'il en avait vu c'était soit tenus par Joachim pour déchiqueter des choses, soit par les humains venus piller la forêt.

"Euh... C'est un peu dangereux ton truc ? T'es sûr que je dois utiliser cette arme humaine ? Je veux dire... Les rares fois où j'ai vu ça, c'était une véritable charcuterie au final." dit-il en tournant la lame sous tous ses angles.
Il s'essaya alors à la technique, bien qu'assez hésitant. Et très vite il remarqua qu'il n'était pas doué pour ça, il faillit écraser le légume de ses mains et coupait des morceaux complètement dépareillés. Il fut étonné en voyant le pouvoir de découpe que lui procurait l'outil. La première tranche le fit sursauter un peu au vu de la vitesse et de la précision de la lame dont les lignes courbées étaient seulement dues à la mauvaise manipulation de son manieur. C'en était presque effrayant, il comprenait pourquoi les hommes se sentaient si puissants face à la nature quand ils tenaient de telles choses en main. Il arrêta brusquement de découper et regarda son homologue d'un air désolé.

"Je... j'y arrive pas. Ca me rappelle trop de mauvais souvenirs."
Il posa la lame et regarda une dernière fois ce qu'il avait fait subir à l'aubergine. Il avait vu le même spectacle sur des Pokemons dépouillés de leur fourrure et os précieux par les couteaux d'humains. Il avait terminé leurs jours à eux aussi mais il s'en fichait. Les images qui restaient dans sa tête étaient la découpe et la boucherie que c'était. Le même spectacle qu'avec l'aubergine. En proie au stress post traumatique, l'ancien gardien se renfrogna et pris ses genoux contre son menton tout en regardant dans le vide, se remémorant ces tristes évènements.

De leur côté, les humains reprirent leur discussion là où elle avait été arrêtée. Bahia promettait de faire plus attention mais l'homme doutait de sa sincérité. Ce n'était pas tant la mauvaise foi qui n'était peut être pas présente qui le gênait mais il se rendait à présent compte que c'était difficile de se montrer prudent face à un adversaire qui entrait par la moindre faille dans nos défenses affectives. Le doctorant comprit que ses paroles n'avaient eu aucun sens et se sentait stupide. Il avait néanmoins l'occasion de faire parler son savoir pour se rattraper.

"Tu sais, dans ma ville on a la Tour Chétiflor qui est pas mal hantée. Parfois les Fantominus prennent possession de corps de passants affaiblis psychologiquement et s'amusent à mettre le boxon avec. Pour pallier à ça, les moines ont développé des techniques mystiques permettant de se libérer plus facilement des emprises des spectres. C'est un savoir assez secret donc je peux pas te dire comment ils font exactement, mais je sais que c'est très utilisé dans les cimetières comme à Lavanville ou au Mont Mémoria. Je sais juste que dans le cas de Mauville parfois ça sent l'encens ou que la personne ressort avec un vieux grigri bizarre comme des Rune Sort, mais pas toujours... Des fois on voit même pas ce qu'il s'est passé quand le possédé sort de chez eux. Après je peux pas te dire si leurs trucs ça empêche la possession ou calme juste la présence du spectre, c'est pas mon rayon... Peut être qu'il y a quelques pratiquants de l'art à Lakit qui pourraient t'aider !"
Il tourna un peu en rond ensuite, son estomac reprenant le dessus. Il avait vraiment faim et se demandait ce qu'il y avait pour diner. Il avait tellement faim qu'il pouvait dévorer un octorok. Il jeta un oeil aux deux Blindépiques avant de se repencher vers la rousse à nouveau.

"Je suis désolé de pas pouvoir aider plus... Mais hum... Complètement à côté mais, Cogneur il sait cuisiner ? C'est juste que ça me fait bizarre de voir un Pokemon savoir aussi bien manier des coutumes plus humaines... Les miens ils se contentent de prendre ce qui leur est tendu par la nature ou par ma main..."

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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Mar 2 Sep - 1:03

Ah, merde. Cogneur avait oublié un détail particulièrement important et cela lui sautait aux yeux alors qu’il voyait Bruno mal réagir. Le chromatique l’avait observé quelques secondes sans rien dire, comme surpris de le voir charcuter la pauvre aubergine. Comment avait-il pu passer à côté de cela ? C’était évident que son homologue n’en avait jamais vraiment manipulé un. Le marron faillit se taper le front, voyant que le crème ne semblait pas dans son assiette ensuite. Des mauvais souvenirs ? Le chromatique se sentit immédiatement mal à l’aise, se sentant un peu responsable de l’état de son ami. Il croyait que cela mettrait celui-ci de bonne humeur de l’aider, mais il avait peut-être été trop vite et surtout, il ne lui avait pas demandé avant s’il était à l’aise. Regardant le couteau posé au sol et Bruno qui était en train de se morfonde, Cogneur poussant un long soupir et reposa la poêle qu’il tenait dans la main. Le combattant s’approcha doucement du crème et lui fit face, posant les deux mains sur ses épaules en se penchant vers lui. Il lui sourit un peu et prit un ton de voix calme, espérant que cela apaiserait un peu les pensées noires de son homologue. Tout allait bien depuis un moment, ce serait dommage de le perdre alors qu’ils avaient avancé dans la bonne direction.

-‘ Hey, désolé, j’y avais pas pensé. T’sais quoi ? Repose-toi et regarde-moi faire, je te laisserais y goûter en premier. ‘

Ce n’était pas grand-chose, mais c’était mieux que rien, le Blindépique se voyait mal le réconforter plus que cela devant les deux humains. Il retira ses mains de ces épaules et se remit droit, les mains sur les hanches. Bon, ce n’était pas tout ça, mais il avait de la bouffe à faire. Peut-être que de manger un peu permettrait de remettre un sourire sur le visage de son homologue. Cogneur fit sortir ses lianes de leur cachette et étira celles-ci, récupérant à différents coins du camp les accessoires dont il avait besoin. Il reprit les autres aubergines et les découpa tranquillement, sifflotant un peu en jetant des regards en coin vers son ami. Peut-être comprendrait-il comment cela fonctionnait s’il le voyait faire. Déposant les lanières d’aubergines dans une assiette posée à côté, il se pencha et attrapa un pot de vitre qu’il y avait à ses pieds. Il se servit d’une de ses lianes pour tenir la poêle juste au-dessus du feu, qui avait pris de la force, une autre liane y mettant de l’huile. Cogneur observa un peu le contenu du pot, reniflant celui-ci lorsqu’il ouvrit le couvercle. Un peu fort, mais le goût allait diminuer avec la cuisson et le reste. Le pot contenait de la Charmoula, un mélange d’épices particulier : ail, poivre noir, paprika et cumin. Il y avait du vinaigre, lui donnant un peu la constance d’une pâte. Il attrapa une cuillère et s’occupa donc de mettre la Charmoula sur les tranches d’aubergine, envoyant le tout sur la poêle ensuite. Il continuait de surveiller Bruno, se demandant quel genre de chose il avait pu voir pour se sentir ainsi. Cogneur espérait qu’il se concentrait un peu sur la cuisine, c’était en partie pour lui qu’il avait décidé de le faire. Sortant les autres ingrédients, il posa ensuite son regard sur les deux humains un peu plus loin.

Hum. Alors certains avaient réussi à développer des techniques pour tenir les spectres en respect, au moins un minimum. La jeune femme hocha doucement la tête, pensive. Elle n’avait aucune idée s’il y avait des mystiques ici, mais si c’était le cas, ce serait peut-être une bonne chose pour elle de les trouver. La vraie question était : était-elle prête et capable de se défendre ? Il avait profité pendant longtemps de ses faiblesses, il la connaissait très bien. Il avait toujours été là, même lorsqu’elle était dans son berceau. Sans qu’elle ne le sache, il avait passé son temps dans son ombre, attendant le moment où il pourrait se faire plaisir. La rousse ferma les yeux et soupira, se disant que même si elle n’en trouvait pas ici, elle finirait par avoir le moyen de le contrôler. Et puis, n’avait-elle pas déjà pensé à aller à Johto ? Souriant doucement, la demoiselle ouvrit les yeux et les posa sur Joachim, prenant un ton de voix doux.

-‘Merci de l’information, Joachim. J’imagine qu’un voyage à Lakit s’impose…’

Le barbu changeait déjà de sujet et la demoiselle se mit à rire, posant son regard sur le Blindépique en face qui avait l’air d’une pieuvre avec ses lianes qui travaillaient dans tous les sens. Oh les gens étaient toujours un peu étonnés de voir Cogneur travailler, mais pour Bahia c’était tout à fait normal. La botaniste resta pensive un instant, cherchant par où commencer. Il y avait plusieurs raisons à son développement, mais de l’autre côté, elle ne voulait pas ennuyer Joachim avec des histoires de famille. Celle-ci ouvrit la bouche de nouveau, utilisant un ton de voix amusé.

-‘ Bien sûr ! Quand j’étais petite et que mon père partait, il ne voulait pas juste me goinfrer de pizza ou de restaurant. Alors il a appris à me faire à manger. Ça a pris du temps un peu, mais il a toujours été plus proche des humains que des Pokémons. Il a été récupéré dans l’œuf par mon père et il a toujours vécu avec lui, il voulait faire tout ce qu’il faisait. C’était son idole et au final son papa aussi. Puis avec sa couleur parfois ses relations étaient tendues avec d’autres Pokémons, c’était difficile pour lui. Hum… il a appris beaucoup de chose pour s’occuper de moi, il voulait… être sûr que je ne manquerais jamais de rien. J’ai honte de l’avouer, mais… je dirais qu’il se débrouille même mieux que moi. ‘

Elle sourit et continua d’observer son Blindépique à l’œuvre, remarquant que celui-ci faisait parfois glisser son regard vers Bruno. Au final, ils étaient les deux complètement à l’opposé l’un de l’autre. Enfin, c’était plus le cas avant, le crème semblait s’être calmé un peu. Cela n’empêchait pas qu’en termes d’expérience de vie, ils avaient vécu des choses complètement différentes. Ça allait jusqu’à la couleur. Cogneur semblait avoir presque fini, la demoiselle ouvrant grand les yeux en voyant ce qu’il était en train de préparer. Dit donc, il faisait plus élaborer ce soir. Enfin, élaboré, ça aurait pu l’être plus, mais au milieu de la forêt, c’était compliqué de faire des gros repas. Peut-être était-ce la présence d’invité ? Bahia s’approcha doucement du feu avec sa canne, regardant les derniers préparatifs de son grand frère, qui semblait se dépêcher un peu.

-‘ Ça va, Cogneur ? ‘

-‘ Ouais t’inquiète, donne-moi deux minutes. ‘

C’est qu’il commençait à avoir chaud à côté du feu. Après avoir retiré les aubergines rôties, il avait commencé la préparation du couscous, faisant de son mieux pour ne pas faire de gaffes. Rien ne vint et heureusement, il en avait déjà assez sur les épaules. Et hop, jus de citron, huile. Ensuite il rajouta au couscous les feuilles de menthe qu’il avait récupérées, les oignons qu’il avait coupés, du fromage fêta et des morceaux de pommes grenade. Il se tourna alors vers les aubergines et étendit simplement le couscous dessus, se servant du légume comme d’une assiette. Eh bien, il s’était bien débrouillé cette fois-ci. Par contre niveau vaisselle… bonne chance. Et vu qu’il avait cuisiné, c’était Bahia qui allait s’y coller. Il sourit à cette pensée et se tourna alors vers les deux humains, leur faisant signe de s’asseoir. Le marron n’oubliait pas sa promesse, loin de là. Il attrapa une assiette et la tendit simplement à Bruno, un sourire aux lèvres. Allait-il aimer ? Là était la question. Eh bien sinon tant pis, Cogneur lui trouverait autre chose à manger. Après avoir servi son homologue, le combattant se tourna vers Bahia et lui tendit deux assiettes avec ses lianes, celle-ci donnant à Joachim la sienne.

-‘ C’est gentil Cogneur, merci. ‘

-‘ Avec plaisir. Par contre on est à sec. ‘

-‘ … Oooh. Eh bien, on ira faire les courses demain, ça nous fera sortir un peu du bois. Sur ce, bon appétit ! ‘

La demoiselle posa son assiette au sol et fit sortir son Brutalibre, qui avait eu un peu le temps de se reposer dans sa ball. Il était toujours assez amoché et la rousse décida d’utiliser une Potion sur lui, pour lui donner une chance de récupéré un peu. Après l’avoir aspergé du liquide mauve, l’oiseau soupira et s’appuya le dos contre la bûche, à demi endormi. Bahia prit une bouchée de son aubergine et la tendit ensuite à Santo, le faisant manger comme un malade. Celui-ci essaya de refuser au départ, mais l’handicapée ne lui donnait pas vraiment le choix, il enfonçant le morceau dans la bouche quand il l’ouvrit pour se plaindre. Mâchant la nourriture, le lutteur regarda la demoiselle avec surprise.

-‘ C’est toi qui a préparé ça, Chica ? ‘

-‘ Eh non, c’est monsieur muscle. ‘

Santo fit les gros yeux, posant son regard sur Cogneur… qui venait d’engloutir une demi-aubergine. Celui-ci manqua d’ailleurs de s’étouffer sur le coup, toussant un peu. Il se laissa ensuite retomber à côté de Bruno, essayant de voir s’il aimait cela ou non. Le marron savait bien qu’il essayerait probablement de se forcer même s’il n’appréciait pas le plat, alors il surveillait ses réactions pour être sûr qu’il ne faisait pas exprès.

-‘ Alors ? Ça te donne envie de vomir, ou ? ‘ Le chromatique se mit à rire, approchant son assiette près de lui avec sa liane. –‘ Tu peux le dire, hein, je serais pas vexé. Pas trop fatigué … t’sais… à cause de tout à l’heure ? J’voulais pas t’épuiser hein. ‘

Bahia mangea un peu, observant un peu les deux Blindépiques parler. Jusque-là, tout allait bien encore. La demoiselle soupira et tendit la main, faisant manger un autre morceau au lutteur encore fatigué. Elle l’était aussi, d’ailleurs… bien que dans son cas, c’était pour des causes différentes. La rousse se tourna vers Joachim, espérant qu’il aimait bien lui aussi ce que Cogneur avait préparé pour eux.

-‘ Tu as ta réponse. Au fait, j’espère que tu n’avais rien de prévu aujourd’hui… j’ai l’impression de t’avoir réquisitionné un peu. Tu risques pas d’être trop fatigué demain ? ‘

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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Mar 2 Sep - 23:47


Pour peu que les humains n'aient pas été dans les parages, Bruno n'aurait eu aucune hésitation à prendre le Blindépique qui le consolait dans ses bras. Il ne voulait surtout pas que Joachim le voit dans cet état de relations avec Cogneur de peur de perdre en crédibilité à ses yeux. Mais l'occasion était bien trop belle pour que le subconscient de l'ancien gardien laisse le temps à ses défenses de l'empêcher de câliner le chromatique. Il en avait envie depuis bien longtemps et ce sourire couplé aux touchers de l'épaule ne faisait que renforcer ce désir. A défaut de pouvoir l'assouvir, il se contenta de sourire doucement avant d'essayer de penser à autre chose que ses mauvais souvenirs. Il s'intéressa un peu plus aux autres ustensiles de cuisine que le couteau et se pencha sur le cas des épices. Une fois que Cogneur eut fini avec, le Blindépique saisit le pot et le renifla à plein nez, comme il avait l'habitude de faire avec l'humus. S'attendant à une odeur douce et humide, Bruno déchanta rapidement quand la multitude de poudre épicée diffusa ses arômes puissants et enivrants dans ses narines. Il avait l'impression qu'on tentait de lui retirer son sens de l'odorat tellement ca piquait. Il éternua très fort, soulevant un peu du mélange brun et posa le pot plus loin avant de se lever en quête d'air toujours en éternuant sporadiquement.

"Mais ça fait mal ton truc ! Aahh Tchhh ! On va mourir si on mange ça !" se plaignait-il.

De son côté Joachim écoutait avec attention le récit des aventures de cuisines du Blindépique. Au départ sceptique, l'annonce des décennies d'expériences réchauffa un peu l'estomac du doctorant qui se sentait plus en confiance. On ne pouvait sérieusement pas cuisiner depuis si longtemps et faire n'importe quoi, surtout si Bahia n'en glissait pas un mot. Son attention se porta ensuite sur Bruno qui se mouvait bizarrement et qui éternuait de partout. Quelle bêtise avait-il encore fait ? Soupirant, l'homme se demandait s'il serait un jour récupérable. Il le voyait alors en train de regarder au dessus de l'épaule du cuisinier en tentant de découvrir ce qu'il mijotait. Des mélanges bizarres et des plantes qu'il ne jugeait pas comestibles. L'Epinarmure avait déjà croqué un oignon et avait rapidement regretté son geste. Pourquoi diable Cogneur s'embêtait avec de tels bulbes infâmes et de telles épices tueuses ? Bruno n'osait rien dire mais il n'en pensait pas moins : ce serait certainement immangeable.

"Erm... Désolé si tu dois faire les courses plus tôt à cause de nous, on te revaudra ça à l'occasion." s'excusa Joachim.
Quelques instants après, il put enfin déguster son repas. C'était assez bizarre d'avoir à manger ça avec les doigts mais il n'était plus à une salissure prêt au vu de sa journée. Il se disait aussi qu'il risquait d'avoir encore un peu faim et qu'il devrait compléter à la maison avec un petit dessert. Il n'allait pas non plus abuser de la gentillesse de la botaniste.

Bruno quant à lui restait dubitatif en voyant ce que Cogneur lui avait servi. Ca ne ressemblait en rien à la "cuisine" qu'il avait pu constater au sein de ses anciennes fréquentations. Il renifla ce qui lui avait été donné pour tenter de voir si c'était aussi malsain que les épices qu'il avait reniflées auparavant. L'odeur était plus douce, bien que forte par rapport à ses habitudes. Il lécha les graines de semoule et fut surpris par la teinte sucrée salée de ces dernières. Pokemon aux goûts frugaux, l'égide sylvestre ne fut pas particulièrement séduit mais trouvait tout de même ça comestible. Seul un détail l'ennuyait. La présence des petits cubes blancs. A peine eut-il goûté l'un d'entre eux qu'il le recracha aussitôt. Ce n'était pas végétal, il le sentait et n'en aimait ni la provenance ni la saveur. Il s'essuya un peu la langue et tentait de trouver de quoi changer le goût.

"C'est pas des plantes ça ! Je comprendrais jamais ces rites humains de toucher à la chair et aux laits d'autrui... Mais à part ça hum oui ça va. Ca ressemble pas à ce que j'ai pu goûter d'habitude. Une petite découverte je présume ?"
Puis il fallait répondre aux excuses du géant marron à propos de la méditation ratée. Il était vrai qu'elle avait épuisé le crème mais pour des raisons plus troubles que celle que Cogneur pouvait imaginer. Tentant de trouver les mots justes, Bruno reprit une bouchée pour se donner du temps de réflexion. Ne voulant finalement pas parler de ce qu'il avait ressenti à ce moment, il décida de donner une réponse plutôt banale.

"Ca va aller. C'était plus mental que physique comme fatigue..."
Il détourna un peu le regard et finit de manger, tout en prenant soin de retirer les morceaux blancs qu'il jugeait épouvantables. Depuis son retour au camp, il se trouvait vraiment adamant avec son homologue à cause de la présence de son dresseur à proximité. Il ne craignait que cela ne refroidisse ses relations et tenta de rattraper un peu la sauce.

"Mais merci pour le manger."

"Si j'avais un truc de prévu aujourd'hui ? A part végéter un peu, non. Après oui, la sortie a pas été de tout repos mais je pense que ça ira demain. Je bosse un peu quand je m'y sens l'envie en dehors des TD. Ca va être difficile de se lever pour eux, mais tant pis..."
En parlant de son quotidien, l'homme avait l'impression d'oublier quelque chose d'assez important. Quelque chose qu'il rabâchait perpétuellement à ses étudiants comme étant un signe de bonne foi et de travail. Mais qu'était-ce donc ? Il tentait de fouiller dans son esprit, se remémorant son bureau à la faculté. Il y vit des livres, des crayons, comme d'habitude. Mais surtout une pile de copies traînant sur le coin, attendant d'avoir été lue. Depuis la descente de l'étoile, Joachim prêtait peu d'attention aux devoirs et se concentrait sur sa thèse. La correction était faite au dernier moment, comme une tâche de second rang.

"Meeerde. J'ai pas corrigé les exercices ! Et dire que je bassine toujours les étudiants avec le travail personnel. Je vais perdre le peu de crédibilité qu'il me reste si je le fais pas... Pff, je crois que je suis bon pour appeler mon prof et bosser alors que c'est fermé. La nuit se fera au bureau..."
Il se plaignait tout doucement. A ce rythme il ne resterait pas trop longtemps en forêt. Plus vite il se mettait à bosser, plus il pourrait dormir et récupérer de sa journée. Ce sera M. Waugh qui sera désagréablement surpris d'entendre que son doctorant a oublié de bosser et doive le faire un dimanche. Joachim ferma les yeux et s'imagina déjà le sermon qu'il allait se prendre. Il pouvait bien tenter de calmer son professeur mais amant ou pas, il n'arrivait pas à se soustraire à ses leçons.

"Je pense plus rester trop longtemps du coup. On finit de manger tranquillement et tout, mais après..."

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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Mer 3 Sep - 1:00

La demoiselle écouta tranquillement Joachim, terminant son assiette. Oh oh. Il avait visiblement oublié quelque chose. Bahia du se retenir de se mettre à rire en l’entendait parler. Eh bien, la sortie en forêt allait vite être raccourcie. L’handicapée était déçue, mais contente à la fois, elle l’avait revu et cela lui faisait du bien, elle ne pouvait pas le retenir plus longtemps. Déposant son assiette à côté d’elle, la botaniste hocha simplement la tête à la fin de ses paroles. S’il voulait pouvoir dormir un peu, il valait mieux pour lui de partir le plus tôt possible. Le pauvre, devoir travailler comme ça un dimanche soir… enfin, cela faisait partit de ses responsabilités, la botaniste était presque libre comme l’air et ne pouvait pas comprendre. Il fallait avouer qu’elle avait repensé reprendre son ancien travail, mais ce qui se passait ici l’intéressait beaucoup plus. La demoiselle ne s’était pas sauvée d’un bureau pour ensuite y retourner si vite, elle voulait profiter de cet avantage encore un moment. Il fallait bien quelques avantages à avoir la jambe bloquée à vie. Poussant un soupir à cette pensée, la jeune femme jeta un coup d’œil à Santo, qui mâchait tranquillement sa dernière bouchée. Heureusement qu’il était assez solide, les coups des Blindépiques devaient être puissants. Autant dire que le lutteur allait bien dormir ce soir, s’il ne souffrait pas trop. La demoiselle ne savait toujours pas que Cogneur s’était blessé aussi, celui-ci préférant ne rien dire à ce sujet, pour éviter que Bahia se fâche contre Bruno. S’étirant les bras un peu, la rousse bailla et s’appuya la tête contre le tronc d’arbre, l’air pensive.

-‘ Ne t’inquiète pas Joachim, je ne te retiendrais pas plus longtemps. J’espère que ça ira pour ton travail, ce serait dommage de te faire sermonner par ton professeur. Moi je devrais ptet aller voir les Florizarres… ‘

Celle-ci lui sourit doucement, sans arrière-pensée. Bahia ne faisait pas le lien entre lui et son maitre de thèse, elle était à des années-lumière de ça. Si le barbu ne lui disait pas, c’était limite impossible pour elle de deviner que c’était avec lui qu’il entretenait une relation. La demoiselle soupira et attrapa son Vodkit, farfouillant dans ses contacts pour être sûre qu’elle avait toujours le numéro du doctorant, se disant que cette fois-ci elle ne laisserait pas sa relation avec lui tomber au neutre. Bon, la dernière fois ce n’était pas vraiment de sa faute, mais cela l’emmerdait quand même. Dire qu’il avait essayé plusieurs fois de l’appeler sans avoir aucune nouvelle… à cause de la Zodiac, encore.

-‘ Fin… si tu m’appelles, je te promets de répondre cette fois-ci. Je passe en ville de temps en temps, j’arrêterais ptet à des lieux de rencontre de la Zénith. Ou juste faire les courses. Je te ferais signe quand je viendrais. ‘

Celle-ci rangea son Vodkit après avoir été rassurée et se leva tranquillement, reprenant sa canne dans sa main. Celle-ci se préparait à lui dire au revoir, consciente qu’il allait probablement partir dans les minutes qui suivaient. Le devoir l’appelait. Un léger sourire aux lèvres, la botaniste jeta un coup d’œil en coin à Cogneur, qui avait terminé de manger lui aussi. Il semblait avoir entendu la conversation et se tournait vers Bruno, pour lui parler. Hum, elle espérait que Bruno ne serait pas trop réticent à partir, ce serait dommage pour Joachim de ne plus pouvoir retourner en ville. Le crème avait déjà fait le coup une fois, même s’il semblait plus calme, cela pouvait toujours être une option.



-‘ Eh bah, t’aime pas le fromage ? ‘

Fit Cogneur d’un ton moqueur, regardant son homologue trier son assiette. Bah, il ne devait pas avoir l’habitude, c’était normal. Il le trouvait un peu froid depuis qu’ils étaient revenus, mais le chromatique mettait cela sur le compte de Joachim. Ce n’était pas vraiment la faute de l’humain, mais le marron comprenait le changement de comportement de la part de son ami et décida de ne rien dire, acceptant son remerciement d’un signe de la tête. Il ne semblait pas vraiment aimer, mais le Blindépique n’allait pas lui en vouloir pour cela, tous les goûts étaient dans la nature. Finissant son assiette – et volant les bouts de fromages de Bruno -, Cogneur soupira et se tapota la bedaine quelques secondes, content que son estomac soit enfin apaisé. Bon il aurait pu encore manger, mais c’était assez pour boucher sa faim. Le marron ne dit rien, profitant de la légère brise qui passait entre les arbres. Puis alors qu’il fermait doucement les yeux pour se reposer quelques secondes, il entendit la conversation des deux humains. Joachim voulait partir ? Cogneur ouvrit un œil et vit que sa fille était debout, visiblement prête à saluer le jeune homme. Du travail en retard, hein ? Le chromatique soupira et jeta un coup d’œil à Bruno, trouvant dommage que celui-ci doive retourner en ville. Il trouvait aussi dommage de se séparer de lui alors que tout commençait à aller pour le mieux. C’était un pote et il l’appréciait beaucoup, il aurait aimé passer plus de temps avec lui. Le marron resta stoïque quelques secondes, fixant le vide. Une idée venait de lui traverser l’esprit alors qu’il se levait lentement, se préparant à saluer Bruno à son tour.

-‘ Visiblement, c’est l’heure d’y aller. ‘

Le chromatique se tourna vers lui et lui sourit, l’air amusé. Cogneur avait décidé en quelques secondes de la marche à suivre et se préparait à la mettre en place, faisant comme si de rien n’était. Il vit  le regard de Bahia et se dépêcha de faire son au revoir à Bruno, s’approchant de lui pour lui faire une accolade.

-‘ J’suis content de t’avoir revu, vraiment. C’est gentil de m’avoir aidé avec tes trucs, je continuerais de m’entrainer de mon côté. ‘

Cogneur posa donc de nouveau les mains sur ses épaules et l’attira contre lui, tapotant son dos d’une main comme il faisait avec Joachim. Le chromatique pencha alors la tête vers la sienne, la bouche proche de son oreille gauche. Gardant une expression neutre, il ouvrit les lèvres et dits d’une voix amusée.

-‘ Cette nuit, 1h, jardin botanique. ‘

Que quoi ? Il ne rajouta rien de plus, relâchant Bruno de son étreinte. Il lui sourit simplement et s’éloigna de lui, allant se mettre à côté de la demoiselle, qui n’avait rien remarqué de suspect. Il s’approcha de Joachim et lui fit un câlin au passage, lui disant de prendre soin de lui et de Bruno. Le chromatique jeta un coup d’œil vers la tente de Chayton, celui-ci sortant de là pour saluer les autres … mais surtout pour faire un léger mouvement vers le Blindépique, confirmant qu’il avait bien compris ce qu’il voulait. Gardant son sourire moqueur sur le visage, lui et Bahia parlaient encore un peu avec le doctorant, laissant à celui-ci le loisir d’enfin partir de là ensuite.

-‘ Fais attention en revenant, hein. Donne-moi des nouvelles quand tu arrives en ville, ça me rassurerait. ‘

-‘ Amuse-toi bien avec tes devoirs ! ‘

-‘ Cogneur, ne dit pas ça, voyons ! Eum. Travaille bien. On se revoit bientôt. ‘

Spoiler:
 

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Berndt Joachim
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MessageSujet: Re: Les brioches, le retour. [Nounours Grincheux][Terminé]   Mer 3 Sep - 23:17


Finissant de manger à la hâte, Joachim cherchait des yeux toutes ses affaires afin de ne pas perdre de temps à tout rempaqueter. Il aurait déjà assez de trajet à faire pour sortir de la forêt et aller jusqu'à la faculté, chaque seconde était précieuse. Ses amis motards auraient été une solution possible mais ils devaient déjà être bien amochés par l'alcool en ce dimanche soir. Il ne savait pas non plus si son professeur serait d'accord pour lui faire faire le voyage. Son amant serait certes content de le voir, mais les motifs de leurs retrouvailles lui plairaient beaucoup moins. Dans tous les cas, c'était lui qui avait les clés et donc le doctorant serait forcé d'aller le voir. Il finit donc par se résigner à choisir cette solution, au moins il tirerait un bénéfice à se faire engueuler un peu plus tôt.

"T'inquiète pas ça va aller. Merci encore pour le repas, à charge de revanche comme dit. Et oui, préviens moi que je puisse te filer les papiers sur les Méga gigots ! A la prochaine !" répondit-il en se levant.
Il ramassa alors ses affaires avec célérité. Heureusement que la plupart de ses Pokemons étaient dans leurs balls sinon ils auraient encore tout dépaqueté et fichu le boxon. Il ne restait qu'un seul élément perturbateur à ranger bien sagement : Bruno. Saisissant l'orbe, Joachim se prépara à un nouveau caprice et tenta d'être le plus discret possible. Ca tombait bien, Cogneur semblait l'aider dans sa tâche en murmurant des choses et en le câlinant. L'étonnement du barbu fut grand en voyant cette scène, n'étaient-ils pas sensés se détester ? Bien de choses avaient du changer en si peu de temps. Les relations étaient une chose compliquée dont les subtilités lui échappaient.

A l'entente de l'annonce du départ, Bruno grogna. Il n'avait pas envie de retourner à la maison et finir enfermé dans sa ball. Il n'appréciait pas non plus être dehors en compagnie de son dresseur. C'était le choix entre la peste et le choléra en somme. Il profitait de ses absences pour être libéré par Wynaut et se détendre sur le canapé, mais c'était tout. Déjà le Blindépique avait envie de se retourner pour cogner un peu son dresseur, histoire de lui montrer son désaccord. Mais il n'en eut pas l'occasion. L'accolade surprise de Cogneur lui changea les idées du tout au tout. Il restait la, bouche ouverte, ne sachant trop quoi faire excepté ressentir la chaleur et subir la hausse de son rythme cardiaque. Il commença à paniquer quand il vit que Cogneur approcha sa tête de la sienne pour frôler son oreille. Pas ce genre de proximité devant Joachim ! Quelle honte. Si l'humain lui en parlait, il se prendra un coup de liane. Bruno se fit donner rendez vous. Il ignorait comment se rendre au jardin ni même ce qu'était une heure du matin. Il n'avait jamais appris les horaires humains, ça ne l'intéressait pas. Seul le rythme des soleils et des lunes étaient une valeur sûre à ses yeux, même si objectivement sa méthode était plus compliquée et moins précise.

"Mais comment je suis sensé y aller ? Je-"
Il fut coupé par le rayon de rappel de la ball. Voila qui ennuyait l'égide sylvestre qui fulminait dans sa "prison". Il voulait se rendre au dit jardin mais toutes ses attentes avaient été brisées par son humain de compagnie. Sa conscience s'effaça peu à peu et il se laissa entrer dans la stase intraball.

"Ca va aller ! Je prendrais le chemin balisé, les Pokemons y passent jamais !" dit finalement Joachim avant de partir.
Il commença à marcher à une allure anormalement élevée pour ses habitudes tout en saluant son amie. Quand il fut assez loin, il sortit son Pokematos pour appeler son homme afin de lui expliquer la situation et lui demander de le chercher. Ca rageait un peu de l'autre bout du fil. M. Waugh n'avait jamais été quelqu'un de très patient avec ce genre de bouffoneries, même pour ses proches. Il accepta de venir chercher son doctorant mais lui fit bien comprendre qu'il aurait pu le laisser sur le carreau pour lui faire comprendre sa bêtise. Une fois à la lisière du bois prêt du parking ouvrant la voie aux randonnées, il vit un homme massif portant un casque et une veste en cuir sur une grande moto. Le barbu sourit. Il s'approcha, souleva le casque et glissa un baiser à celui qu'il aimait avant de s'installer à l'arrière en enfilant sa propre protection qui était logée sous le siège. En moins de vingt minutes, il arriva à la faculté, clés en main. Son directeur de thèse lui dit de pas traîner, de faire ce qu'il avait à faire rapidement pour pas qu'il soit trop crevé avant de le prendre dans ses bras pour lui voler un dernier baiser.

Joachim se sentait comme un voleur à se balader dans son université alors qu'elle était sensée être fermée. Il se hâta pour rejoindre son bureau et s'y enferma. Le sac posé au sol déversa un peu de son contenu, dont les balls qui roulèrent. L'homme jura avant de se poser à table. N'ayant pas de temps à perdre avec des sottises, il se dit qu'il ramasserait plus tard et commença à corriger les copies. Déjà que lire des âneries le rendait fou, quand en plus c'était un dimanche soir, il y avait de quoi le faire s'arracher les cheveux. Nul doute que les commentaires et les notes seraient acerbes, au plus grand désespoir des étudiants qui recevront leurs devoirs le lendemain. Ca leur apprendrait à rendre des travaux facultatifs. Quelques heures plus tard, une envie pressante. Il devait faire pipi. Il tenta de se retenir mais au bout d'un quart d'heure il quitta son bureau en courant, laissant tout en plan, porte grande ouverte. C'était le moment parfait pour un peu de truandage.

HRP:
 

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